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Le Père Arrupe, supérieur général des Jésuites et président de l'Union
des supérieurs généraux de 1965 à 1983, a participé activement à toutes
les grandes rencontres de cette période (dernière session du Concile,
synodes, assemblées de l'épiscopat latino-américain, symposiums africains).
Cet ouvrage fait ressortir la contribution originale du Père Arrupe à
un diagnostic de l'état de l'Église et du monde au lendemain du Concile,
période marquée alors par la critique de la religion. Le supérieur général
des Jésuites a eu le mérite de définir les tâches de l'Église : mission
et missions (dans le contexte renouvelé par les déclarations sur la liberté
religieuse et sur le salut des non-chrétiens) ; tâches d'inculturation
; tâches de l'intelligence ; de promotion de la justice aussi comme une
part intégrante de l'évangélisation.
Jean-Yves Calvez recueille encore la doctrine du Père Arrupe sur la vie
religieuse et remonte enfin à la source : une spiritualité de la "ferveur"
; une spiritualité de l'envoi aux côtés de Jésus et de l'amour. Figure
apostolique, missionnaire, spirituelle, dans une période très rude mais
pleine de promesses, animé d'un extraordinaire amour de la vie comme d'un
extraordinaire amour de Dieu : tel fut le Père Arrupe.
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