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 | Peu enregistré, le Te Deum de Berlioz trouve dans la version de John Nelson une interprétation idéalement berliozienne, à la fois rigoureuse dans son architecture interne et solennelle, sans jamais verser dans une certaine forme de pompiérisme. La dynamique, admirablement mise en place par le chef, traverse avec une intensité bouleversante toute l'oeuvre, qui semble progresser d'elle-même jusqu'à son apothéose finale. Les beaux Choeurs de l'Orchestre de Paris, la prestation du ténor Roberto Alagna, très en accord avec John Nelson, les orgues majestueuses Cavaillé-Coll de l'église de la Madeleine à Paris touchées par Marie-Claire Alain, et la somptuosité sonore de l'Orchestre de Paris, ajoutent au rayonnement de cette version décisive. Une fresque grandiose, fidèle à l'esprit de ce Te Deum, dans lequel Berlioz a projeté le meilleur de lui-même.Claude Ollivier |