Dianne REEVES | ![]() |
![]() | L'exercice est délicat, voire périlleux. Consacrer un album entier à une voix mythique du jazz, Sarah Vaughan, incite forcément à la comparaison entre le modèle et l'interprète. La seule issue possible pour Dianne Reeves, qui a relevé ce défi, était de garantir à l'amateur une originalité propre, alliée à un minimum de maîtrise vocale. Avec The Calling, son dernier album, Dianne Reeves a réussi ce double pari. Son originalité, elle la garantit en instillant dans ses arrangements des influences pop, soul et brésiliennes. Bien que caricaturales dans certains morceaux (Fascinating rhythm), ces influences n'auraient pas été reniées par Sarah Vaughan, qui a consacré trois de ses derniers disques à la musique brésilienne. La maîtrise vocale, elle, s'impose à l'écoute de « standards » tels que Lullaby of birdland ou Embraceable you. Ajoutez-y un orchestre à cordes impeccable, un producteur prestigieux (George Duke) et des musiciens de première classe (Mulgrew Miller et Billy Childs au piano, Russell Malone à la guitare, Clark Terry à la trompette, etc.), s'exprimant tous dans une harmonie sans faille, et la magie opère.Luc Chatel |
Mai 2001 : Revue des Livres - Choix de Disques
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