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 | Cette « petite » messe est un véritable chef-d'oeuvre, composée à la fin de la vie de Rossini pour la chapelle du comte Pillet-Will, le fils d'un régent de la Banque de France, et créée à Paris en 1804 (« le dernier péché mortel de ma vieillesse »)... Filippo Filippi pouvait écrire : « Cette fois, Rossini s'est surpassé, car personne ne saurait dire ce qui l'emporte de la science ou de l'inspiration. » Marcus Creed a choisi ici la première version de cette messe, avec accompagnement de deux pianos et harmonium, alors que la seconde version, plus tardive et plus connue, est enveloppée par l'orchestre. Version d'une grande ferveur et rayonnante de bonheur simple, traduite par Creed avec une sorte d'humilité et de simplicité rejoignant bien ce que Rossini pouvait écrire dans la postface : « Peu de science, un peu de coeur, tout est là. Sois donc béni, et accorde-moi le paradis... »Claude Ollivier |