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Une conférence remarquée Une oeuvre magistrale en deux tomes,
À l’école du Christ Initiateur
Le Christianisme comme style
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ces deux livres : Tome 1 Extrait de la critique de la-Croix.com Une belle rhapsodie Le titre risquerait de laisser entendre qu’il s’agit, dans ce livre, d’une approche de théologie esthétique, d’une réflexion sur le beau. Le projet du théologien jésuite Christoph Theobald est à la fois différent et plus ambitieux : décrire, ou plutôt méditer comment le christianisme permet d’habiter le monde. On assiste donc à un déploiement patient, d’une belle et grande finesse, de toutes les potentialités qu’offre le christianisme dans les principaux débats de la modernité et de la postmodernité... L’itinéraire n’est nullement extérieur à ce que l’on tente de comprendre. Ainsi l’approche stylistique est-elle fondée sur « la concordance entre la forme et le fond ». Le livre reprend des interventions de l’auteur livrées durant vingt ans en de multiples occasions. Il fait le choix de les organiser en les faisant précéder d’une « ouverture », premier contrepoint qui fait entendre les thèmes qui seront ensuite abordés dans l’ouvrage. On verra ainsi se déployer, en première partie, le diagnostic du christianisme dans la modernité. On puisera ensuite dans la théologie spirituelle (partie II) et dans la lecture des Écritures (III) : de quoi expliciter en détail le « style » dont il est question (IV). Pour accéder à cette source, le P. Theobald fait revenir au passage constitutif de la foi chrétienne, situé entre le « mouvement » de Jésus de Nazareth et l’Église naissante. Dans les rencontres que Jésus fait à l’improviste se dessinent un type de relation et un effet bien particulier. Cette relation s’inscrit dans la sainteté « hospitalière » du Nazaréen. Une hospitalité caractérisée par la capacité à se dessaisir de soi au profit de la présence à quiconque, ici et maintenant. Par ces « gestes de puissance » (la guérison des aveugles par exemple), Jésus dévoile dans celui qu’il guérit le même « possible » d’hospitalité, il l’éveille à la sainteté. Mais dans chacune de ces rencontres se joue un événement définitif et ultime : chacun est « confronté avec la naissance et la mort », et le Nazaréen ouvre « ceux qu’il rencontre à la totalité de l’histoire et à la dimension de hauteur de l’espace hospitalier où interfère la voix de Dieu ». Ce faisant, il désarme la mort et la transforme en messager, « capable de convaincre le tout-venant du prix incomparable de son existence ». On saisira à travers ces quelques lignes le style dont il s’agit... L’auteur, professeur de théologie fondamentale et dogmatique aux facultés jésuites de Paris (Centre Sèvres), met à la disposition du lecteur une œuvre magistrale rare dans la théologie contemporaine. Elle exige un heureux effort de lecture, mais donne à vivre une expérience chrétienne. Si le vocabulaire n’était pas si loin du style musical baroque qu’affectionne l’auteur, on se risquerait à dire que se laisse entendre dans ces pages une belle rhapsodie de l’existence et du bonheur chrétien. Laurent VILLEMIN > Lire l'intégralité de la citique sur le site de la-Croix.com
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Pour en savoir plus : > Vidéo de la conférence "A l'école du Christ Initiateur" > Texte de la conférence "A l'école du Christ Initiateur" > Vidéo : La foi au Christ : transmettre l'intransmissible ? > Texte : La foi au Christ : transmettre l'intransmissible ? > "Le christianisme comme style" : la critique de la-Croix.com > Sur le site des éditions du Cerf |
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