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Question universelle,
question inéluctable :
Chrétiens et
penseurs du social ?
Quels liens entre des positions sociales ou politiques et la foi chrétienne ?
Le Père Jean-Yves Calvez donnent des éléments de réponses à travers une galerie de six portraits de chrétiens penseurs du social au XXème siècle.

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Charles Maurras
Jacques Maritain
Emmanuel Mounier
Gaston Fessard
Pierre Teilhard de Chardin
Henri de Lubac

On voit d'abord Fessard, dans Pax nostra (1936) par exemple, se méfier de toute position figée. Il faut garder un œil ouvert pour le contraire de toute position, voire son opposé. Et une synthèse est à trouver à un niveau où l'une et l'autre positions se meuvent l'une dans l'autre ou l'une vers l'autre. C'est l'une des premières acceptions de la dialectique chez lui.

Prenons ensuite l'exemple de la "personne" : à son sujet ce n'est plus seulement une opinion qui doit passer dans une autre ou est susceptible, par obstination, de se trahir elle-même, c'est la réalité qui se transmue en autre réalité. La personne, explique Fessard, est d'abord l'être personnel, qui ne ressemble à aucun autre, il est unique entre tous. Par là "on souligne les particularités individuelles qui permettent de jouer un rôle" (Pax nostra). Mais, d'autre part, s'il y a rôle précisément, "être personne c'est aussi être égal à tout autre, posséder la prérogative commune à tous, et par là on met l'accent sur l'élément essentiel qui constitue un sujet de droit" (Pax nostra). Le droit est fondamentalement relationnel.