| Dans un premier
chapitre, François EUVE rappelle, à grands traits,
l’histoire des « relations entre la science et
la religion [qui], qu’elles soient présentées
comme conflictuelles ou harmonieuses, sont un thème inépuisable
pour des dossiers de journaux ou des ouvrages à succès… »,
et constate l’apparition, de nos jours, d’une « nouvelle
convergence ». « De ce premier tour d’horizon,
on peut retenir surtout trois choses. La première est que,
manifestement, le thème « science
et religion » fait de plus en plus recette…
Deuxièmement, ce
thème est fréquemment associé à une
recherche d’ordre, d’harmonie cosmique,
que la science établirait et que la religion garantirait.
Les systèmes complets du type « théorie
du tout » paraissent encore trop éloignés
pour emporter la conviction. L’idée est que plus on
remonte à l’origine des choses, plus s’imposent
de nouveaux mystères. La marge d’ignorance subsiste,
et Dieu peut s’y loger… , mais pas nécessairement
la foi en un Dieu personnel…
Troisièmement, l’approche
historique reste souvent très linéaire : à
l’époque conflictuelle… aurait succédé
une époque de réconciliation. L’idée
de progrès continue de faire recette ».
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