{\rtf1\ansi\ansicpg1252\uc1 \deff0\deflang1033\deflangfe1036{\fonttbl{\f0\froman\fcharset0\fprq2{\*\panose 02020603050405020304}Times New Roman;}{\f16\froman\fcharset238\fprq2 Times New Roman CE;}{\f17\froman\fcharset204\fprq2 Times New Roman Cyr;}
{\f19\froman\fcharset161\fprq2 Times New Roman Greek;}{\f20\froman\fcharset162\fprq2 Times New Roman Tur;}{\f21\froman\fcharset186\fprq2 Times New Roman Baltic;}}{\colortbl;\red0\green0\blue0;\red0\green0\blue255;\red0\green255\blue255;
\red0\green255\blue0;\red255\green0\blue255;\red255\green0\blue0;\red255\green255\blue0;\red255\green255\blue255;\red0\green0\blue128;\red0\green128\blue128;\red0\green128\blue0;\red128\green0\blue128;\red128\green0\blue0;\red128\green128\blue0;
\red128\green128\blue128;\red192\green192\blue192;}{\stylesheet{\widctlpar\adjustright \lang1036\cgrid \snext0 Normal;}{\*\cs10 \additive Default Paragraph Font;}}{\info{\title MARTELET/souffrance et mort}{\author Calixte COUFFIN}
{\operator Thierry LAMBOLEY}{\creatim\yr2001\mo12\dy12\hr19\min8}{\revtim\yr2001\mo12\dy19\hr17\min53}{\printim\yr2001\mo11\dy16\hr11\min28}{\version5}{\edmins4}{\nofpages5}{\nofwords1620}{\nofchars9237}{\*\company SPECC - Internet}{\nofcharsws0}
{\vern89}}\paperw16838\paperh11906\margl1418\margr1418\margt1418\margb1418 \deftab708\widowctrl\ftnbj\aenddoc\hyphhotz425\noxlattoyen\expshrtn\noultrlspc\dntblnsbdb\nospaceforul\hyphcaps0\formshade\viewkind1\viewscale100\pgbrdrhead\pgbrdrfoot \fet0\sectd 
\lndscpsxn\psz9\linex0\headery709\footery709\colsx708\endnhere\sectlinegrid360\sectdefaultcl {\*\pnseclvl1\pnucrm\pnstart1\pnindent720\pnhang{\pntxta .}}{\*\pnseclvl2\pnucltr\pnstart1\pnindent720\pnhang{\pntxta .}}{\*\pnseclvl3
\pndec\pnstart1\pnindent720\pnhang{\pntxta .}}{\*\pnseclvl4\pnlcltr\pnstart1\pnindent720\pnhang{\pntxta )}}{\*\pnseclvl5\pndec\pnstart1\pnindent720\pnhang{\pntxtb (}{\pntxta )}}{\*\pnseclvl6\pnlcltr\pnstart1\pnindent720\pnhang{\pntxtb (}{\pntxta )}}
{\*\pnseclvl7\pnlcrm\pnstart1\pnindent720\pnhang{\pntxtb (}{\pntxta )}}{\*\pnseclvl8\pnlcltr\pnstart1\pnindent720\pnhang{\pntxtb (}{\pntxta )}}{\*\pnseclvl9\pnlcrm\pnstart1\pnindent720\pnhang{\pntxtb (}{\pntxta )}}\pard\plain \qj\widctlpar\adjustright 
\lang1036\cgrid {\fs28 Introduction \'e0 la lecture de\~: \ldblquote \~Libre r\'e9ponse \'e0 un scandale, la faute originelle, la souffrance et la mort\~\rdblquote , par Gustave MARTELET s.j. Ed. du Cerf, Paris, 1986, 5}{\fs28\super \'e8me}{\fs28  \'e9
dition en 1992.
\par 
\par 
\par Pour s\rquote aider \'e0 lire le livre de la Gen\'e8se\'85(p.11 \'e0 19)
\par 
\par Gen\'e8se\~: livre religieux
\par La livre de la Gen\'e8se n\rquote a pas la pr\'e9tention de nous r\'e9v\'e9ler scientifiquement notre origine. La Gen\'e8se nous aide \'e0 nous reconna\'eetre tels que nous sommes au fond de notre propre \'eatre humain\~: \ldblquote \~un \'ea
tre capable de conscience, de parole, d\rquote amour et donc aussi de libert\'e9\~\rdblquote  (p. 18-19). \ldblquote \~Ce texte de sagesse et non pas de savoir, de sens humain et spirituel, est religieux et non pas scie
ntifique, sous quelque forme que puisse se pr\'e9senter la science, celle de la nature, de l\rquote homme ou de l\rquote histoire. Aussi bien, l\rquote \~\ldblquote \~avant\~\rdblquote  dont ce texte fait \'e9tat, en le disant \ldblquote \~paradisiaque\~
\rdblquote , n\rquote engage nullement un ordre de repr\'e9sentations scientifiquement d\'e9termin\'e9es\'85 Cet \ldblquote \~avant\~\rdblquote  rel\'e8ve des significations que l\rquote homme, en r\'e9fl\'e9chissant sur sa condition actuelle, \'e9
labore pour se tirer au clair dans son rapport \'e0 Dieu, saisi lui-m\'eame comme le Principe ultime de sa vie\~\rdblquote  (p.11-13).
\par 
\par Notre nature originelle
\par Le Livre de la Gen\'e8se ne nous livre pas l\rquote histoire de notre origine mais la nature originelle de notre \'eatre. \ldblquote \~Le meilleur point de d\'e9part pour saisir le myst\'e8re de l\rquote \'eatre en son jaillissement n\rquote 
est donc pas celui qui, pour la repr\'e9sentation, est le plus initial et qu\rquote on appelle le d\'e9but, mais bien celui qui est le plus p\'e9n\'e9trant par l\rquote acc\'e8s qu\rquote il nous ouvre \'e0 la racine de l\rquote \'ea
tre actuel du monde. Bref, l\rquote }{\i\fs28 originaire}{\fs28 , qui d\'e9signe la Source actuelle de la Cr\'e9ation tout enti\'e8re, est plus important ou tout aussi fondamental que le }{\i\fs28 premier moment}{\fs28  difficilement repr\'e9sentable o
\'f9 s\rquote inscrit le d\'e9but empirique du monde\'85
\par \ldblquote \~De m\'eame pour le p\'e9ch\'e9\'85 Ce qu\rquote elle d\'e9crit comme la faute originelle, est ce que l\rquote homme ne cesse de faire maintenant en p\'e9chant, \'e0 savoir se pr\'e9f\'e9rer \'e0 Dieu ou le d\'e9daigner dans son autre qu
\rquote est l\rquote homme. La }{\i\fs28 faute originelle}{\fs28  entendue comme le }{\i\fs28 premier p\'e9ch\'e9}{\fs28 , est donc pour la Gen\'e8se le p\'e9ch\'e9 actuel, paraboliquement projet\'e9 au d\'e9but de l\rquote histoire\'85\~\rdblquote 
. (p. 15-16)
\par 
\par 
\par 
\par Notre identit\'e9 humaine
\par \ldblquote \~C\rquote est donc une annonce, un message, une lev\'e9e de voile, une r\'e9v\'e9lation qu\rquote aucun autre savoir ne saurait suppl\'e9er\~; il faut sans cesse y revenir et ne jamais l\rquote estimer d\'e9pass\'e9e. Tout dat\'e9 qu\rquote 
il paraisse et qu\rquote il soit, ce texte concerne nos racines\~; de l\'e0 le r\'f4le primordial qu\rquote il a toujours jou\'e9\~; il est au rang des textes fondateurs de la conscience que nous avons \'e0 prendre de notre humanit\'e9\~
; son contenu est d\'e9cisif, il ne peut \'eatre supplant\'e9\~; \'e0 travers la singularit\'e9 historique d\rquote un genre litt\'e9raire na\'eff et imag\'e9, il vise et il atteint l\rquote universel humain\~\rdblquote .(p. 19)
\par 
\par Le message biblique
\par 
\par Le nom d\rquote Adam
\par \ldblquote \~C\rquote est ainsi que le nom d\rquote Adam, que la Bible donne de fa\'e7on g\'e9n\'e9rique au premier homme, peut convenir aussi bien \'e0 }{\i\fs28 l\rquote habilis }{\fs28 qu\rquote \'e0 tout autre individu plus primitif encore, pourvu qu
\rquote il soit humain et pr\'e9sum\'e9 premier (ce que la science ne peut pas contredire puisque la Bible se situe en dehors de la science). De m\'eame la Bible n\rquote est pas contredite par la philosophie lorsqu\rquote elle met en relief les d\'e9
terminations essentielles de l\rquote homme, comme la parole, la domination sur le monde, l\rquote ouverture affective et la libert\'e9 spirituelle. Le r\'e9cit biblique, s\rquote il reste \ldblquote \~parabole\~\rdblquote 
 et seulement cela, garde donc un vrai sens pour nous\~; il nous \ldblquote \~parle\~\rdblquote  et il a, dans l\rquote ordre de notre transcendance, bien des choses encore \'e0 nous dire\~\rdblquote . (p. 30)
\par 
\par Cr\'e9\'e9 \ldblquote \~\'e0 l\rquote image de Dieu\~\rdblquote 
\par \ldblquote \~Evidemment, si le r\'e9cit est symbolique, le Paradis n\rquote est pas un lieu g\'e9ographiquement d\'e9fini, c\rquote est une situation o\'f9 le rapport avec Dieu va de soi. Ce rapport est le propre de \ldblquote \~l\rquote image de Dieu\~
\rdblquote  et d\'e9coule dans l\rquote homme de sa cr\'e9ation elle-m\'eame. N\rquote \'e9tant pas l\rquote Infini comme tel, puisqu\rquote il vient au jour gr\'e2ce au monde, mais relevant de l\rquote Infini, l\rquote homme se rapporte \'e0
 lui par voie de diff\'e9rence et donc d\rquote ouverture et de corr\'e9lation. En effet la d\'e9pendance originaire de l\rquote homme \'e0 l\rquote \'e9gard de Dieu qui le cr\'e9e, suppose une distance int\'e9rieure \'e0 une affinit\'e9\~; s\rquote 
il y a dialogue possible entre l\rquote homme et son Dieu et donc \ldblquote \~paradis\~\rdblquote  en un tout premier sens, c\rquote est que l\rquote homme en son \'eatre profond est strictement ins\'e9parable du myst\'e8re de Dieu\'85
 Ce que la parabole du Paradis primordial nous enseigne, c\rquote est \'e0 quel point l\rquote infinit\'e9 virtuelle de l\rquote homme, esprit et libert\'e9, est faite pour l\rquote Infini r\'e9el de Dieu dont elle est dans le monde une \ldblquote \~image
\~\rdblquote  en creux et aussi son premier r\'e9pondant\~\rdblquote . (p. 30-31)
\par D\'e9sir naturel de la vision de Dieu
\par \ldblquote \~Cette infinit\'e9 de manque (\ldblquote \~image\~\rdblquote  en creux) et d\rquote ouverture sur Dieu, la tradition chr\'e9tienne l\rquote a lue comme le d\'e9sir naturel dans l\rquote homme de la vision de Dieu. \ldblquote \~
Tu nous as fait pour toi, Seigneur, dit splendidement Augustin, et notre c\'9cur est inquiet tant qu\rquote il ne repose en toi\~\rdblquote . De m\'eame Ir\'e9n\'e9e\~: \ldblquote \~La Gloire de Dieu c\rquote est l\rquote homme vivant et la vie de l
\rquote homme c\rquote est la vision de Dieu\~\rdblquote \'85\~\rdblquote . Ceci a \'e9t\'e9 souvent redit de diff\'e9rentes mani\'e8res\~: \ldblquote \~Ce que Zundel de nos jours exprime dans un axiome qui d\'e9finit la profondeur spirituelle de l
\rquote homme\~:\~\ldblquote \~Ne vouloir jamais moins que l\rquote Infini\~!\~\rdblquote .  Et H. de Lubac\~\ldblquote \~l\rquote essentiel de l\rquote homme n\rquote est pas d\rquote accomplir sa nature, mais de la d\'e9passer\~\rdblquote \~\rdblquote 
. (p. 31)
\par 
\par La cr\'e9ativit\'e9 in\'e9puisable de l\rquote homme
\par \ldblquote \~L\rquote infinit\'e9 virtuelle de \ldblquote \~l\rquote image de Dieu\~\rdblquote  explique aussi la cr\'e9ativit\'e9 in\'e9puisable de l\rquote humanit\'e9 dans l\rquote histoire. N\rquote ayant d\rquote autre limite que l\rquote 
Infini lui-m\'eame qui n\rquote en conna\'eet aucune, l\rquote Homme est fait pour s\rquote \'e9panouir en tout sens, de bien, de beau, de vrai, d\rquote unit\'e9 et de vie. Il n\rquote en finit jamais d\rquote inventorier le monde, de se comprendre lui-m
\'eame, de d\'e9couvrir les autres, de chercher ce qu\rquote il veut, de dire ce qu\rquote il pense, de chanter ce qu\rquote il aime et de cr\'e9er ce qu\rquote il r\'eave de voir encore \'e9clore. Tout le meilleur en lui rayonne d\rquote un au-del\'e0
 qui l\rquote investit et le couronne\'85\~\rdblquote  (p. 32)
\par 
\par Grandeur de l\rquote homme et libert\'e9 p\'e9cheresse
\par \ldblquote \~Quelle que soit sa grandeur, la libert\'e9 humaine, pour le r\'e9cit des origines, devient une libert\'e9 p\'e9cheresse. Non pas n\'e9cessairement puisqu\rquote elle est libert\'e9\~; mais originellement, c\rquote est-\'e0
-dire en sa source, et de son propre fait. Demeurant libre, le p\'e9ch\'e9 va de quelque mani\'e8re de soi dans l\rquote Homme.\~\rdblquote  (p.32)
\par 
\par Mort et libert\'e9 p\'e9cheresse
\par \ldblquote \~}{\i\fs28 Le p\'e9ch\'e9 se rapporte \'e0 la mort spirituelle, mais il n\rquote est pas la raison d\rquote \'eatre de la mort biologique\'85}{\fs28 Disons d\rquote abord que pour le Bible la mort en somme va de soi. Pensons \'e0 la s\'e9r\'e9
nit\'e9 des patriarches devant elle. Non pas qu\rquote elle n\rquote inspire, lorsqu\rquote elle frappa la jeunesse, des cris de douleur m\'e9morables, comme le chant de l\rquote Arc pour la mort de Jonathan, un ami, ou pour celle d\rquote 
Absalon, un fils\'85 Pourtant c\rquote est moins d\rquote explication, au sens scientifique du mot, que l\rquote homme de la Bible a alors besoin que de signification spirituelle. Moins grave que le p\'e9ch\'e9, la mort est un mal sans doute\'85
 mais tout ce mal s\rquote \'e9claire si l\rquote on regarde les choses du point de vue moral\'85 Mort et p\'e9ch\'e9 ou plus exactement mort et ch\'e2timent du p\'e9ch\'e9 marchent de pair\~; leur relation finalement est saine\~! Cependant, la mort n
\rquote est pas d\rquote abord et en soi un ph\'e9nom\'e8ne spirituel d\'fb \'e0 la libert\'e9\~; c\rquote est un fait naturel qui tient de la structure du vivant. Vivant, l\rquote homme est mortel au titre de la vie biologiquement re\'e7ue. I
l ne meurt pas d\rquote abord parce qu\rquote il p\'e8che\'85 L\rquote homme meurt parce qu\rquote il vit et que d\rquote autres doivent vivre \'e0 leur tour. La mort est une composante de l\rquote ordre biologique et pas d\rquote abord de la moralit\'e9
. Que l\rquote \'e9thique ait quelque chose \'e0 voir dans la mort de l\rquote homme, c\rquote est certain\~; mais sous forme }{\i\fs28 modale}{\fs28  et non d\rquote abord }{\i\fs28 causale}{\fs28 
. (la mort physique, biologique, symbolise la mort spirituelle du p\'e9ch\'e9 mais ne s\rquote explique pas par lui). (p 34 \'e0 38)
\par 
\par Notre cr\'e9ation et le Christ
\par \ldblquote \~En cessant d\rquote \'eatre un \ldblquote \~lieu\~\rdblquote  (physique, g\'e9ographique) privil\'e9gi\'e9 et en devenant un symbole initial de l\rquote \'e9lection d\rquote amour qui pr\'e9side d\'e8s l\rquote origine \'e0 notre cr\'e9
ation, le paradis (de la Gen\'e8se) acquiert la pl\'e9nitude de son sens\'85 Il est \ldblquote \~}{\i\fs28 le symbole du don de la gr\'e2ce faite \'e0 l\rquote humanit\'e9 d\'e8s son apparition sur la terre,}{\fs28  \'e0
 savoir du commencement effectif, mais cach\'e9\~ de la vie divine et \'e9ternelle qui ne se manifestera et ne s\rquote \'e9panouira en pl\'e9nitude qu\rquote \'e0 la fin des temps\~\rdblquote  (Baumgartner)\'85
 Le paradis est donc le symbole primitif de la \ldblquote \~vie \'e9ternelle\~\rdblquote  \'e0 laquelle nous sommes tous appel\'e9s par Dieu, du fait qu\rquote Il nous cr\'e9e. Or, comme \ldblquote \~la vie \'e9ternelle, dit J\'e9sus, c\rquote est qu
\rquote ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoy\'e9, J\'e9sus-Christ\~\rdblquote  (Jn 17, 3), \'eatre, d\'e8s que l\rquote on est cr\'e9\'e9, \'e9lu pour vivre \'e0 tout jamais de Dieu, c\rquote est \'eatre \'e9lu en J\'e9
sus-Christ\'85 Ainsi on peut dire simplement que le paradis de la Gen\'e8se c\rquote est le Christ lui-m\'eame ou plut\'f4t son image qu\rquote il annonce avant qu\rquote il ne soit\'85 Dieu cr\'e9a Adam et le pla\'e7a dans le paradis, c\rquote est-\'e0
-dire dans le Christ, en qui tout est cr\'e9\'e9 et donc l\rquote homme lui-m\'eame en premier\'85 Ainsi s\rquote ach\'e8ve, du point de vue de la r\'e9v\'e9lation, la description du g\'e9n\'e9rique humain. (p. 39 \'e0 41)
\par 
\par Le Christ, \ldblquote \~Second ou Nouvel Adam\~\rdblquote 
\par \ldblquote \~L\rquote aurions-nous oubli\'e9\~? Ce que l\rquote ap\'f4tre entend nous dire dans ses affirmations sur Adam, c\rquote est moins ce qui nous arrive du seul fait d\rquote Adam, \'e0 savoir \ldblquote \~le p\'e9ch\'e9 et la mort\~\rdblquote 
, que ce qui nous arrive du seul fait du Christ, \'e0 savoir \ldblquote \~la Justice et la Vie\~\rdblquote . Le r\'f4le que joue Adam ici n\rquote a pas sa consistance en lui-m\'eame\~; il la doit tout enti\'e8
re au Christ auquel il sert de contre-point. Paul utilise Adam pour faire valoir l\rquote incomparable efficacit\'e9 du Christ dans l\rquote \'9cuvre du salut\~; ce qui l\rquote int\'e9resse en J\'e9sus c\rquote est qu\rquote il soit }{\i\fs28 lui seul}{
\fs28  la source d\rquote un salut absolument universel\~; en Adam au contraire, ce qu\rquote il d\'e9sire trouver, pour exalter le salut apport\'e9 par le Christ c\rquote est moins la responsabilit\'e9 personnelle d\rquote Adam que le moyen de se repr
\'e9senter l\rquote universalit\'e9 du p\'e9ch\'e9 \'e0 laquelle nous arrache, }{\i\fs28 lui seul}{\fs28 , le R\'e9dempteur universel de tout le genre humain\~\rdblquote . (p.68-69)
\par 
\par 
\par La mort, la souffrance, le mal 
\par L\rquote amour suppose que le non-amour existe ou pour conna\'eetre l\rquote amour il faut conna\'eetre son contraire ou le non-Dieu. \ldblquote \~Si Dieu a accept\'e9 pour nous faire exister le chemin qui para\'ee
t parfois le plus imprudent et le plus scandaleux pour notre libert\'e9, qui nous semble en tout cas le pire qui soit, par les douleurs et par la mort de finitude que nous y rencontrons, nous pouvons \'eatre s\'fbrs qu\rquote 
un pareil chemin est celui de l\rquote amour et de rien d\rquote autre en Dieu. Si l\rquote existence des hommes comporte un tel lot de douleurs et de mort, ce n\rquote est donc pas une n\'e9gligence ou un d\'e9faut de savoir-faire ou par manque d\rquote 
amour de la part de Dieu. La r\'e9ponse chr\'e9tienne au probl\'e8me fantastique du mal ne peut partir que de l\rquote amour que ce probl\'e8me met en cause\'85 Sans \'eatre le meilleur qui  soit sous le rapport des purs }{\i\fs28 possibles}{\fs28 
 qui nous viennent \'e0 l\rquote esprit dans les heures de scandale, le monde dont Dieu accepte d\rquote \'eatre pour nous le responsable, du point de vue de la nature et de la libert\'e9, est le meilleur qu\rquote il voit. D\rquote o\'f9 le voit-il ainsi
\~? De l\rquote amour non fini qu\rquote il nous porte et dans lequel il nous assiste, en devenant pour ainsi dire le Premier des souffrants, la co-victime de son monde, mais \'e0 ce prix notre Lib\'e9rateur \'e0 tout jamais Divinisant\~\rdblquote 
 (p. 86-87)
\par 
\par 
\par 
\par 
\par 
\par 
\par }{\i\fs28 
\par }}
