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compagnons > question > autorité et bien commun : quels rapports ?
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Question universelle,
question inéluctable :
Autorité / Bien commun
quels rapports ?
Jésuite, le père Fessard fut notamment en novembre 1941 le rédacteur du premier numéro des Cahiers du Témoignage Chrétien, intitulé "France, prends garde de perdre ton âme", qui appelait à s'opposer au nazisme au nom des valeurs chrétiennes. En 1969, il a publié "Autorité et bien commun".

Qu'est-ce que l 'autorité ?

Quels lien avec le Bien commun ?

Vers l'universel

Reprenant les exemples du savant et du maître, Gaston Fessard découvre que la rencontre dans la vérité du maître et du disciple est le fruit d’un long processus. « Or, au début et durant tout ce processus, ce n’est pas sous l’aspect du vrai que le disciple reçoit l’enseignement du maître. S’il écoute celui-ci, c’est parce que le savoir lui apparaît tout d’abord comme un bien… » Ainsi « l’autorité reste médiatrice entre le savoir désiré, ou la vérité immédiate possédée comme un bien, et le vrai dont la valeur s’impose par elle-même… » Prenant ensuite des exemples dans la vie quotidienne, Gaston Fessard peut écrire : « Mais c’est dans la banalité de la vie quotidienne qu’apparaît avec le plus de clarté le rôle rempli par cette médiation. Car alors, dans la plupart des cas, - pour ne pas dire en tous – celui qui recourt à l’autorité du savant, médecin, avocat, ingénieur, etc., renonce d’avance et délibérément à prendre l’attitude du disciple qui cherche à franchir lui-même l’intervalle enjambé d’un seul coup par le savoir du maître… Ainsi, renonçant d’une part à la communication de la vérité sous son aspect formel, il l’attend de l’autre sous la forme où elle est utilisable par lui et par tous les ignorants comme lui, c’est-à-dire comme bien.  En un mot, il demande au savant d’être médiateur entre lui et la vérité, de la faire descendre pour ainsi dire à sa portée et de le faire communier avec elle ». (p.30)