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Sur la couverture de « L'Aquitaine » (bimensuel d'informations du diocèse de Bordeaux), en la première quinzaine d'octobre, une photo :
L'ordination d'Henri le samedi 30 septembre fut un événement célébré à la fois par la Province de France (de nombreux jésuites entouraient Henri, venus aussi bien de Lyon que de Lille), le diocèse de Bordeaux et en particulier la paroisse Notre Dame des Anges (confiée à la Compagnie depuis 4 ans), le collège Saint Joseph de Tivoli (où Henri enseigne les mathématiques et est aumônier des lycéens) et bien sûr la famille et les amis d'Henri.
Très nombreux sont ceux qui ont contribué, d'une manière ou d'une autre, à la beauté de la cérémonie, sous la coordination vigilante de Michel Joseph, curé de la paroisse et supérieur de la communauté. Des paroissiens ont aménagé l'église (non habituée à accueillir une telle foule) et préparé la sacristie ; des professeurs de Tivoli et collègues d'Henri ont installé un équipement audio-visuel quasi-professionnel permettant de filmer discrètement l'ordination au moyen de quatre caméras ; des collégiens de Tivoli chantent dans la chorale ; des lycéens jouent des instruments de musique ; d'autres tiennent le rôle d'acolytes.
L'ordination est conférée à Henri par le Cardinal Ricard – archevêque de Bordeaux et président de la conférence épiscopale –, assisté de son jeune évêque auxiliaire, Mgr Jacques Blaquart. De nombreux prêtres de Bordeaux se sont joints aux jésuites venus de toute la France. Henri, qui s'est retiré quelques jours avant l'ordination dans le presbytère de René Lemasurier près d'Arcachon, porte sereinement le poids de la concentration et de l'émotion.
A l'issue de la célébration, tout le monde se retrouve autour d'un verre dans la cour de l'église. Le soir, c'est au collège de Tivoli qu'a lieu le dîner festif, en présence de la famille d'Henri, de nombreux professeurs et membres du personnel de Tivoli et des compagnons jésuites, en particulier ses co-novices heureux de revivre des histoires vieilles de 15 ans. Des photos, projetées sur un mur tendu de voiles de bateaux, rappellent les différentes étapes de la vie d'Henri, tandis que ses neveux interprètent quelques morceaux à la flûte et que le « Conseiller Principal d'Education » du Lycée, parmi beaucoup d'autres chansons et discours, fait revivre matériellement à Henri une rude épreuve cycliste. Après une nuit reposante en divers lieux d'hébergements (dont l'internat du collège), la joyeuse troupe de convives se retrouve le dimanche matin à la première messe d'Henri à Notre Dame des Anges puis autour d'un déjeuner somptueux dans le jardin de la résidence de la communauté Saint Fort. Le directeur de Tivoli, Michel Grac, a tenu à associer tout l'établissement à la fête : le jeudi suivant l'ordination a lieu conjointement à Tivoli : la cérémonie de lancement de l'année scolaire, la bénédiction par Henri d'une statue de saint Joseph et sa première messe dans l'établissement. Les élèves d'Henri ne savent plus trop s'il faut l'appeler « Monsieur » ou « Mon Père », ni à quel saint se vouer pour avoir de bonnes notes en mathématiques. Quoi qu'il en soit, cet heureux et profond événement a permis de faire briller l'identité jésuite de Tivoli et la présence jésuite à Bordeaux d'une nouvelle lumière, irradiée par le sourire tranquille d'Henri, sous fond des splendeurs de l'année jubilaire.
Voir les autres ordinations en 2006
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