Lourdes 2009
Rassemblement
Ignace de Loyola - Education
Du 29 avril au 3 mai 2009, les 14 établissements scolaires jésuites de France se sont rassemblés pour la première fois de leur histoire. 1200 jeunes et 1000 adultes (dont 110 jésuites) sont venus à Lourdes à l'invitation du Provincial de France de la Compagnie de Jésus. Ils ont célébré le premier anniversaire du réseau qu'ils forment tous ensemble : Ignace de Loyola - Education
Le discours d'introduction du Provincial de France
Quels sont ainsi les enjeux de ce rassemblement qui rend visible
ce qui est souvent cherché, mené et vécu dans la discrétion et la
patience des jours et des années ?
– d’abord, nous connaître. Il y a à découvrir la diversité et les
richesses de notre réseau. Il y a à reconnaître et à éprouver, à
travers les échanges et les rencontres, ce qui nous unit et nous
lie : ce ne sont jamais des textes ou des murs… ce sont des liens
qui se tissent et se développent dans la confiance, l’estime et
l’amitié mutuelles… ce sont des convictions partagées dans le
même engagement éducatif vécu comme un service
rigoureux… c’est, en quelque sorte, une âme commune qui
nous inspire et nous stimule ;
– ensuite, comprendre notre enracinement dans la tradition pédagogique et spirituelle jésuite. La tradition éducative jésuite n’est pas réductible à quelques images ou clichés bien connus ; elle n’est pas un album de photos jaunies à feuilleter aux heures de nostalgie… C’est une expérience et une invention permanentes en fonction d’hommes et de temps qui changent et qui appellent le travail de l’intelligence et de l’esprit. C’est en allant aux racines de ce qui fait notre spécificité que nous en mesurerons les enjeux et les exigences aujourd’hui et qu’ainsi nous serons davantage nous-mêmes dans le service et la mission qui sont les nôtres. Nos racines sont notre force.
– enfin, prendre conscience d’une visée commune : la référence au fondateur de la Compagnie de Jésus dans le nom de notre réseau - Ignace de Loyola - exprime une identité claire et l’engagement de la Compagnie de Jésus dans les tâches d’éducation et de formation en France. Dans la situation actuelle, marquée par tant de doutes et d’incertitudes, la tâche d’éducation et de formation des jeunes en France est exigeante, car c’est une tâche essentielle à l’avenir de l’Eglise et de notre société. Notre responsabilité est à la mesure des enjeux que nous discernons. A nous d’avoir ce coeur et cet esprit larges qui nous appellent à aller plus loin et à accomplir ce que nous désirons être et vivre. A nous de donner à notre réseau une consistance, une vigueur, une vitalité qui soient à la mesure des défis actuels. A nous d’avoir le courage de l’avenir en sachant
que l’héritage qui nous a été transmis, nous avons à le vivre comme une promesse : l’avenir de notre mission éducative n’est par derrière nous !
Un opéra baroque !
(par la Maîtrise de Saint-Louis de Gonzague)
Saint François Xavier
Drame musical
pour deux voix, choeur, deux violons et basse continue
D’après l’opéra San Francisco Xavier
Musique d’un musicien anonyme de la période baroque
Ajout de choeurs de Zipoli et Brentner,
Tous compositeurs pour les Réductions jésuites d’Amazonie
Textes : Pascal Gauderon sj et François Sureau
Traductions des arias : Térésa Alvarez et Pierre Rigoulot
Le drame musical à fin d'évangélisation, souvent chanté dans une des langues indiennes, tint une
place importante dans la vie des missions.
Il était joué pour la fête patronale du village et pour les principales fêtes religieuses.
Sans doute, ce type de "drame" fut-il créé pour aider les Indiens à accéder aux mystères de la religion chrétienne mais aussi, selon un grand principe des pères jésuites, pour les aider à atteindre
le meilleur d'eux-mêmes.
On trouvera ci-dessous (quelques extraits d') un de ces drames, composé vers 1740. La perte de certains des documents originaux, l'illisibilité de quelques autres, contenant des chants en langue chiquitana et en espagnol, a parfois obligé les spécialistes à "recréer" tel ou tel passage manquant. La "reconstitution" serre cependant au plus près ce qu'ont pu être les originaux et ils chantent, comme il y a presque trois cents ans, l'histoire de St François Xavier et de son arrivée au Paradis où le reçoit St Ignace, le fondateur de l'Ordre.