![]() |
![]() |
||
|
|
Le P. Peter Hans Kolvenbach, préposé général des Jésuites depuis 1983, est un homme peu connu des médias et du public. Voici le portrait qu'en dresse le journal la Croix
Le P. Kolvenbach, un néerlandais d’Orient Le P. Peter Hans Kolvenbach est préposé général des jésuites depuis 1983 : une élection qui l’avait, à l’époque, surpris. Étant donné la réputation des Néerlandais dans l’Église catholique à l’époque, il pensait n’avoir aucune chance. Surtout, son expérience romaine était limitée, ayant passé les vingt-cinq années précédentes au Proche-Orient, loin des grandes préoccupations de la Compagnie : « C’était la guerre au Liban, et les soucis étaient avant tout de savoir si nous aurions à manger et à boire, si nous aurions ou non de l’électricité », se souvient-il. S’il a été élu, c’est pourtant que le P. Kolvenbach possédait les qualités nécessaires pour succéder au P. Pedro Arrupe. De fait, cet homme simple et affable, empreint de réserve, polyglotte, spécialiste reconnu des langues orientales et parfait francophone, est aussi un fin diplomate. Autant de qualités qui lui ont valu la confiance de ses compagnons en même temps que de Jean-Paul II pour être élu « pape noir ». Des qualités forgées au fil d’un parcours bien particulier. Né en 1928 aux Pays-Bas, Peter Hans Kolvenbach a fait ses études dans un lycée technique dirigé par les jésuites à Nimègue. Il en a gardé un regret : être alors passé à côté des grands auteurs. Sa vocation, elle, est née relativement tard : après la guerre, grâce à la lecture du premier chapitre des Exercices spirituels de saint Ignace. Au cours de son noviciat, il fait part de son souhait d’être envoyé en URSS. Ce sera… le Liban, où il est ordonné prêtre en 1961 dans le rite arménien (il porte d’ailleurs toujours la soutane noire des moines de cette Église catholique unie à Rome). Après des études de linguistique en France (il avoue se délecter toujours de la chronique hebdomadaire de La Croix !), il revient dans cette région dont il est un fin connaisseur. Nommé provincial du Proche-Orient, il devient ensuite recteur de l’Institut pontifical oriental à Rome, avant d’être élu deux années plus tard préposé général. « Je suis là depuis vingt ans, constate-t-il avec humour, et la Compagnie existe encore ! » Martine de SAUTO, La Croix datée du 16-17 octobre 2004
|
Voir aussi : > Le livre des entretiens avec le Père Kolvenbach : Faubourg du Saint-Esprit > Le Père Général parle de la Compagnie et du Pape > 5 questions à l'occasion de ses 50 ans de vie religieuse > Les cinq préférences apostoliques des jésuites selon le P. Kolvenbach > Sa lettre sur l'apostolat social > Sa visite à l'école Sainte-Geneviève (Versailles) > Son séjour au Cised (Saint-Denis) > Constitutions et Normes complémentaires de la Compagnie de Jésus |
Jésuites : serviteurs
de la mission du Christ - © Compagnie de Jésus |