| J'ai aussi appris une petite distinction
: il ne faut pas venir au travail à 5 heures, mais être là pour
commencer à travailler à 5 heures. De plus, le stage m'a ouvert
sur une autre France. A Paris, j'habite dans un milieu religieux,
international et étudiant ; ici j'étais avec des ouvriers. Les
"s'il te plaît" ou "peux-tu ?" étaient des expressions communes
pendant notre travail. Mais j'étais très content de pouvoir enrichir
mon vocabulaire avec du langage populaire.
Un jeune jésuite français, apprenant que je travaillerais
cet été comme ouvrier dans une entreprise, m'a demandé : "Qu'est-ce
que tu as fait pour que tu doives faire cela ?". Franchement,
la question m'a surpris : je ne m'y attendais pas dans une province
où l'engagement de prêtre ouvrier a une longue et riche tradition.
Je suis personnellement très content d'avoir fait cette expérience,
et je crois qu'il faut encourager d'autres jésuites en formation
à avoir un engagement de cette sorte.
La communauté
de Bordeaux m'a accueilli chaleureusement : j'y ai été très
heureux et je veux l'en remercier. La rencontre avec
les jésuites qui habitent une HLM en banlieue a été remarquable.
Tomas PAVLU
Province de Bohême
(République tchèque)
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