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compagnons > François-Xavier Dumortier, Provincial de France
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FRANCOIS-XAVIER DUMORTIER
Provincial de France
Interview

 

François-Xavier, tu es originaire du Nord de la France ?

Ma famille est originaire du Nord de la France : mon père de Comines, près de Lille, ma mère de la Flandre française, près d’Hazebrouck. Par mes racines, j’appartiens à cette terre ou plutôt à ce « peuple » qui, deux fois en 30 ans, fut douloureusement éprouvé dans sa chair par la guerre et l’occupation allemande – et qui, pourtant, se sent autant d’Europe que de France : de par l’histoire, du sang espagnol coule probablement dans nos veines… de par la géographie et la vie sociale, j’y ai appris, à la faveur de brefs séjours, que les frontières les plus fermées ne sont pas étatiques et nationales... Mais je n’ai jamais vécu dans le Nord et, quand j’y vais, je m’y sens bien sans m’y sentir « chez moi ». Mon « chez moi », ce fut Paris, cette ville où je suis arrivé faire mes études supérieures en 1967. C’est peut-être en mai–juin 68 que j’ai appris à aimer Paris en la parcourant en tous sens pour observer et tenter de comprendre ce qui s’y passait. Depuis ce temps-là, j’aime marcher dans Paris et, surtout, quand j’ai quelque loisir, m’y perdre en découvrant ces coins et ces recoins qui sont comme « les petits secrets » d’une personne trop publique.

Quel a été ton itinéraire jusqu’à aujourd’hui ?

J’ai fait mes études à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris avec un très vif désir d'entrer un jour en politique – et en même temps j’ai suivi, avec une passion alors très contenue, des études de droit. Puis, désireux de tâter ce qu’était la vie réelle, je suis entré dans une banque parisienne. Ce fut une période très passionnante et très pleine : l’apprentissage de la profession bancaire et de la vie en entreprise, le travail en équipe, la création de « nouveaux produits »… et, dans le même temps, j’achevais mes études de droit, commençais un DEA de gestion financière, et participais à un club et à un mouvement politiques qui paraissaient « neufs » mais qui – je le découvris vite – recyclaient de vieilles ambitions et des idées creuses dans un discours qui ne pouvait faire illusion qu’un instant. Mais, en découvrant un monde souvent d’apparences, je n’avais que davantage le désir de vivre autrement la politique – la vivre comme un service, comme un projet, comme une ambition partagée, comme une exigeante et ardente obligation d’engagement.

Et alors ?

C’est un autre service et un autre engagement qui, peu à peu, se sont imposés à moi. D’abord, l’amour de la littérature et la passion de la poésie m’ont fait rencontrer des êtres qui – je le dirais ainsi aujourd’hui – exprimaient, dans leur vie et dans leurs écrits, ce renversement total des perspectives qui est celui des Béatitudes. Ce fut un bouleversement intérieur très grand, comme si s’ouvrait un autre monde que « le monde mondain », le monde qui seul, en définitive, m’importait. Et puis, le sens de l’amitié et le goût de la musique se conjuguèrent un jour pour me faire passer par Notre-Dame-des-Neiges, une trappe de l’Ardèche, où entendant ce texte : « Voici, je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui pour souper, moi près de Lui et Lui près de moi » (Apocalypse 3,20), j’ai soudain compris que ma vie ne serait plus jamais la même : si Dieu existe, et si Sa présence se faisait aussi humble et discrète que ce petit coup frappé à la porte de ma vie avec un doux entêtement, alors je ne pouvais qu’ouvrir la porte sans désormais pouvoir savoir ce que demain serait. C’est l’obéissance à cette présence qui tracerait le chemin à suivre.

Un itinéraire dans la Compagnie

Et tu as donc frappé à la porte du noviciat ?

Pas vraiment. Je n’avais pas vraiment d’attirance pour les jésuites. Je portais en moi beaucoup de ces clichés que l’on colle au mot « jésuite » : des gens sûrs d’eux et je pensais : « trop sûrs d’eux » ; des religieux dont on perçoit peu ou mal la vie intérieure ; et puis tout ce qui fait que, fréquemment, on les respecte sans vraiment les aimer. Je désirais une vie plus contemplative, plus « enfouie », plus à la recherche et au service de ce qui semblait m’appeler en avant de moi, depuis loin devant moi. Alors pourquoi la Compagnie ? Parce qu’un ami m’a envoyé rencontrer le Père Gouet à Lyon… et que cette rencontre fut bouleversante. Quelque chose s’est passé, je ne sais quoi, comme si j’avais obscurément marché vers ce moment et vers cette personne qui m’accueillit ce jour-là, sans attente, sans calcul, gratuitement, librement. Oui, il me semblait rencontrer un être profondément libre parce que libéré intérieurement de tout ce qui pouvait affadir le goût du Christ et empêcher la joie de Dieu de se saisir de l’homme. J’ai toujours en mémoire son visage, l’Eucharistie qu’il présida ce jour-là au milieu des novices qui, eux, me montraient possible pour moi « la folie de la suite du Christ ». Puis, retraite d’élection – et entrée au noviciat. J’allais avoir 25 ans.

Peux-tu retracer à grand traits ton itinéraire dans la Compagnie jusqu’à l’an dernier ?

C’est un itinéraire simple : le noviciat (73-75), puis le temps de la formation : le 1er cycle d’études en philosophie et en théologie au Centre Sèvres (75-79) ; une année en France et 18 mois aux Etats-Unis à la Weston School of Theology (Cambridge, Massachusetts) pour le 2ème cycle de théologie et un DEA de philosophie du droit à Paris II qui m’a permis de redécouvrir le droit. Ordonné prêtre en 1982, j’ai passé trois ans à mi-temps à la revue Etudes au temps où Paul Valadier venait d’en être nommé rédacteur en chef. Ce furent ensuite un an à Chantilly et six mois à Washington pour travailler sur l’œuvre de Hannah Arendt. Puis je fus appelé à faire le 3ème An et en 1990, à prononcer mes derniers vœux. En 1991, j’ai succédé comme Directeur du 2ème cycle au Centre Sèvres à René Marlé – avec qui j’avais eu le privilège de pouvoir collaborer deux ans auparavant ; en 1997, j’ai été nommé Président du Centre Sèvres et j’ai exercé cette charge jusqu’en juillet 2003.


Quelques points très forts

Qu’est-ce qui t’a le plus marqué pendant ces 30 années de vie jésuite ?

M’est-il permis de dire : « tout » ? Je pense avoir vécu intensément chacun des moments de ce parcours, et en même temps c’est peut-être le chemin parcouru intérieurement qui seul m’importe. Mais j’essaie de répondre à la question en me limitant à quatre remarques :

Mes deux séjours aux Etats-Unis m’ont beaucoup marqué – oserais-je dire « travaillé » ? J’y ai étudié d’arrache-pied, j’y ai voyagé comme un explorateur, j’y ai vécu avec passion : la passion de comprendre ce grand pays–continent, fils de la « vieille Europe » et obsédé par son propre destin. Notre présent d’Européens est tellement tributaire de ce que font ou ne font pas les Etats-Unis qu'on ne peut sans doute pas éviter ce « détour » pour comprendre notre propre situation historique et culturelle. Après mes deux séjours là-bas, je n’ai plus regardé cette France pour laquelle j’ai un attachement à la Péguy avec les mêmes yeux.

Les trois années à Etudes m’ont fait comprendre l’enjeu proprement apostolique d’une tâche où il s’agit de permettre cette réflexion sur la culture et la vie des hommes qui est aussi discernement sur ses enjeux : dans une société pressée par les urgences, soumise à de multiples contraintes, happée par l'immédiat et la rumeur..., la liberté d’esprit de chacun et de tous passe par la capacité à penser et juger par soi-même. Etudes est un bon lieu pour reconnaître et comprendre « la situation spirituelle de notre temps ».

La longue fréquentation d’Hannah Arendt, faite de lectures et de questionnements sans cesse repris, m’a façonné intellectuellement ; c’est une sorte de dialogue ininterrompu qui s’est établi et qui me conduit souvent à repartir l’écouter dans ses écrits. C’est une pensée que l’on ne peut rencontrer sans être provoqué à penser par soi-même – peut-être parce que, née au creuset des évènements les plus tragiques du XXème siècle, elle ne cesse d’interroger sur « la condition de l’homme » à notre époque.

J’ai vécu douze années de responsabilités au Centre Sèvres. C’est peu dire, après ce temps et ce que j’y ai investi de moi-même, que ce lieu m’est cher. J’y ai découvert la mission qui est celle d’un centre universitaire catholique où se forment des jeunes jésuites, des religieux et des religieuses du monde entier, des laïcs de tous âges et de tous horizons. J’y ai admiré l’engagement fort des enseignants se livrant sans rechigner tant à l’enseignement qu’à la recherche, sans oublier les lourdes exigences d’une pédagogie soucieuse de chacun. J’y ai compris jour après jour et chaque jour davantage combien l’intelligence de la foi et l’évangélisation de l’homme contemporain ne sont pas deux tâches dissociables. J’y ai rencontré et connu beaucoup de jeunes jésuites, venus du monde entier, et, dans ce qui fut à la fois un travail pour eux et une vie avec eux, j’ai expérimenté profondément le caractère universel de la Compagnie de Jésus : nous ne sommes pas d’abord d’une Province, mais de ce « corps » qu’unit intérieurement le même désir de servir et d’aimer le Christ à la manière d’Ignace et de ses premiers compagnons. J’ai aussi souvent pu m’émerveiller de la beauté singulière d’un être et d’une vie qui se laissent patiemment façonner par le Seigneur. Et puis, l’amitié a eu sa place dans ces activités : nous sommes appelés à être ou plutôt à devenir « amis dans le Seigneur » et l’amitié qu’il peut nous être donné de vivre entre jésuites d’origines différentes n’est pas une petite grâce… En quittant le Centre Sèvres l’an dernier, j’ai senti et éprouvé non ce qui m’y attachait, mais combien ce que j’y avais vécu n’était pas détachable de celui que j’étais devenu. C’est sans doute ce qui arrive quand on a été heureux là où on avait été envoyé.

Tu n’avais jamais été supérieur religieux avant d’être nommé Provincial…

Non, je vis mes débuts et je souhaite vivre longtemps comme un débutant dans une mission qui, à vrai dire, est chaque jour nouvelle. Le risque serait peut-être de perdre, au fil du temps, cet étonnement premier quant à la mission confiée : toute fonction de responsabilité dans l’Eglise est fondamentalement un service avec tout ce que ce terme peut évoquer humainement et bibliquement, et, me semble-t-il, on ne s’habitue jamais à se tenir à la place où la mission de servir nous met.

Les vocations ?

En 1967, il y avait 1750 jésuites en France ; en 2004, 580…

Les chiffres sont frappants et nul ne peut les ignorer. Faut-il pour autant les faire « parler » comme s’ils avaient quelque chose à dire par rapport à l’avenir ? Je ne le crois pas. Je pense même qu’il y a une certaine fixation sur les chiffres qui peut nous égarer et nous voiler ce qui est premier. Qu’est-ce qui est premier ? La vitalité apostolique de chaque jésuite, de chaque communauté, de la Province… La manière dont chacun se laisse, chaque jour à nouveau, saisir par le Christ et dont, ensemble, nous nous efforçons de vivre la tâche « d’aider les âmes », si chère à Ignace. Or je peux témoigner – car, dans ma mission, je suis fait témoin de beaucoup de choses qui se vivent, même invisiblement – que la vitalité de la Province de France est grande. C’est une vitalité qui ne dépend pas de l’âge, du nombre, des forces : c’est, me semble-t-il, la vitalité de l’Esprit à l’œuvre en chacun et en tous.

La question du nombre me paraît mal posée quand elle est uniquement posée en termes d’effectifs : c’est par rapport à l’ampleur des besoins et des attentes de notre monde qu’il importe de la poser… Oui, si les ouvriers pouvaient être plus nombreux dans la vigne… C’est le travail de la vigne qui demande des ouvriers… C’est dans notre écoute et « contemplation » du monde que nous comprenons combien la question des vocations est liée à notre désir apostolique. Il faut désirer être nombreux pour pouvoir assumer les multiples tâches dans lesquelles les jésuites s’engagent, en tant de domaines, pour servir et Dieu et l’homme indissociablement. Et puis, quel que soit notre nombre, il nous faut nous redire que Dieu est fidèle : nous pouvons alors regarder l’avenir avec confiance.

Est-il idéaliste de penser que le nombre des vocations peut augmenter ?

Dans ce domaine, les conjectures et les prévisions sont hasardeuses. On s’interroge parfois sur le nombre des entrées, mais la question est aussi celle de la persévérance dans la voie choisie. Je répondrai plutôt par une conviction : ce qu’est réellement la vie jésuite n’est pas suffisamment connu et c’est à nous de le faire davantage connaître. Et ce qu’est la vie jésuite ne manque pas de pertinence dans la société et l’Eglise aujourd’hui. Il reste à avoir l’audace tranquille de dire à ceux qui croisent nos routes : « Et toi, ne serais-tu pas appelé à suivre le Christ, à la manière d’Ignace, sur ces routes du monde où, comme François-Xavier, tu seras conduit à aller au plus loin ? »

La Province jésuite de France

Comptes-tu définir des priorités pour la Province ?

Je n’en vois pas la nécessité actuelle pour plusieurs raisons. D’abord, le Père Général a exprimé « les préférences apostoliques » qui sont celles de la Compagnie universelle, à savoir : l’Afrique et la Chine, l’apostolat intellectuel, les œuvres et maisons interprovinciales de Rome, les réfugiés ; ce sont des priorités qui s’imposent aussi, dans la mesure de nos moyens et de nos possibilités, à notre Province. Ensuite, parce que beaucoup a déjà été fait pour discerner les « lieux apostoliques » à privilégier dans le contexte qui est le nôtre. Enfin, parce que – même si nous étions un tout petit nombre – nos « priorités » s’imposeraient d’elles-mêmes. Pourrait-on ne pas s’adonner à l’apostolat spirituel et au ministère des Exercices ? Pourrait-on déserter le champ du travail intellectuel et de l’évangélisation de la culture ? Pourrait-on ne pas être présents et actifs, sous des formes multiples, à la tâche éducative ? Pourrait-on accepter de regarder à distance ceux qui portent le souci que justice soit rendue à ceux que la misère, la pauvreté, la précarité, la faim, l’absence de droits, la violence jettent dans le malheur ? Pourrait-on ne pas vouloir s’engager dans ces combats en étant acteurs d’une plus grande humanisation de notre monde ? Je n’ignore pas que ces « priorités » restent très générales, mais l’expérience de l’année écoulée me montre combien toute décision met en jeu beaucoup de paramètres : la Compagnie n’est pas une ONG et ne fonctionne pas comme une entreprise. Dire cela n’est en rien faire l’éloge du flou et de l’imprécision dans les objectifs et les moyens : il faut de la clarté mais aussi de la continuité ; il faut réfléchir de manière globale et « stratégique » mais il faut aussi agir sur le terrain avec d’autres partenaires ; il faut élaborer des projets et des perspectives mais il faut aussi respecter chaque jésuite dans ce qui lui est le plus personnel, c’est-à-dire un désir de Dieu qui l’a mis en route pour servir le Seigneur, l’Eglise et les hommes.


Comment vois-tu la place de la Province dans l’Europe ?

Je réponds en rappelant d’emblée que la Province de France n’est pas seulement européenne : certes, la France et la Grèce appartiennent à l’Union européenne, mais la Province comporte aussi des communautés à Maurice, en Algérie et au Maroc. Nous ne pouvons pas oublier cette « internationalité » de notre Province qui est un atout dont nous n’avons pas toujours une suffisante conscience. L’Europe n’est pas une décision à prendre ou une option à faire : c’est un fait. La réalité de notre vie de Province est déjà et sera de plus en plus articulée à ce qui se fait et se vit dans d’autres provinces européennes. La grande question à laquelle nous sommes affrontés est : comment avancer ensemble en travaillant davantage ensemble sans construire un niveau européen qui viendrait se surajouter aux instances régionales et nationales et pèserait sur le dynamisme et l’engagement apostolique à la base. Par tempérament et par expérience, je crois que l’ouvrier apostolique est celui qui « mouille sa chemise » sur le terrain où il est envoyé. Notre engagement réel là où nous sommes en mission fera la crédibilité ou non de nos analyses et de nos discours.

Aurais-tu quelque chose encore à partager ?

Ce que je disais lors de notre assemblée de Province à Lyon, le 1er janvier 2004 : « Nous avons à être des hommes d’espérance ». Et j’ajoutais : « Nous avons à nous tourner résolument vers l’avenir – mais en sachant que l’avenir est précisément ce qui n’est pas encore là. On connaît tout ce qui peut nous alourdir : la perte d’un certain passé, la force des refus et fermetures au christianisme, l’ampleur des défis posés à la foi chrétienne, la conscience de nos propres limites, fragilités, échecs. Mais on ne peut pas pactiser avec la résignation, la lassitude, le scepticisme désabusé…. Nous devons avoir le courage de l’espérance – sans nous rassurer à bon compte. Ce n’est pas une espérance « fleur bleue », c’est l’espérance de ceux qui ont reçu des coups et traversé des tempêtes, une espérance burinée par le vent du large. Car se tourner vers l’avenir, c’est accepter de vivre l’incertain ; c’est consentir à porter le poids de ce qui est usé (ou semble usé) et croire à la force de l’Esprit qui nous tire en avant. Vivre l’incertain, c’est reconnaître que, comme Ignace en plusieurs circonstances, nous ne savons pas avec certitude où nous pourrions « davantage servir et louer Dieu notre Seigneur ». C’est alors inscrire notre recherche dans un discernement patient où il faut tenir compte de beaucoup d’éléments : les circonstances, les goûts apostoliques des uns et des autres, les compétences et les tempéraments, les appels… Et pour vivre cette patience dans le discernement, la liberté intérieure est nécessaire. C’est la condition pour être dans un monde « vieux », les hommes de la nouveauté de Dieu, ceux qui font entendre la parole neuve de Dieu ».

 

Voir aussi :

> Les jésuites changent de tête

> "Ce que Jésus nous dit sur l'exercice de l'autorité" par le Père Dumortier

> La revue Etudes

> Le Centre Sèvres

> Les préférences apostoliques de la Compagnie de Jésus

> L'assemblée des jésuites de la Province de France en décembre 2004