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Cours de Langue française
en juillet 2007
pour étudiants jésuites
par Gonzalo Villagrán s.j. jésuite d'Andalousie
qui a suivi ce cours


Le cours autour de Hervé Nicq

Les mots de cet article sont le fruit d'un travail intense pendant le cours de français à Paris cet été, cours qui va avoir 30 ans cette année. Pendant le mois de juillet, 19 étudiants jésuites étrangers ont suivi le cours de français à la communauté de la rue Blomet. Cinq étudiants jésuites français: Lê Quang Vinh, Hervé Nicq, Marc Dehaudt, Vincent Lascève et Gaël Giraud, ont travaillé avec nous pour nous aider à entrer dans cette langue si connue et, au même temps, si nouvelle.

Nos raisons pour l'étudier sont nombreuses et différentes: quelques-uns d'entre nous vont étudier ici en France, d'autres doivent acquérir une connaissance du français au cours de leurs études ou de leurs travaux… tous, nous avons besoin du français pour répondre aux appels que la Compagnie nous faits. Les jésuites qui viennent au cours de Blomet sont très motivés pour apprendre le français en raison de ces buts.


Les professeurs

En même temps, les jésuites français qui nous aident prennent cette activité comme une façon de faire un travail apostolique parce qu'ils savent qu'ils sont en train d'augmenter les possibilités des jésuites de transmettre la Parole de Dieu aux gens. Cela encourage leur patience et leur écoute, vertus très nécessaires quand on enseigne une langue aux gens qui parfois sont très loin de cette culture.

Pour les uns et pour les autres le cours a été une expérience dure et joyeuse au même temps, une expérience du temps de la “vie cachée”, comme à Nazareth, pour se préparer à annoncer la Parole de Dieu encore plus loin et aussi par plusieurs moyens.

Peut-être un très joli aspect du cours a été la connivence entre nous. Nous avons été 24 jésuites de tous les continents, sauf l'Antarctique ! Il y avait des Malgaches, des Mexicains, des Péruviens, des Chiliens, des Vietnamiens, des Slovaques, des Colombiens, des Espagnols, des Egyptiens… et bien sûr des Français.


Notre seul moyen de communication a été la langue française, qui a été beaucoup de fois mal parlée. La situation ressemblait à une mosaïque de pays et de races, bon exemple de la réalité de la Compagnie de Jésus d'aujourd´hui si universelle. En étant si différents, nous avons vécu et nous avons travaillé ensemble avec joie et effort.

Au même temps que nous étions si différents, il y avait une chose qui nous faisait être très semblables : nous partageons la même vocation à être compagnons de Jésus. Par conséquent, nos buts et nos préoccupations sont presque les mêmes. Le cours est une belle expérience de l'universalité de la Compagnie, aspect si important pour Ignace et les premiers compagnons, qui étaient aussi de différentes nationalités.

Pique-nique à Versailles

Après le cours, on donnera différentes utilisations au français qu'on aura appris: il servira pour étudier ici en France, pour compléter quelque thèse, pour pouvoir mieux s'occuper des élèves francophones dans quelques universités étrangères, pour pouvoir mieux aider les immigrés d'origine francophone, peut-être pour pouvoir s'introduire dans le monde maghrébin ou africain. En tout cas, l'apprentissage de la langue française comporte toujours une nouvelle porte ouverte à l'Evangile.

Gonzalo Villagrán s.j.

La fête finale

 

 

Pour en savoir plus :

> La communauté Pierre Favre de la rue Blomet

> Le Centre Sèvres, facultés jésuites de Paris

> La vocation de jésuite

> Pour mieux connaître les jeunes professeurs qui ont fait leur voeux en 2006