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Pierre Ceyrac

8 novembre 2004
Prix Grand Siècle Laurent Perrier
décerné au Père Ceyrac

Qu'est-ce que le prix grand siècle ?
Le Prix Grand Siècle existe depuis 1965. Sous l'impulsion d'un jury composé de personnalités éminentes autour de Bernard de Nonancourt et d'Yves Dumont, il récompense et met à l'honneur des hommes et des femmes qui témoignent des valeurs durables de notre temps. Le dernier grand prix a été attribué à Sœur Emmanuelle

Le livre autobiographique du Père Ceyrac

Mes racines sont dans le Ciel

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Depuis près de soixante-dix ans, le père Ceyrac aide les plus démunis en Inde où, à l'instar de Mère Teresa, il est considéré comme une légende. Là-bas, il rend leur dignité à ceux qui croient l'avoir perdue, les aide à redevenir maître de leur destin, leur ouvre un chemin de liberté et de bonheur. Jamais il ne dit " non " à un enfant en détresse et se dépense sans compter auprès de plus de 40 000 orphelins. A 90 ans, le père Ceyrac est loin d'avoir terminé son combat et déclare " faire du rabiot pour apprendre à aimer ". Dans ce livre, il rend hommage à ceux qu'il a croisés sur sa route, nous lègue l'espérance qui l'habite au crépuscule de sa vie et nous apprend à ne jamais désespérer de l'être humain. Le testament d'un homme de foi qui a passé sa vie à faire du bien sans faire de bruit.

>> Lire la Préface de Jacques Chirac

Le livre témoignage

Une vie pour les autres
L'aventure du Père Ceyrac

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Cet homme a traversé le siècle et le monde. Né en 1914 dans un petit village de Corrèze, Pierre Ceyrac a 23 ans et ne connaît rien de la vie lorsqu'il quitte la France, pensant ne plus jamais y revenir, pour devenir prêtre jésuite en Inde. Il y vit toujours aujourd'hui, au sud du pays, à Madras. Son frère aîné François fut président du CNPF ; son cadet, Charles, député et président du Conseil général de Corrèze ; lui a dédié sa vie au service des pauvres...

Il est l'un des derniers grands missionnaires jésuites, héritier d'une tradition et d'une histoire commencées au XVIe siècle avec saint François Xavier. Parachuté dans un pays gouverné par les Anglais et les mahara-jahs, il a été de tous les combats en Inde : la modernisation du pays après l'indépendance, sous l'impulsion de Nehru, les conquêtes sociales de ceux qu'on appelle les intouchables, les "dalits"... Pendant des décennies, il a sillonné ce pays à moto, en voiture, en train - il continue aujourd'hui, à 90 ans. Il a connu toutes les grandes figures de l'Inde, Gandhi, Nehru, Mère Teresa. Il a bâti des routes, des dispensaires, des centres sociaux, des villages. Plusieurs centres d'accueil pour enfants (plus de 25 000 enfants) portent son nom, "Father Ceyrac". Il a passé près de quinze ans dans les camps de réfugiés cambodgiens, le long de la frontière de la Thaïlande. Des bidonvilles de Madras aux salons européens, si on lui demande ce qu'il fait, il répond toujours : "Rien, j'aide, c'est tout." Ou : "On ne passe jamais deux fois le chemin de la vie." Et il repart...

Le flâneur de Dieu
Artcile paru dans le magazine Pèlerin en date du 7 octobre 2004 (Philippe Demenet)

Rien ne prédisposait ce fils de notable corrézien à devenir le «serviteur d'honneur» des plus necessiteux. Il aborde l'inde, alors empire britannique, par Madras, en 1937, et commence son séjour en consacrant quinze ans de sa vie à l'étude du sanscrit, la langue sacrée de l'inde. Soixante-sept ans plus tard, la région de Madras est jalonnée de « Ceyrac hospitals » (hôpitaux), de « Ceyrac children homes » (foyers). En son honneur, quelques enfants portent le nom de Ceyracuti (« Petit Ceyrac » en langue tamoul). « J'ai 30 000 à 50 000 enfants, tente-t-il de dénombrer. Je m'occupe des intouchables (la « lie » de la société Indienne), des enfants atteints de poliomyélite. » Puis, très vite, il évoque ses dernières rencontres. Ce vieillard, à Calcutta, digne et droit devant sa boîte à cirage, malgré l'absence de clients. Ou encore cette veuve, une institutrice, qui s'est ruinée pour payer les médicaments, les transfusions et finale­ment le petit cercueil de sa fille.

« Je suis souvent bouleversé par une colère »

En évoquant cette histoire, Pierre Ceyrac fond en larmes. « On dit qu'en inde, il y a 300 millions de pauvres. Mais on confond tout ! La pauvreté peut être très grande, très belle. C'est la misère qui est à craindre, parce qu'elle enlève toute dignité. » Ce que combat le P. Ceyrac, c'est bien sûr la misère. Mais il le fait à sa manière, en se « promenant », au gré de rencontres étonnantes qui peuplent sa mémoire. Chaque fois, il se dit « plus jamais ça », met la main à la poche et se lance dans un nouveau projet, pour lequel il n'a pas le pre­mier sou. « Je suis souvent bouleversé par une colère », admet-il.

 

 

Voir aussi :

> Faire connaissance
avec le Père Ceyrac

> Remise du grand prix de l'Académie universelle des cultures (novembre 2003)

> Le livre témoignage
du Père Ceyrac

> Un documentaire
diffusé sur Arte

 

> Voyage en Inde
du Provincial de France
(1999)

 

> Chantier Inde-espoir
construction d'une école au Karnataka

> L'humilité de l'espoir, un article de l'express

> "Essayer
d’aimer davantage"

Rencontre pour la revue Panorama

> Portrait sur le site
fraternet.com

www.ceyrac.com