Retour à la page d'accueil
compagnons > assises pour un temps de justice > où ?
spiritualité
C'est quoi ?
Ignace de Loyola
François-Xavier
Exercices Spirituels
compagnons
Communautés
Rencontres
Portraits
Nos 5 préférences
devenir sj
Récits
Jeunes jésuites
Vocation
Noviciat
Les derniers nés
missions
Culture
Jeunesse
Sciences
Vie spirituelle
Foi et justice
Hors frontière
Eglises
histoire
Chronologie
Par thèmes
Jésuites du XXe
Saints
sites internet
Jésuites
Chrétiens
Surprises
Site du mois
forums

Nous écrire

 

Assises
pour un temps de justice

Où les Jésuites travaillent-ils pour cette mission ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Jésuites en monde populaire

Il n'y a plus aujourd'hui de jésuites au travail ouvrier. Mais quelques-uns exercent une activité professionnelle. La Mission Ouvrière Jésuite (M.O.S.J.) est devenue les J.E.M.P., Jésuites En Monde Populaire, pour signifier l'émergence de nouvelles formes de solidarité.

Dans la province, le groupe des JEMP rassemble ceux qui, par leur insertion professionnelle (dans des structures sociales ou hospitalières, dans des tâches d'animation ou d'éducation), ou par la présence active à la vie de quartier, par l'appartenance à divers collectifs, la participation à des réseaux associatifs, etc., sont très concrètement affrontés à des questions sociales lourdes : aide aux familles nécessiteuses (papiers administratifs, éducation, soutiens multiples); présence active aux exclus, aux chômeurs, aux précaires, aux sans papiers ; formes diverses de soutien scolaire ou alphabétisation ; engagements dans les maisons de quartier; pastorale en milieu populaire, auprès des migrants, etc.

Ce groupe est un lieu d'analyse de la société et de débat sur l'engagement social. Il s'attache aussi à réfléchir à la pastorale en milieu populaire. Son dernier rassemblement avait pris pour thème : "L'accès à Dieu en monde populaire. Obstacles et passages". Une rencontre européenne organisée à Strasbourg par les groupes des différentes provinces jésuites a été aussi l'occasion de réfléchir au thème : "Vivre dans les quartiers : dimension sociale et ecclésiale pour aujourd'hui ".

De plus en plus, les questions de société abordées par les JEMP sont proches de celles qui intéressent tous les membres de la Province. Mais l'existence de ce groupe nous empêche de donner de l'apostolat social une définition trop floue, trop englobante. Porteur d'une tradition militante, composé de jésuites qui ont fortement " mis la main à la pâte " sur le terrain social, ce groupe est aussi un aiguillon pour l'ensemble. Désormais assez largement ouvert à d'autres jésuites dans ses rassemblements, le groupe des JEMP est devenu familier à toute la Province. Il n'est plus regardé comme le rassemblement de ceux qui avaient fait un choix exceptionnel, réservé à une sorte d'élite. Il est devenu un pôle de dynamisme pour l'apostolat social de la Province, avec une forte dimension européenne par les liens qu'il entretient depuis longtemps avec les groupes analogues en Europe.

Pour aller plus loin :

- Site internet des JEMP

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les communautés en quartier populaire

Il y a une dizaine d'années, l'habitat en quartier populaire était pour ainsi dire réservé aux jésuites de la Mission Ouvrière. Aujourd'hui, nous avons dans huit villes de France des communautés ou parties de communauté dans des immeubles HLM

Bordeaux, Cergy, Marseille, Saint Denis (en France), Saint-Étienne, Toulouse, Le Mans et Poitiers. Cette année 46 jésuites (dont trois scolastiques étrangers en période d'études) vivent dans un tel habitat. Certains ont leur mission principale dans l'engagement social ou la pastorale populaire ; plusieurs travaillent dans des établissements d'enseignement supérieur ou secondaire.

Certains jésuites sont vicaires en paroisse populaire ; mais l'habitat donne à d'autres de s'engager dans cette pastorale, souvent dans l'animation de groupes de jeunes, au cours de l'année ou durant l'été. L'Esprit surprend ainsi des vies déjà éprouvées et leur partage la confiance.

Habiter dans un quartier populaire, c'est se laisser atteindre par les conditions de vie de ceux et celles qui y vivent, c'est aussi participer, autant qu'on le peut, à l'action des groupes qui se soucient du quartier, de ses souffrances, de ses espoirs, de son dynamisme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les centres de formation continue

La province de France soutient des centres de formation dont l'objectif est d'aider ceux et celles, surtout jeunes de 15 ans à 30 ans, auxquels il faut donner une autre chance de formation humaine et professionnelle. "Autre", au sens de seconde" parce que la première formation n'a pas abouti, mais aussi au sens de "différente" parce que ces centres ont une autonomie pédagogique plus grande que dans l'Education nationale : pédagogie très personnalisée, grande proximité du monde du travail.

Ce sont :

A Bordeaux, l'AFEPT : Association pour la Formation et l'Education Permanente à Tivoli Fondé en 1972 à l'initiative du recteur du Collège St-Joseph de Tivoli, dans un bâtiment de la propriété, il est une institution autonome, mais la Compagnie y participe depuis la fondation par la présence d'un ou plusieurs jésuites et par une solidarité financière.

A Saint-Étienne, deux établissements :

- l'A.F.E.P. : Association Forézienne d'Ecoles de Production. Créée par la Province de France en 1992, sur un terrain mitoyen du Lycée professionnel jésuite Le Marais-Sainte-Thérèse, c'est une école de production, c'est-à-dire une école pour des jeunes qui apprennent leur métier en fabriquant des pièces vendues comme celles d'une entreprise de sous-traitance. Le directeur est un jésuite ; d'autres jésuites y travaillent, dont un régent. L'A.F.E.P. va prochainement passer d'un à deux ateliers.

- le Lycée professionnel le Marais-Sainte-Thérèse, que l'on peut ajouter à ces centres à cause de son secteur de formation continue, et parce que presque la moitié de la population scolaire est d'origine immigrée et habite dans les quartiers HLM proches.

Plusieurs centres fondés par les ICAM (Institut Catholique des Arts et Métiers) :

- A Toulouse, une école de production, DYNAMECA, est lancée depuis septembre 1999 par un jeune jésuite, jusque là directeur d'une entreprise d'insertion en région parisienne. Il en est le directeur et a accueilli ses premiers élèves en octobre 2000.

- A Lille, Nantes et Toulouse, chaque ICAM s'est doté d'un centre de formation continue, dont l'un des objectifs est la formation des jeunes. Selon les années, un ou plusieurs jésuites y travaillent. Il est important pour nous d'être présents dans les écoles d'ingénieurs, à la fois auprès des étudiants " classiques " et auprès de jeunes qui viennent y chercher leur seconde chance.

- A Marseille, ce groupe a été rejoint par I'ASPROCEP, une grosse association de formation et d'animation sociale, sous tutelle de la Société de Jésus-Christ, congrégation féminine de spiritualité ignatienne

La Province n'a la responsabilité que des deux établissements de Saint-Etienne. Au total, 8 jésuites sont engagés sur l'ensemble : 7 s'y consacrent à temps plein, 6 d'entre eux ont entre 33 et 55 ans. Au vu de nos forces, cela constitue un effort significatif. Souvent, des novices sont envoyés dans ces centres ou écoles pour y faire un "expériment" long de quatre mois.

Les équipes responsables de ces institutions ont décidé, depuis quelques années, de se réunir plusieurs fois par an et de constituer un réseau où s'échangent les questions, recherches pédagogiques, expérimentations, savoir-faire en matière de gestion interne, de rapport aux collectivités, etc. Tout en s'entraidant pratiquement et en se stimulant les unes les autres, elles veillent ensemble à l'enracinement ignatien de leur pédagogie et de leur rapport aux élèves.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Autres centres et initiatives éducatives

Service aux étudiants
A Saint-Denis, la Province a fondé en 1999- avec le diocèse, la congrégation des Soeurs Auxiliatrices et la communauté Vie Chrétienne France - un nouveau centre tout proche de l'Université de Paris-8. Le CISED, centre d'initiatives et de Services des étudiants de Saint-Denis, a pour objectif de soutenir les étudiants dans leurs études : leur fournir des compléments, les aider dans l'organisation de leur temps, dans des démarches administratives, etc. Sont d'abord concernés bien sûr les étudiants et étudiantes d'origine étrangère. Le Centre assure aussi le service de l'aumônerie.

Accueil des jeunes
A l'île Maurice, Terre de paix, est un centre d'éducation pour enfants et adolescents très démunis. Fondé par un jésuite, il confie les plus jeunes à des familles d'accueil tout en hébergeant les plus grands dans une maison commune. Le centre est devenu autonome mais la Province continue d'accompagner son action.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Jeunes Volontaires Européens

Depuis quelques années, comme d'autres provinces jésuites européennes, la province de France propose à des jeunes gens ou jeunes filles de faire pendant une année une expérience de vie communautaire, de formation spirituelle et d'engagement social. En 2000-2001, deux groupes de J.V.E. rassemblent sept jeunes à Bordeaux et six autres à Saint-Etienne. Il s agit d'une proposition de formation exigeante, dont la dimension sociale est très marquée. A Bordeaux comme à Saint-Etienne, l'accueil de ces jeunes, leur accompagnement spirituel, leur insertion dans des services de type social sont rendus possibles par la vie d'une partie de la communauté dans des quartiers HLM. Ces groupes et leurs membres ne sont pas seulement aidés par quelques jésuites, c'est vraiment une communauté qui les prend en charge, qui participe à leur formation de jeunes volontaires et à leur ouverture aux questions sociales.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le C.E.R.A.S. et la revue Projet

Issu de l'Action Populaire de Vanves, le CERAS a été refondé en 1995. Chacun des cinq jésuites qui en constituent l'équipe d'animation s'implique sur un dossier important pour la vie des hommes et des femmes d'aujourd'hui (le travail, les migrations, les solidarités, etc.). Ensemble, les jésuites du CERAS se tiennent attentifs à la façon dont des personnes et des groupes sont reliées à d'autres et forment société - autrement dit au " lien social ".

Le CERAS participe à des équipes de recherche et des groupes de travail, intervient dans des actions de formation, s'implique dans la rédaction de la revue Projet et soutient différents mouvements à des périodes délicates de leurs évolutions.

En partenariat avec plusieurs mouvements ou organisations de jeunes, le CERAS prend une part active aux sessions "La politique, une bonne nouvelle" (organisées tous les deux ans à La Baume-lès-Aix) et à leurs suites (week-ends, soirées-débats). L'objectif est d'aider les participants (des jeunes adultes de 20-30 ans) à prendre plus claire conscience de la dimension politique de la vie en société, à prendre goût à la politique et à s'y engager. Certains des participants peuvent devenir des acteurs de la vie politique ; il est important qu'ils se connaissent les uns et les autres et se soutiennent dans le respect de leur diversité d'opinions, en étant inspirés par l'Evangile.

La démarche du CERAS se caractérise comme interdisciplinaire : son approche de l'homme en société inclut un questionnement non seulement sociologique, mais aussi éthique et théologique. Dans ses travaux, le CERAS respecte la démarche propre aux sciences sociales et collabore avec des personnes d'horizons philosophiques et confessionnels divers. Il est clair cependant, pour les membres du CERAS et pour ceux et celles avec qui ils travaillent, que l'engagement de cette équipe trouve sa source dans une démarche de foi et un enracinement ecclésial.

Dernière caractéristique : chaque membre du CERAS est lui-même engagé sur le terrain
social dans une action " militante " et, pour la plupart, par l'habitat en quartier populaire. C'est là une autre manière de manifester que le CERAS se veut attentif aux situations concrètes pour contribuer à bâtir une société respectueuse de la dignité de tout homme.


Projet, dont la rédaction est confiée au CERAS, est une revue trimestrielle, d'environ 3.000 abonnés, qui traite de questions sociales, économiques, politiques. Son objectif est d'être :
- une revue d'accompagnement et de formation des acteurs sociaux, qui les aide à prendre du recul et à mieux saisir les enjeux des questions auxquelles ils sont confrontés.
- une plate-forme de contact avec des milieux ayant un fort potentiel d'action sociale, souvent éloignés de l'Eglise.
- une interface entre l'Eglise et la société. Projet a le désir d'être pour l'Eglise un média par lequel elle se nourrit de la réalité sociale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des hommes engagés...

L'apostolat social, c'est aussi les membres de la province de France qui concrètement y sont envoyés, souvent pour une large part de leur temps. Il n'est pas simple de se faire une représentation juste de ces engagements. Beaucoup de jésuites accomplissent un réel service social sans que cette activité apparaisse publiquement dans leur mission. Par ailleurs, si une trentaine s'y donnent à temps plein, bien d'autres le font à temps partiel ou en "second temps plein". Voici donc quelques chiffres approximatifs, établis à partir des "status" (missions) des jésuites de la Province :

- Nous sommes un peu plus de soixante à être distinctement engagés dans l'apostolat social, c'est-à-dire de façon claire et repérable.

- Parmi ceux-ci, presque un tiers sont dans la formation, l'aide aux chômeurs, les problèmes autour du travail. Ils cherchent à remettre en route, ou au moins à soutenir, ceux qui, jeunes ou moins jeunes, sont des exclus du travail.

- Le second groupe en nombre (douze) est celui des aumôniers de prisons.

- Pour rappel, le CERAS est animé par cinq jésuites.

- Viennent ensuite, en groupes de trois à six personnes, ceux qui sont présents auprès des migrants, des personnes du quart monde et des gitans, dans les hôpitaux, dans les associations de quartier, dans la pastorale populaire. De tels chiffres, cependant, ne donnent qu'une idée approximative de la réalité car tel qui travaille dans la formation a comme élèves une très grande majorité d'enfants d'immigrés ; tel autre qui participe aux réseaux associatifs s'y occupe des chômeurs ; tel qui a des responsabilités dans la pastorale populaire y rencontre surtout des jeunes enfants d'immigrés d'origines nationales très diverses, etc. C'est cette imbrication des axes d'approche de la réalité sociale qui tisse une étoffe commune : tous ceux qui sont engagés sur ces divers terrains s'y reconnaissent les uns les autres comme allant dans une même direction.

Aux engagements de ces jésuites, il faut ajouter le travail

- De ceux qui ont pris la doctrine sociale de l'Eglise pour thème de leurs études et recherches, et qui la diffusent à travers articles, livres et conférences.
- De ceux qui sont au service de l'Eglise pour des questions de société (notamment au Secrétariat de Justice et Paix).
- De ceux qui ont quitté la France pour vivre leur mission sur des terrains sociaux dans d'autres pays (quatre jésuites de la Province sont ainsi au Pérou, deux autres au Service jésuite des Réfugiés (J.R.S.), au Burundi et dans les Grands Lacs, et bien d'autres en d'autres lieux).
- Des jésuites du Maghreb qui forment des étudiants ou se rendent proches des catégories les plus démunies de la population.
- De ceux de Grèce qui éditent une revue sur les questions sociales.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

... et des réseaux

C'est une tradition de l'apostolat social - sans doute en raison de sa dimension intrinsèquement collective - d'engendrer des réseaux de partage, de communication et de soutien mutuel pour l'action. Impossible malheureusement de faire droit ici à tous les réseaux (ecclésiaux, sociaux) où des jésuites sont présents, comme à la place prise par des amis, laïcs, religieux et religieuses, prêtres, dans les réseaux jésuites. Parmi ces derniers, citons, du plus ancien au plus récent:

- Les Jésuites en Monde Populaire, continuation du groupe des Jésuites en Mission Ouvrière, mentionné plus haut.
- Le groupe Sarepta (du nom de la veuve que nourrit Elie, (cf. le Premier livre des Rois, chapitre 17, versets 8 à 16). Des jeunes jésuites de la province de France et d'autres provinces en ont pris l'initiative : ils sont quinze aujourd'hui à se retrouver régulièrement pour partager sur les réalités sociales et notre engagement à leur égard.
- Dans un domaine proche de l'apostolat social, plusieurs jeunes jésuites français ou européens s'intéressent particulièrement à la rencontre des musulmans et à l'islam. Ils projettent d'intensifier leur communication mutuelle et s'inscrivent dans la ligne de notre dernière congrégation provinciale où deux postulats avaient pour thème l'islam et La collaboration entre les provinces euro-méditerranéennes.
- Mais un réseau peut aussi prendre forme à l'occasion de rencontres occasionnelles, sans s'institutionnaliser. Les jésuites vivant en quartier populaire se sont ainsi réunis l'an dernier à l'invitation de l'Equipe d'Animation de l'Apostolat Social pour partager bonheur et poids du jour, espoirs et obstacles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une équipe d'animation de l'apostolat social

Une équipe de quatre jésuites est chargée depuis juin 1998 de l'animation de l'apostolat social dans la Province. Parmi les objectifs qui lui ont été fixés : aider les jésuites et le gouvernement de la Province à se mobiliser pour l'apostolat social et aider les communautés à intégrer la dimension sociale dans leur projet apostolique, notamment à prendre en compte quatre domaines d'attention privilégiée et à voir ce qu'elles peuvent réaliser :
- en faveur du lien social dans les quartiers.
- pour le respect des immigrés et des réfugiés,
- pour la formation des jeunes défavorisés,
- pour qu'il y ait plus de solidarités avec les précaires et les exclus du travail.

Ces quatre domaines ont été travaillé sous forme de défi dans quatre groupes lors des "Assises pour un temps de justice" à Saint-Etienne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur le même sujet :

> Lettre du Père Général sur l'apostolat social

> "Affronter la réalité dans sa dimension sociale"

> Nouvelles de l'engagement social de la Compagnie de Jésus dans le monde

Voir aussi :

> Les communautés jésuites

> Constitutions et Normes compélmentaires de la Compagnie de Jésus

> Livres écrits par les Jésuites de la Province de France

> Portraits des Jésuites dans le monde