Retour à la page d'accueil
compagnons > réunion des supérieurs jésuites à Lalouvesc
spiritualité
C'est quoi ?
Ignace de Loyola
François-Xavier
Exercices Spirituels
compagnons
Communautés
Rencontres
Portraits
Nos 5 préférences
devenir sj
Récits
Jeunes jésuites
Vocation
Noviciat
Les derniers nés
missions
Culture
Jeunesse
Sciences
Vie spirituelle
Foi et justice
Hors frontière
Eglises
histoire
Chronologie
Par thèmes
Jésuites du XXe
Saints
sites internet
Jésuites
Chrétiens
Surprises
Site du mois
forums

Nous écrire

 

Les supérieurs de communautés
à Lalouvesc

Nous nous retrouvons à quarante-deux, les supérieurs de communauté de la Province de France (incluant la Grèce, l'Algérie et la Réunion) autour du Père Provincial et des deux vice-provinciaux.

Nous aurons trois jours de prière et de réflexion commune, alternant interventions personnelles, partage en petits groupes et débats en assemblée. La dernière matinée, François-Xavier Dumortier, dans une intervention finale, nous partagera ce qu'il recueille de ce travail.


Deux axes étaient proposés à notre réflexion :
¤ A partir de la question actuelle des vocations,
une méditation sur les dernières années de notre histoire pour éclairer
en quoi la Compagnie a été ou non un « corps appelant ».

¤ Une lecture des nouveaux statuts de la pauvreté et de la lettre du Père Général qui les accompagnait.

Il ne s'agissait pas de viser une quelconque synthèse intellectuelle sur ces deux questions, mais de nous ouvrir les uns aux autres à partir de là où nous étions touchés. Et c'est ce qui s'est passé, la durée, le silence et la prière le permettant, peu à peu et de proche en proche. Je retiens simplement ici, à titre d'exemples, quelques traces qui demeurent pour moi de ce partage. Jean Desigaux, Paul Desfarges et Jean-Marc Furnon

Dans quelle mesure la Compagnie a-t-elle été pour nous et pour d'autres un corps « appelant » ?
Nous avons été amenés à constater que l'appel à risquer notre vie dans l'Eglise et dans la Compagnie n'est fondé dans aucune image, fût-elle idéale, et n'est détruit par aucune image, fût-elle catastrophique.
A ce niveau de l'image, l'un de nous a pu dire :
« Je suis entré dans la Compagnie malgré la Compagnie. » Nous avons finalement été appelés « malgré nous ».

La seule expérience fondatrice de notre engagement est celle du pardon, de la libération de notre propre enfer. Au-delà de l'appel du « roi temporel », c'est-à-dire de toutes les générosités « humanitaires », l'appel du Christ est l'appel de celui qui, personnellement, m'a sauvé selon ce qui m'a été révélé dans l'expérience fondatrice qu'Ignace rappelle dans la première semaine des Exercices, expérience dont une certaine « spiritualité » de notre monde actuel prétendrait faire l'économie.

C'est seulement alors, dans cette liberté intérieure « ressuscitée » à travers le pardon, que nous pouvons inventer ou ré-inventer de nouvelles formes de vie et de partage permettant à cet appel fondamental de continuer à résonner au sein des nouveaux mouvements de la société et des cultures.

Philippe Robert

Sur ce point, ont été relevés, par exemple, les efforts pour reconstituer des communautés capables de résister à la pression du monde libéral, individualiste et technicien. Dans un autre domaine, il a été signalé la greffe de la tradition des Exercices spirituels sur le renouveau actuel, en particulier chez les jeunes, de l'appel au pèlerinage.

La lecture ensemble des statuts de la pauvreté nous a réunis dans la perspective d'un désir commun, au fondement même de notre vie religieuse, et en même temps toujours difficile à objectiver. Pierre Olry et Jean Collomb

Nous avons pourtant noté le besoin d'un cadre institutionnel précis, par exemple dans le domaine de l'utilisation des moyens techniques modernes sans cesse en développement, pour qu'un discernement personnel et communautaire puisse s'exercer avec le supérieur local qui ne soit pas livré à son seul sentiment.
Thierry Lamboley

La pauvreté religieuse est inséparable de la vie communautaire, dans laquelle rien ne nous appartient, et par là inséparable du désir de « dépendance » dans l'obéissance (permission, rendre compte).

Nous avons été frappés de l'insistance sur l'argent dans les statuts sur la pauvreté. Ceci a été repris par François-Xavier Dumortier dans son intervention finale où il nous a dit, en substance :
L'argent n'est pas un moyen comme un autre, il est l'occasion d'une dérive idolâtrique fondamentale. L'argent, c'est de la liberté « frappée ». La pauvreté à son égard touche à l'intime d'une vie, à la liberté, donc à l'obéissance.
La pauvreté a une « efficacité » propre en ce qui concerne notre ouverture à l'Absolu.

Paul Desfarges et Jean Desigaux

Revenant sur la question d'un corps qui « appelle », François-Xavier nous a rappelé que nous avions à interpréter la situation actuelle de la Compagnie et de l'Eglise dans la prière et non dans l'objectivation sociologique, en ne désespérant pas de l'initiative de Dieu, pas moins présente aujourd'hui qu'hier, et en reconnaissant que nous pouvons être plus vulnérables à la Parole de Dieu quand des décors sont tombés.

Michel FARIN sj
10 – 14 novembre 2004

 

 

Pour en savoir plus :

> Lalouvesc, terre de mission de Saint Jean-François Régis

> 34° congrégation générale :
"La formation permanente des supérieurs"

> 8e Partie des Constitutions de la Compagnie de Jésus

> 9e Partie des Constitutions de la Compagnie de Jésus

> Normes Complémentaires des Constitutions de la Compagnie de Jésus

> 34°
congrégation générale :
"La pauvreté"

> Suivre le Seigneur dans sa pauvreté

> 34°
congrégation générale :
"Unis avec le Christ en mission"

> Stages d'immersion de pauvreté

> Population et pauvreté : une rencontre jésuite à Delhi