Communiqué de Presse
n°20 du 1er Mars 2008, Rome
1er MARS
Une session spéciale
Tous les jours, un petit groupe de lecteurs et de musiciens dirige la prière du matin. Le 1 mars, le nombre particulièrement élevé de lecteurs et de musiciens suscitait la curiosité de bon nombre des délégués. Il y avait les représentants de tous ceux qui avec soin et créativité avaient préparé les hymnes, les lectures et les invocations pour chaque jour de la Congrégation. Tous les thèmes concernés par la Congrégation étaient intégrés dans les prières du matin : les Frères (le 24 février), les Scolastiques (le 26 février), les Supérieurs (le 27 février) et les jésuites âgés (28 février). D'autres jours – en considération de la mission de la Compagnie – les prières faisaient écho des sujets plus universels: l'Église d'aujourd'hui, Jésus Lumière du monde, l'Obéissance apostolique, etc.
La surprise au début de la session n'a pas été accueillie par des applaudissements, que les délégués adressaient au groupe de liturgistes. Bien que la prière finale y fit allusion, demandant de « bénir votre serviteur – le Père Peter-Hans Kolvenbach – et de lui donner la grâce pour continuer son travail dans votre vigne – cèdre du Liban situé au bord des eaux du fleuve… », la Commission de coordination surprit le Père Kolvenbach avec une cérémonie très simple pour lui dire au revoir. Le Père Général s'excusa de surprendre le Père Kolvenbach en disant : « afin d'éviter qu'il ne vienne pas à la session, au cas où il aurait deviné ce qui a été préparé, nous avons dû le kidnapper (highjack, lo hemos raptado). » Le Père Nicolás a réussi à combiner merveilleusement dans son discours la gratitude évidente de la Compagnie avec un brin d'humour pour ne pas mettre dans l'embarras le Père Kolvenbach avec les paroles d'appréciation.
À partir du 14 janvier, le jour où sa renonciation fut acceptée, le Père Kolvenbach s'est transformé tout naturellement en un membre comme tous les autres de la communauté, sans privilèges ni distinction. La seule chose qui le distingue de ses confrères est la soutane qu'il a toujours portée.
Bien que les lettres et instructions envoyées à toute la Compagnie durant ses 25 années de gouvernement aient été les sources les plus citées lors du travail des commissions chargées de rédiger les ébauches des textes pour la 35 ème Congrégation Générale, le Père Kolvenbach n'est jamais intervenu. Il occupait silencieusement son siège – numéro 207. À la fin de la session, le secrétaire de la Congrégation lui a donné une icône, cadeau traditionnel dans l'Église orientale pour dire au revoir. Le Père Kolvenbach la vénéra et la leva pour la montrer à la Congrégation. Sans rien dire – discret comme il est – il retourna à sa place ; serein et digne sous les applaudissements des délégués. Le Père Nicolás ajouta que la choix de l'icône comme cadeau était pour éviter que le Père Kolvenbach la donne à la première personne qu'il croiserait dans le couloir.
Le 2 mars, le Père Kolvenbach se rendra en Allemagne pour quelques jours. Il rentrera à la Curie le 7 mars et partira le 9 pour le Liban, sa nouvelle destination.
Dans cette dernière semaine de la Congrégation, son travail procède avec une rapidité inégalée. Le vote indicatif des différents documents a indiqué aux commissions chargées de la rédaction de la version définitive, l'opinion de l'Assemblée. En tenant compte de ces indications, les commissions continuent à travailler et réviser les ébauches précédentes.
Au fur et à mesure que le vote final s'approche, l'aula se remplit d'une certaine tension. Un programme détaillé – résultat de quelques calculs et prévisions difficiles – rassure les délégués que la fin de la Congrégation est fixée au 6 mars.
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Le Père Général a nommé deux conseillers généraux nouveaux :
le Père Orlando Torres (Puerto Rico)
et le Père Joseph Daoust (Detroit).
Le Père Torres continue sa charge comme conseiller de formation et le Père Daoust sera le délégué du Père Général pour les Maisons Interprovinciales à Rome.
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Le Père Général a informé les délégués que vues les catastrophes naturelles qui ont touché l'Équateur et la Région de Bukavu de la République Démocratique du Congo, il a fait une contribution financière de € 30.000 du FACSI (Fond des Actions Charitables de la Compagnie de Jésus).
Au début février, un fort tremblement de terre a endommagé gravement les bâtiments de deux institutions de la Compagnie à Bukavu : le Collège Alfajiri et le Centre de Spiritualité Amani. Chaque institution recevra une contribution de € 10.000 du FACSI.
En Équateur, le Hogar de Cristo a construit des maisons populaires pour 16.000 familles parmi lesquelles beaucoup ont subi des dégâts considérables suite aux inondations qui durent depuis des semaines.
Le Père Général a profité de cette situation pour encourager les Provinces de continuer leurs contributions au FACSI qui assurent l'aide financière aux Provinces touchées par des catastrophes naturelles.
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