Retour à la page d'accueil
compagnons > 35ème CG > les décrets > décret 3
spiritualité
C'est quoi ?
Ignace de Loyola
François-Xavier
Exercices Spirituels
compagnons
Communautés
Rencontres
Portraits
Nos 5 préférences
devenir sj
Récits
Jeunes jésuites
Vocation
Noviciat
Les derniers nés
missions
Culture
Jeunesse
Sciences
Vie spirituelle
Foi et justice
Hors frontière
Eglises
histoire
Chronologie
Par thèmes
Jésuites du XXe
Saints
sites internet
Jésuites
Chrétiens
Surprises
Site du mois
forums

Nous écrire

 

Décret 3
Défis pour notre mission aujourd'hui

Fallait-il un décret pour redire la mission des jésuites aujourd'hui ? Oui. Ne serait-ce que pour confirmer les grandes orientations des 32ème et 34ème Congrégations Générales. Elles restent d'actualité et nous avons bien vu combien il nous faut du temps et de l'énergie pour les mettre en oeuvre concrètement. Le risque court toujours de tenir des beaux discours qui ne se traduisent jamais en engagement.

"Nous voulons réaffirmer cette mission qui donne sens à notre vie religieuse apostolique dans l’Eglise :
« Dès lors, le but de notre mission (le service de la foi) et son principe intégrateur (la foi orientée vers la justice du Royaume) sont en relation dynamique avec la proclamation inculturée de l’Évangile et le dialogue avec d’autres traditions religieuses, comme dimensions essentielles de l’évangélisation »." (§3)

La confirmation de cette mission s'opère toutefois dans un monde qui a connu de profonds bouleversements. Le décret s'attarde donc à prendre en compte ce nouveau contexte pour la mission. Parmi ses caractéristiques, la révolution de la communication et ses paradoxes croissants tiennent un grand rôle.

"Nous vivons dans une culture qui privilégie l’autonomie et le présent, alors que le monde est en si grand besoin de construire un avenir solidaire. Nous disposons de meilleurs moyens de communication, mais beaucoup font l’expérience de l’isolement et de l’exclusion. Certains ont tiré grand profit de la situation, tandis que d’autres ont été marginalisés ou exclus. Les frontières s’ouvrent chaque jour davantage mais on ressent le besoin d’affirmer et de défendre des identités locales ou particulières. Nos connaissances scientifiques ont atteint les profondeurs mystérieuses de la vie, alors que la simple dignité de la vie est menacée, sans parler de l’avenir de la planète." (§11)

En réponse à ces paradoxes et ces tensions, nous ressentons un appel à établir des relations justes (avec les autres, avec Dieu, avec la création). Relisant la vie de Jésus dans les Evangiles et celle d'Ignace de Loyola et des premiers compagnons, nous réalisons combien les jésuites sont des hommes envoyés aux frontières qu'il s'agit de traverser. Que ce soit la frontière entre riches et pauvres, ou entre lettrés et ignorants. Et le décret poursuit en affirmant : "La tradition des jésuites de bâtir des ponts par-dessus les barrières devient cruciale dans le contexte du monde d’aujourd’hui." (§17)

La mondialisation a été largement au coeur des débats de la Congrégation Générale :

"La mondialisation a accéléré l’expansion d’une culture dominante qui a apporté à beaucoup un large accès à l’information et au savoir, un sens accru de l’individu et de sa liberté de choix et une ouverture aux idées et valeurs nouvelles à travers le monde. En même temps, cette culture dominante est marquée de subjectivisme, de relativisme moral, d’hédonisme et de matérialisme pratique qui conduisent à une « vision erronée ou superficielle de Dieu et de la personne humaine »." (§20)

Autre nouvelle donne du contexte dans lequel se déroule notre mission : l'apparition des fondamentalismes religieux.

"Nous vivons dans un monde où abondent religions et cultures. L’érosion des croyances religieuses traditionnelles et la tendance à homogénéiser les cultures ont renforcé toute une variété de fondamentalismes religieux. La foi en Dieu est de plus en plus utilisée pour diviser les gens et les communautés et pour créer des polarisations et des tensions qui déchirent le tissu même de notre vie sociale. Tous ces changements nous appellent à travailler aux frontières de la culture et de la religion." (§22)

Tous ces défis, nombreux, demandent un travail patient où l'intelligence et l'effort de la réflexion sont des parties intégrantes de l'oeuvre d'évangélisation.

"La complexité des problèmes que nous affrontons et la richesse des possibilités offertes demandent que nous bâtissions des ponts entre riches et pauvres, établissant des liens de soutien mutuel entre ceux qui détiennent le pouvoir politique et ceux qui ont du mal à faire connaître leurs intérêts. Notre apostolat intellectuel fournit une aide inestimable pour la construction de ces ponts, nous offrant de nouvelles façons de comprendre en profondeur les mécanismes et les liens entre nos problèmes actuels." (§28)

En conclusion, le décret voté par la 35ème Congrégation Générale fait siennes les 5 préférences apostoliques que le Père Kolvenbach avait proposées à toute la Compagnie : l'Afrique, la Chine, l'apostolat intellectuel, les maisons interprovinciales de Rome et les réfugiés. Mais le dernier mot est pour cette mission de réconciliation à laquelle nul ne peut se soustraire aujourd'hui :

"Dans ce contexte global, il est important de souligner le potentiel extraordinaire que nous avons comme corps international et multiculturel. Mettre en oeuvre les possibilités que cela nous donne peut non seulement accroître l’efficacité apostolique de notre travail, mais également, dans un monde fragmenté et divisé, témoigner de la réconciliation dans la solidarité de tous les enfants de Dieu." (§ 43)

Pour lire l'intégralité du décret au format pdf,
cliquez ici >>>

 

 

Pour en savoir plus :

> décret 3 en verison pdf

> Retour sur la 35ème Congrégation Générale

> Les autres décrets