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Saint-Etienne - Lalouvesc

COMMUNAUTE JESUITE
3 rue Jules Serret
42000 SAINT ETIENNE
Tél : 04 77 32 32 43
Fax : 04 77 37 91 62

11 rue Clément Janequin
4200 SAINT ETIENNE
Tél : 04 77 92 59 13

Maison Saint Régis
07520 – LA LOUVESC
Tél : 04 75 67 82 00

Dix jésuites à Saint-Étienne et La Louvesc

Dix jésuites, c'est peu ! Vivant en trois lieux d'implantations en ville et à La Louvesc : pas simple donc de jouer la carte de l'unité ! Aussi sommes-nous attentifs à être tous présents à nos week-ends communautaires, dans le petit village de La Louvesc. La diversité de nos engagements, de nos formations et celle de nos âges est une invitation à progresser dans l'écoute, à renoncer à ce qui en nous serait trop vite certitude. Nos réunions de communauté tirent leur richesse de l'engagement de notre parole.

Des établissements d'enseignement

Les jésuites ne sont arrivés à Saint-Étienne que tardivement, en 1850. La Compagnie de Jésus venait, 35 ans plus tôt, d'être rétablie en France, et de rares jésuites avaient assuré des prédications quand un groupe de familles patronales demanda la création d'un collège. Initialement prévu pour les seuls externes, le collège Saint-Michel a rapidement accueilli des demi-pensionnaires puis des internes. Il a rarement atteint le nombre des 300 élèves, et ce jusque vers les années 1950. On aime citer les noms des deux maréchaux de France, Fayolle et Foch, parmi les anciens. Et, parmi les directeurs, celui du Père Pierre Lyonnet (1906-1949) qui, au sortir de la dernière guerre, sut ouvrir le collège aux familles plus modestes.

Michel Barthe-Dejean

Aujourd'hui ce que l'on appelle l'Externat Saint-Michel regroupe cinq secteurs : primaire, collège et lycée, enseignement supérieur pour les professions paramédicales et institut de masso-kinésithérapie : actuellement 1942 élèves ou étudiants, 119 enseignants. Le directeur en est Monsieur Maurice Thivillier. Trois jésuites participent à la pastorale, à la formation humaine, à la pédagogie : Michel Barthe-Dejean, Manuel Grandin, Olivier de Framond. L'établissement aspire à accueillir, comprendre, et former les jeunes pour être acteurs et « serviteurs » dans la société. De nouvelles formes pédagogiques sont proposées :

•  Depuis une dizaine d'années, les élèves de Première consacrent une partie de leur mardi après-midi à une activité sociale (soutien scolaire, visite aux personnes âgées, foyer SDF…).

•  Les Terminales, depuis maintenant 5 ans, trouvent beaucoup de goût à s'exercer à une disputatio  : une journée entière, ils ont à soutenir, de façon orale et contradictoire, le sujet qui leur est proposé : la justice, la démocratie, l'obéissance…

•  Les collégiens et lycéens commencent à s'intéresser aux rencontres inter-établissements jésuites.

•  Le MEJ (Mouvement Eucharistique des Jeunes), très florissant vers les années 85, vient juste de reprendre pied dans trois des classes du collège.

Prothésiste dentaire

Un autre établissement, né en 1908 à l'initiative du Père Denis Jourjon, s'est attaché aux jeunes du monde professionnel. Le premier atelier d'apprentissage, aujourd'hui le Lycée Le Marais Sainte-Thérèse est un établissement d'enseignement professionnel pour les filières de mécanique générale, rectification et structures métalliques. Les difficultés de recrutement ont conduit à mettre en place en parallèle un centre de formation continue (plus de 300 adultes/jeunes pour plus de 25 000 heures viennent y chercher formation et/ou perfectionnement).

Pour les plus jeunes, de nouvelles filières ont été ouvertes : opticien-lunetier, prothésiste-dentaire, micro-informatique et réseaux. Le Père Thang Nguon, adjoint du directeur laïc, Monsieur Bernard Lassablière, a la responsabilité, entre autres, de la formation humaine (les « Heures Pour Réfléchir ») . Une partie significative des 270 élèves sont issus de l'immigration. Grâce à l'optique lunetterie et les prothésistes dentaires, les filles représentent le quart de l'effectif.

Depuis 1993, à l'AFEP - Association Forézienne d'Écoles de Production - les élèves produisent des objets correspondant à des commandes industrielles ou venant de particuliers et de collectivités, soit en mécanique, soit en métallerie. Les élèves, ces jeunes ouvriers, une bonne trentaine accueillis de 15 à 18 ans, trouvent là un lieu pour obtenir un niveau de qualification reconnue, en privilégiant les heures de travail sur machine aux temps d'enseignement théorique, qui tentent tout de même de leur assurer les bases essentielles de la langue française, des mathématiques, et même du dessin industriel. Monsieur Antoine Martin en est le directeur.

Solidarité

La présence de la Compagnie est forte aussi dans le quartier populaire, non loin de ces deux établissements techniques et du stade Geoffroy Guichard - Le Chaudron  ! Dès 2000, le Frère Édouard Guignard a créé l'ASIM, Accueil Solidarité Insertion Montreynaud. Il lui fallait accueillir une vingtaine de personnes marginalisés par de trop nombreuses difficultés, ce qui lui vaut d'être parfois appelé l'Abbé Pierre de Montreynaud. Un local leur a été ouvert pour la plupart de leurs repas de midi et les activités d'insertion leur sont proposées, un lieu d'amitié.

Le Père Jean-Paul Lepercq continue de soutenir la nouvelle équipe directrice animée par Monsieur Loup Thiollier, surtout qu'il leur faut accueillir un grand nombre de demandeurs d'asile arrivant sans cesse à Saint-Étienne. Les locaux actuels ne suffisent plus.

Jean-Paul Lepercq

Edouard Guignard et Louis Thiollier, président de l'ASIM


Montreynaud, le jour du vide grenier d'ASIM

Au service des paroisses

Les jésuites de Saint-Étienne ont toujours eu de bonnes relations avec le diocèse. Dans les années 90, le Père Claude Charvet œuvrait pour une plus grande collaboration entre les aumôneries des établissements privés et publics, ce qui n'était pas une pratique courante dans les autres diocèses. Plusieurs d'entre nous participent à certains conseils diocésains de l'évêque. Le Père Pierre Jubert est membre d'une équipe pastorale en paroisse, et notre évêque, le Père Dominique Lebrun, vient de confier la paroisse du quartier de Montreynaud au Père Michel Barthe-Dejean, non pour y être le curé mais l'accompagnateur d'une équipe pastorale animée par Madame Odile Poitau.

Les propositions ignatiennes

Plusieurs d'entre nous accompagnent le Mouvement Eucharistique des Jeunes (MEJ) ou la Communauté Vie Chrétienne (CVX ), les Jeunes Volontaires Européens (JVE), ou encore les retraites dans la vie, tandis que le Père Michel Roger, supérieur de la communauté, a reçu du Provincial de France, le Père Jean-Yves Grenet, délégation pour l'Apostolat Spirituel des Exercices Spirituels. Enfin, plusieurs laïcs se proposent de faire naître, comme dans d'autres diocèses les Chemins Ignatiens-Saint-Étienne.

Complétons la présentation de la communauté, par celle des deux jésuites, André Gilardi et Pierre Iratzoquy, qui, dans le nord de l'Ardèche, à 65 kilomètres de Saint-Étienne, assurent à La Louvesc tous les services de la paroisse et du pèlerinage. C'est là que Saint François Régis est venu mourir d'épuisement à Noël 1640. Apôtre du Vivarais, Jean-François Régis est très aimé des Stéphanois. Il est aussi le patron de la Province de France. L'histoire de Saint François Régis >>

(rédaction générale : Pierre Jubert sj)

Les Jardins Volpette

En 1895, le Père Félix Volpette, un jésuite du collège Saint-Michel, a eu l'idée d'organiser des jardins ouvriers à Saint-Étienne pour « enserrer toute la ville noire dans une riante ceinture de jardins  ». Son but était « d'aider l'ouvrier, d'occuper ses loisirs, et de lui rendre ses racines rurales. » Aujourd'hui, plus de 40 jardins ouvriers entourent la ville de Saint-Étienne.

Père Volpette

JVE (Jeunes Volontaires Européens) par Manuel Grandin

Avec les JVE durant 10 mois, des jeunes choisissent de se mettre, comme bénévoles, au service des plus démunis de notre société (soutien scolaire, gens du voyage, jeunes apprentis de l'AFEP…), de faire l'expérience d'une vie commune , de suivre une formation à la fois spirituelle (tradition ignatienne) et humaine (connaissance de soi, gestion de conflits…). La proposition est modeste car elle concerne chaque année de 3 à 6 volontaires et nos moyens ne sont pas énormes. Elle est aussi ambitieuse : ils doivent s'ouvrir à des réalités nouvelles (en milieu populaire, interculturel, interreligieux), traverser les peurs face à leur propre avenir, approfondir leur foi et leurs appels. Un vrai lieu de mixité sociale et d'accompagnement concret pour des jeunes, issus de familles chrétiennes, ou recommençants.


avec les JVE

1er rang : Thang Nguon,
2ème rang : André Gilardi, Pierre Iratzoquy, Michel Barthe-Dejean, Edouard Guignard, Manuel Grandin,
3ème rang : Jean-Paul Lepercq, Pierre Jubert, un novice, Olivier de Framond, et Michel Roger


 

Voir aussi :

> Qui est saint François-Régis ?

> Quel fut l'itinéraire de Saint François-Régis jusqu'à Lalouvesc

> Constitutions et Normes complémentaires de la Compagnie de Jésus

> Livres écrits par les Jésuites de la Province de France

> Portraits des Jésuites dans le monde

> Jésuite en six clics !