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Saint-Etienne - Lalouvesc
11 rue Clément Janequin Maison Saint Régis Dix jésuites à Saint-Étienne et La Louvesc Dix jésuites, c'est peu ! Vivant en trois lieux d'implantations en ville et à La Louvesc : pas simple donc de jouer la carte de l'unité ! Aussi sommes-nous attentifs à être tous présents à nos week-ends communautaires, dans le petit village de La Louvesc. La diversité de nos engagements, de nos formations et celle de nos âges est une invitation à progresser dans l'écoute, à renoncer à ce qui en nous serait trop vite certitude. Nos réunions de communauté tirent leur richesse de l'engagement de notre parole. Des établissements d'enseignement Les jésuites ne sont arrivés à Saint-Étienne que tardivement, en 1850. La Compagnie de Jésus venait, 35 ans plus tôt, d'être rétablie en France, et de rares jésuites avaient assuré des prédications quand un groupe de familles patronales demanda la création d'un collège. Initialement prévu pour les seuls externes, le collège Saint-Michel a rapidement accueilli des demi-pensionnaires puis des internes. Il a rarement atteint le nombre des 300 élèves, et ce jusque vers les années 1950. On aime citer les noms des deux maréchaux de France, Fayolle et Foch, parmi les anciens. Et, parmi les directeurs, celui du Père Pierre Lyonnet (1906-1949) qui, au sortir de la dernière guerre, sut ouvrir le collège aux familles plus modestes. Michel Barthe-Dejean Aujourd'hui ce que l'on appelle l'Externat Saint-Michel regroupe cinq secteurs : primaire, collège et lycée, enseignement supérieur pour les professions paramédicales et institut de masso-kinésithérapie : actuellement 1942 élèves ou étudiants, 119 enseignants. Le directeur en est Monsieur Maurice Thivillier. Trois jésuites participent à la pastorale, à la formation humaine, à la pédagogie : Michel Barthe-Dejean, Manuel Grandin, Olivier de Framond. L'établissement aspire à accueillir, comprendre, et former les jeunes pour être acteurs et « serviteurs » dans la société. De nouvelles formes pédagogiques sont proposées : Depuis une dizaine d'années, les élèves de Première consacrent une partie de leur mardi après-midi à une activité sociale (soutien scolaire, visite aux personnes âgées, foyer SDF…). Les Terminales, depuis maintenant 5 ans, trouvent beaucoup de goût à s'exercer à une disputatio : une journée entière, ils ont à soutenir, de façon orale et contradictoire, le sujet qui leur est proposé : la justice, la démocratie, l'obéissance… Les collégiens et lycéens commencent à s'intéresser aux rencontres inter-établissements jésuites. Le MEJ (Mouvement Eucharistique des Jeunes), très florissant vers les années 85, vient juste de reprendre pied dans trois des classes du collège. Prothésiste dentaire Un autre établissement, né en 1908 à l'initiative du Père Denis Jourjon, s'est attaché aux jeunes du monde professionnel. Le premier atelier d'apprentissage, aujourd'hui le Lycée Le Marais Sainte-Thérèse est un établissement d'enseignement professionnel pour les filières de mécanique générale, rectification et structures métalliques. Les difficultés de recrutement ont conduit à mettre en place en parallèle un centre de formation continue (plus de 300 adultes/jeunes pour plus de 25 000 heures viennent y chercher formation et/ou perfectionnement).
Depuis 1993, à l'AFEP - Association Forézienne d'Écoles de Production - les élèves produisent des objets correspondant à des commandes industrielles ou venant de particuliers et de collectivités, soit en mécanique, soit en métallerie. Les élèves, ces jeunes ouvriers, une bonne trentaine accueillis de 15 à 18 ans, trouvent là un lieu pour obtenir un niveau de qualification reconnue, en privilégiant les heures de travail sur machine aux temps d'enseignement théorique, qui tentent tout de même de leur assurer les bases essentielles de la langue française, des mathématiques, et même du dessin industriel. Monsieur Antoine Martin en est le directeur. Solidarité
Jean-Paul Lepercq Edouard Guignard et Louis Thiollier, président de l'ASIM
Au service des paroisses Les jésuites de Saint-Étienne ont toujours eu de bonnes relations avec le diocèse. Dans les années 90, le Père Claude Charvet œuvrait pour une plus grande collaboration entre les aumôneries des établissements privés et publics, ce qui n'était pas une pratique courante dans les autres diocèses. Plusieurs d'entre nous participent à certains conseils diocésains de l'évêque. Le Père Pierre Jubert est membre d'une équipe pastorale en paroisse, et notre évêque, le Père Dominique Lebrun, vient de confier la paroisse du quartier de Montreynaud au Père Michel Barthe-Dejean, non pour y être le curé mais l'accompagnateur d'une équipe pastorale animée par Madame Odile Poitau.
Les propositions ignatiennes Plusieurs d'entre nous accompagnent le Mouvement Eucharistique des Jeunes (MEJ) ou la Communauté Vie Chrétienne (CVX ), les Jeunes Volontaires Européens (JVE), ou encore les retraites dans la vie, tandis que le Père Michel Roger, supérieur de la communauté, a reçu du Provincial de France, le Père Jean-Yves Grenet, délégation pour l'Apostolat Spirituel des Exercices Spirituels. Enfin, plusieurs laïcs se proposent de faire naître, comme dans d'autres diocèses les Chemins Ignatiens-Saint-Étienne. Complétons la présentation de la communauté, par celle des deux jésuites, André Gilardi et Pierre Iratzoquy, qui, dans le nord de l'Ardèche, à 65 kilomètres de Saint-Étienne, assurent à La Louvesc tous les services de la paroisse et du pèlerinage. C'est là que Saint François Régis est venu mourir d'épuisement à Noël 1640. Apôtre du Vivarais, Jean-François Régis est très aimé des Stéphanois. Il est aussi le patron de la Province de France. L'histoire de Saint François Régis >> (rédaction générale : Pierre Jubert sj)
En 1895, le Père Félix Volpette, un jésuite du collège Saint-Michel, a eu l'idée d'organiser des jardins ouvriers à Saint-Étienne pour « enserrer toute la ville noire dans une riante ceinture de jardins ». Son but était « d'aider l'ouvrier, d'occuper ses loisirs, et de lui rendre ses racines rurales. » Aujourd'hui, plus de 40 jardins ouvriers entourent la ville de Saint-Étienne. Père Volpette
JVE (Jeunes Volontaires Européens) par Manuel Grandin Avec les JVE durant 10 mois, des jeunes choisissent de se mettre, comme bénévoles, au service des plus démunis de notre société (soutien scolaire, gens du voyage, jeunes apprentis de l'AFEP…), de faire l'expérience d'une vie commune , de suivre une formation à la fois spirituelle (tradition ignatienne) et humaine (connaissance de soi, gestion de conflits…). La proposition est modeste car elle concerne chaque année de 3 à 6 volontaires et nos moyens ne sont pas énormes. Elle est aussi ambitieuse : ils doivent s'ouvrir à des réalités nouvelles (en milieu populaire, interculturel, interreligieux), traverser les peurs face à leur propre avenir, approfondir leur foi et leurs appels. Un vrai lieu de mixité sociale et d'accompagnement concret pour des jeunes, issus de familles chrétiennes, ou recommençants.
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Jésuites : serviteurs
de la mission du Christ - © Compagnie de Jésus |