![]() |
![]() |
||
|
|
COMMUNAUTÉ Accéder tout de suite à la galerie de portraits >>> Aux origines
Au fil des ans Peu avant le début de la Seconde Guerre Mondiale, donc, les pères et frères investirent leur nouvelle résidence : quelque cinquante chambres dans le bâtiment principal et presque autant dans les immeubles ayant échappé à la démolition. Ce fut le commencement d'une histoire... qui n'est pas terminée. Prédicateurs, théologiens, aumôniers en tout genre, professeurs et spécialistes en sciences diverses se côtoyaient dans la ruche active et silencieuse à la fois. Tous, avec des charismes divers, ont bien travaillé dans la vigne du Seigneur ; quelques-uns ont atteint la notoriété, comme le Cardinal de Lubac ou le Père Riquet. Le 42 a été pendant longtemps la résidence du Supérieur Provincial de Paris avant que les quatre "Provinces" de France ne soient réunies en une seule. Christian Rigard-Cerison, hôtelier actuel Dès ses débuts, la rue de Grenelle eut une vocation hôtelière. Les jésuites du monde entier savent qu'ils peuvent loger au 42 lorsqu'ils passent à Paris, que ce soit pour une nuit ou pour trois mois. Le 7 ème étage, conçu spécialement pour les hôtes, se révéla rapidement insuffisant, mais, dans le dédale des couloirs, le P. Hôtelier découvre toujours une chambre disponible. A la fin des années cinquante, un bon nombre de jeunes jésuites tant français qu'étrangers, venaient à Paris envoyés par leurs Supérieurs pour préparer diplôme ou doctorat. Pour les recevoir en communauté, des étages furent ajoutés au-dessus de la chapelle, de la bibliothèque et des communs. Ce "juvénat scientifique" eut sa double décennie de prospérité. Les effectifs permanents de la communauté dépassèrent alors la centaine. La maison continue d'ailleurs d'être le siège de ce qu'on appelait les "procures", c'est-à-dire des bureaux au service des anciennes "missions" de Chine, du Proche-Orient, d'Afrique, de Madagascar ; par la grâce de Dieu, toutes ces régions sont aujourd'hui des "Provinces" à part entière. Tout cela fait qu'on entend pas mal de langues en plus du français, au 42, notamment l'espagnol et l'anglais.
Claude Guillocheau
Au quotidien Les échanges ont toujours été importants entre compagnons, échanges d'idées, d'expérience... Le jésuite d'un certain âge qui est nommé dans la communauté du 42 après une vie apostolique très active, apporte avec lui une riche expérience humaine et spirituelle. Il y retrouve des frères qu'il connaît généralement mais qui ont eu souvent des parcours très différents. Et il lui arrive de constater que les options ou convictions des uns et des autres, au plan apostolique ou spirituel, divergent parfois des siennes. Les personnalités se complètent, s'affrontent parfois. La fraternité résiste, s'approfondit, jusqu'au dépouillement. Tous restent compagnons de Jésus, fils de saint Ignace. Tous sont disponibles pour les services qu'ils peuvent rendre, dans la maison ou à l'extérieur. L'Eucharistie plus que jamais est au centre de la vie de la communauté. Chacun y participe de manière à la fois très fraternelle et très personnalisée. La messe du dimanche réunit tous les compagnons présents y compris les plus handicapés dans leurs fauteuils roulants. L'homélie est faite à tour de rôle. En semaine, la messe de midi attire quelques fidèles de l'extérieur. Celle de 8h du matin, plus discrète, voit aussi ses habitués de l'extérieur qui l'apprécient avant de se rendre à leur travail. Les pères et frères de "Soins et Repos" qui ne peuvent facilement descendre à la chapelle principale ont l'eucharistie dans leur chapelle. Sortie au parc animalier de Thoiry
L'été 2005 a connu une présence accrue de jeunes hôtes jésuites venus pour apprendre ou perfectionner leur français. L'hôtellerie a dénombré dix-neuf nationalités différentes. On a particulièrement remarqué ceux de l'Europe de l'Est : Pologne, Tchéquie, Slovaquie et Slovénie, Hongrie, Ukraine... Pendant l'année universitaire, la jeunesse n'est pas tout à fait absente. Les étudiants qui fréquentent le "Centre Saint-Guillaume" - l'aumônerie de Sciences-Po - ne passent pas inaperçus, même si le Centre, locataire en façade du 42, est animé par un jésuite qui n'est pas de la communauté. Et lors de la fête du personnel, début janvier, les enfants envahissent la maison... De temps en temps, l'un de nous arrive au terme de sa vie terrestre. Ceux qui restent se réunissent autour de son cercueil pour l'eucharistie d'adieu, l'absoute, l'inhumation. Quel que soit le nombre des parents et amis qui se joignent à la prière de la communauté, tout se déroule dans le recueillement, l'espérance, la paix. Avec toute la famille ignatienne, la Communauté s'apprête à célébrer dans l'action de grâce les jubilés de 2006 : ne porte-t-elle le nom de l'un des trois « jubilaires » ? Très longue vie donc à la communauté Saint François-Xavier, à Paris, 42 rue de Grenelle !
De gauche à droite : Robert Enon, Philippe Akermann, Pierre Rouquette, Bernard de Boissière
Gustave Martelet et François Venard et Paul Watrelot au loin
Xavier de Buyer à gauche et Xavier-Léon Dufour à droite Un des membres de notre communauté avait fêté ses 100 ans.
quelques photos avec le dévoué personnel soignant
avec Michel Rougé
à gauche François Denantes
à l'occasion d'une fête, un groupe de musique bretonne Cliquez pour voir d'autres photos de la communauté
|
|
Jésuites : serviteurs
de la mission du Christ - © Compagnie de Jésus |