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Constantine

Présentation de la communautéCOMMUNAUTE JESUITE
55 rue Benloucif Kamel
DZ 25000 CONSTANTINE
Tél : (00 213) 31 94 22 92
Fax : (00 213) 31 94 66 21

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Chrétiens et musulmans peuvent-ils vivre ensemble ? Oui. La vie de notre communauté jésuite avec nos amis algériens est un signe de cette rencontre respectueuse et fraternelle. Sur cette page tu trouveras : Notre mission d'aider les âmes sans distinction de religion. Notre histoire, plus de 150 ans d'existence. L'apprentissage de l'arabe si difficile, mais si intéressant. Notre quartier, El Jézarin, au centre de la vieille ville. Notre Eglise toute petite, diverse et vivante. Et beaucoup plus...

Notre mission

Nous sommes envoyés ici pour vivre la grâce de la rencontre, ferment d'une fraternité qui franchit les frontières culturelles et religieuses. A la suite d'Ignace, nous désirons « aider les âmes », attentifs et respectueux du mystère de chaque personne.

Notre but n'est pas de faire du prosélytisme, mais de participer à la croissance humaine et spirituelle des hommes de ce pays, dans le respect de nos différences : un dialogue de vie et d'action qui nous fait progresser les uns par les autres.

En rencontrant les gens dans leur langue et leur culture, nous devenons contemplatifs et serviteurs du travail de Dieu dans les cours.

Nous sommes aussi au service des chrétiens présents en Algérie.

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Notre histoire

Notre communauté à Constantine a plus de 150 ans d'existence. Durant la période coloniale, les Pères étaient des « missionnaires diocésains ». Pour le service des chrétiens européens, ils parcouraient le diocèse, à cheval ou à bicyclette, pour prêcher retraites, missions, carêmes, communions solennelles.

Pendant toute la guerre de libération, les Pères ont su conserver et approfondir le climat de confiance et d'amitié avec les voisins algériens du quartier. C'est donc sans difficulté qu'après l'indépendance, alors que la quasi-totalité des européens avaient quitté le pays, la communauté a pu rester dans sa maison et participer aux activités du comité de quartier pour la propreté, l'alphabétisation et diverses activités culturelles.Après l'indépendance l'Algérie s'est tourné vers son développement. Nous avons pu alors servir le pays par une insertion professionnelle dans des structures d'Etat.

Puis l'Algérie s'est ouverte au multipartisme. La montée de l'islamisme lui a fait connaître dix années difficiles de violence qui a aussi atteint des membres de notre Eglise. La fidélité aux liens tissés avec le pays nous a permis de faire le choix de rester.

Depuis le pays tente de panser ses plaies. Le passage au libéralisme accentue les tensions sociales. Trouver du travail est aujourd'hui plus difficile. L'insertion commence le plus souvent par des ouvres d'Eglise, comme la bibliothèque Dilou.

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Apprentissage de l'arabe

Pour mieux rencontrer nos frères algériens et comprendre leur culture si différente, nous avons besoin de parler la langue du pays, l'arabe.

Comme il n'y a pas beaucoup d'étrangers à Constantine, il n'existe pas d'institut qui enseigne l'arabe. La communauté organise donc des cours particuliers d'arabe dialectal et littéraire.

L'arabe est une langue difficile, mais Allah isbborna, Dieu nous donne la patience pour l'apprendre.

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Notre quartier

Le quartier dit « des bouchers » (en arabe El Jézarin ), au cour de la médina : un quartier de petits commerces (gargotes, tripiers, petits artisans, chaussures, bijouteries, vendeurs à la sauvette).

Présents depuis 1857, les jésuites font partie du paysage. Le souvenir de François d'Oncieu (surnommé Abdelaziz), mort en 2001, reste vivant et vénéré.

L'ancienne chapelle, désaffectée, abrite une école de couture pour jeunes sourdes - muettes. La maison devenue trop vaste est partagée avec deux familles algériennes, dans un porte à porte amical.

Un style de vie simple met à l'aise les nombreux visiteurs. Des relations cordiales se maintiennent ou se développent avec le voisinage. Cette habitation nous donne une insertion naturelle au sein de la population.

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Eglise

La petite Eglise Catholique de Constantine passe presque inaperçue. Mais, sa place modeste, son ouverture au pays, son désintéressement, son universalisme en font une « Eglise pour les autres ».

Nous participons à l'animation des communautés chrétiennes du diocèse, à Constantine, et dans les villes voisines (Tébessa, Bir el Ater, Chéchar, Grarem, Sétif). Et les plus jeunes d'entre nous font de leur inculturation et de l'apprentissage de la langue un service d'Eglise.

Notre paroisse de Constantine est à l'image de la diversité de l'Eglise en Algérie : une moitié de religieux, religieuses et prêtres, une moitié d'étudiants principalement d'Afrique subsaharienne, quelques épouses chrétiennes d'Algériens, et autres disciples.

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Voir aussi :

> Présentation des jésuites de Constantine

> François d'Oncieu, un jésuite qui a marqué Constantine

> La bibliothèque Dilou

> Le groupe des "deux rives"

> Les jésuites et l'Islam

> Portraits des Jésuites dans le monde

> Jésuite en six clics !