Archives : Notre histoire

Décès du cardinal Korec, jésuite et figure de l’Eglise du silence

korec-469x264Le cardinal Jan Chrysostom Korec, figure de « l’Église des catacombes » sous la dictature communiste en Tchécoslovaquie, s’est éteint ce samedi 24 octobre à l’âge de 91 ans.

Samuel Fritz, jésuite missionnaire et explorateur en Amazonie

fritz_amazonka1Samuel Fritz, jésuite missionnaire et explorateur du XVIIè siècle, est le 1ier à avoir réalisé une carte détaillée de l’Amazone. Rencontre avec le « Padre Fritz ». L’Amazone, fleuve de l’Amérique du sud qui prend sa source dans les Andes, traverse le Pérou, le Brésil et d’immenses forêts avant de se jeter dans l’Atlantique, est classé premier fleuve du monde par son débit. 

Le point Oméga selon Teilhard

Cette année, nous célébrons le 60e anniversaire de la mort du P. Teilhard de Chardin.

 

 

 

Logo la CroixArticle du 13/6/15 dans La Croix du Père Henri Madelin sj, Service jésuite européen

60e anniversaire de la mort du P. Teilhard de Chardin. C’était à New York, le jour de Pâques selon son vœu le plus cher. Depuis cette date, la pensée du Père Teilhard de Chardin ne cesse de se répandre sur tous les continents et dans toutes les cultures. Sa réflexion, d’une grande ampleur, est résolument tournée vers le futur. On constate qu’il aimait s’inspirer de la vision mystique de saint Paul, qui, avant lui, dans sa Lettre aux Colossiens (3, 11-14), parle de la transformation de l’homme dans un univers créé par Dieu et en perpétuel renouvellement jusqu’à ce que le Christ soit « tout en tout »: « Vous vous êtes dépouillés du vieil homme avec ses agissements et vous avez revêtu le nouveau, celui qui s’achemine vers la vraie connaissance en se renouvelant à l’image de son Créateur. Là, il n’est plus question ni de Grec ni de Juif, de circoncision ou d’incirconcision, de Barbare, de Scythe, d’esclave, d’homme libre; il n’y a plus que le Christ, qui est tout en tout. »

Teilhard de Chardin

Teilhard de Chardin

Pour cet homme de foi et de science, parler aujourd’hui du futur de l’humanité oblige à conjuguer deux approches: une lecture théologique qui relie le monde de l’homme et celui de Dieu comme le fait Paul, et une démarche scientifique moderne reposant sur plusieurs disciplines qui s’occupent de l’évolution de la terre et des hommes qui la peuplent. Le Christ ressuscité reviendra en gloire à la fin des temps. C’est ce que disent les évangiles et surtout la finale du livre de l’Apocalypse, parlant de Dieu définitivement victorieux du mal et de la mort.

Ce retour du Christ qui marque la fin de l’histoire, Teilhard l’appelle le point Oméga. Paléontologue à la compétence reconnue, ce religieux ne peut et ne veut pas prendre la place de Dieu en scrutant plus avant le mystère du retour du Christ sur terre. Il parle donc de ces événements à venir en se confrontant à des données scientifiques actuelles, sous peine d’être disqualifié aux yeux de tous et spécialement des hommes de science qui font profession d’athéisme. Sa tâche est d’abord de dire comment le monde et l’humanité évoluent dans cette avancée planétaire vers le Christ-Oméga qui est vu comme « Moteur, Collecteur et Consolidateur, en avant, de l’Évolution ».

Apparaissent alors toutes sortes de résonance entre les affirmations de la foi et celles des sciences physiques et humaines. Tout se déroule au fil des temps, avec des échecs possibles et des poussées éventuelles de grande violence, comme nous le constatons en ce début du XXIe siècle. Un échec total peut même faire partie des hypothèses pour le futur. Mais Teilhard pense que, finalement, l’humanité parviendra pour de bon à repousser les tentations de retomber dans l’inconscience et réussira finalement à opter collectivement pour le bien. La véritable union, cette synthèse constamment renouvelée, ne tend pas à l’uniformisation mais à la différenciation. À l’homme des temps modernes, « flèche de l’évolution », de prendre conscience qu’il tient entre ses mains « la fortune de l’univers ». Lui seul est tourné vers l’avant, vers celui que ce scientifique nomme « un grand soleil levant ». Selon lui, l’Union différencie et personnalise. C’est vers un cône et son sommet que tout converge et se rassemble.

« Qu’on tourne et retourne les choses comme on voudra, écrit Teilhard, l’Univers ne peut avoir deux têtes… Centre universel christique, fixé par la théologie, et Centre universel cosmique, postulé par l’anthropogenèse, les deux foyers en fin de compte coïncident (ou du moins ils se recouvrent) nécessairement dans le milieu historique où nous nous trouvons placés. » Cette visée grandiose est une manière conforme aux sciences modernes et à la théologie d’honorer les expressions les plus audacieuses de saint Paul. Elles peuvent être prises au sens littéral « dès l’instant où le Monde se découvre suspendu, par sa face consciente, à un point de convergence Oméga, et où le Christ apparaît, en vertu de son incarnation, précisément revêtu des fonctions d’Oméga ».

C’est dans une magnifique prière, au soir de sa vie, que le P. Teilhard con-dense ses découvertes scientifiques et sa visée mystique: « Sous la forme d’un “tout-petit”, entre les bras de sa mère – conformément à la grande loi de Naissance –, vous avez pris pied dans mon âme d’enfant, – Jésus. Et voici que, répétant et prolongeant en moi le cercle de votre croissance à travers l’Église, – voici que votre Humanité palestinienne s’est peu à peu épandue, de toutes parts, comme un iris innombrable où votre présence, sans rien détruire, pénétrait, en la sur-animant, n’importe quelle autre présence autour de moi… Tout cela parce que, dans un univers qui se découvrait à moi en état de convergence, vous aviez pris, par droits de Résurrection, la position maîtresse du Centre total en qui tout se rassemble !

Père Henri Madelin sj

Voir aussi la parution d’un film documentaire
sur Teilhard de Chardin  >>

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