J’ai grandi en étant membre du MEJ. On se retrouvait en équipe, pour réaliser dans nos vies ce que disait cette prière : « Apprends-nous Seigneur à te choisir tous les jours à redire ton oui en chacun de nos actes. Donne-nous de te suivre sans peur et de t’aimer plus que tout. Rends-nous frères toi qui nous as rassemblés. Fais de nous les témoins devant tous de ce que nous avons vu et entendu, de ce que nous croyons et vivons, pour que tout homme avec nous reconnaisse en toi l’unique Seigneur. »
Quand j’ai rencontré des jésuites pendant mes études supérieures, j’ai tout de suite senti une affinité spirituelle entre ma vie au MEJ et leur manière particulière d’être religieux et prêtres. Ils étaient passionnés par tout ce qui fait la vie de l’humanité, maîtres de vie intérieure et des décisions à la lumière de l’Evangile, tous différents et pourtant profondément frères, témoins actifs d’une relation personnelle avec le Christ incarné, rassemblés par Lui dans l’Eglise, célébrant l’eucharistie avec une profondeur simple et joyeuse… Je ne le savais pas encore, mais c’est un jésuite qui avait écrit la prière du MEJ !



Georges – « Il sera consacré au Seigneur pour toute sa vie » (1 Sam 1, 1-10) C’est un peu aussi mon histoire, mes parents ayant beaucoup demandé au Seigneur – c’était pendant la guerre de 40 – d’avoir un fils prêtre. Et il a fallu que ça tombe sur moi !… alors que nous étions quatre garçons ! Ça n’a pas été vraiment pour me plaire, et j’ai eu un rude combat à mener pour vérifier s’il s’agissait bien d’un appel ‘personnel’… Une manière de me « libérer », de choisir, d’adhérer du fond de mon être, a peut-être été de
Bernard – Fin juin 1950, vers 21 heures, en fin de troisième année de prépa, entre l’écrit et l’oral du concours,
Guy – De 11 à 17 ans, plusieurs fois, j’avais éprouvé le désir de devenir missionnaire. La vie des Pères Blancs m’attirait, celle du Père de Foucauld, celle de François d’Assise… Mais, au fil des années, ce désir et ces attirances semblaient instables, elles se transformaient, elles disparaissaient …
Etienne – Octobre 1946. Depuis un certain temps, je couvais une vocation, née dans ma famille chrétienne. Partant pour l’Amérique, ayant reçu une bourse d’étude, 
