Les Jésuites ont racheté la bastide St-Alexis en 1952. Aujourd’hui, à la Baume, on s’informe, on se forme, on se balade, on discute de la vie, de la mort, du pape et de Jérôme Cahuzac…
La messe est dite, l’incroyable chapelle de la Baume-lès-Aix se vide dans un silence chargé. Une promenade dans les jardins fleuris de la cour, c’est comme une parenthèse dans une vie, un encouragement à l’introspection, c’est se retrouver seul pour la toute première fois, malgré la foule qui passe d’une formation au yoga, à une conférence sur l’Islam.
Ce jour-là, on est nombreux à s’être invités à la table des Jésuites. Autour de la salade de betteraves, il y a les patrons de la congrégation française, le provincial et le vice-provincial, de passage à la Baume pour demander à chacun : « Es-tu heureux dans ce que tu fais ? » C’est la tradition, et le père Benoît semble l’être profondément.





Jérôme – A 19 ans, à la fête de Noël, une évidence qui me remplissait de joie : devenir prêtre, un mot pour dire une radicalité de vie pour Dieu. Deux ans après : plus rien de clair. Et vinrent alors une succession d’alternances pendant 4 ans : oui, non, peut-être. Et si j’avançais avec telle fille ? Temps de jachère, temps de combats… jusqu’à la question d’un dominicain :
Etienne – Octobre 1946. Depuis un certain temps, je couvais une vocation, née dans ma famille chrétienne. Partant pour l’Amérique, ayant reçu une bourse d’étude,
Bernard – Fin juin 1950, vers 21 heures, en fin de troisième année de prépa, entre l’écrit et l’oral du concours,