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Nouvelles de l'engagement social
de la Compagnie de Jésus dans le monde (Avril 2004) |
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Qu’est-ce qui se fait à propos du SIDA en Asie de l’est? Les Provinciaux
de cette Assistance se penchent aujourd’hui sur cette question pressante
alors qu’ils encouragent les Jésuites et leurs collaborateurs à développer
un réseau dans le domaine du SIDA et de son traitement, de sa prévention
et de l’éducation nécessaire. Le Jésuite australien Peter Norden, qui
a visité AJAN (Réseau jésuites africains contre le SIDA) récemment à
Nairobi, s’est vu demander de faciliter le développement d’un réseau
avec cet objectif en tête. Le réseau de l’est asiatique commencera en
assurant une modeste présence jésuite lors de la prochaine Conférence
internationale sur le VIH\SIDA qui se tiendra à Bangkok en juillet 2004.
Il s’inspirera des expériences positives de AJAN afin de faire entendre
une voix catholique progressive et équilibrée lors des discussions publiques
et lors des débats autour de cette délicate question pastorale qui comporte
des dimensions importantes touchant aux droits humains.
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EUROJESS (Jésuites européens en sciences sociales), un réseau qui existe depuis 1949, continue d’attirer les Jésuites européens qui travaillent aujourd’hui dans le domaine des sciences sociales. C’est parce que le réseau, qui au cours de ses 40 premières années a été un forum principalement pour les scientifiques du domaine social, a su s’adapter aux circonstances changeantes et aux changements d’intérêts et devenir un forum plus large pour la réflexion des Jésuites travaillant dans le domaine. Dès le tout début l’activité principale était le congrès biannuel qui rassemblait une cinquantaine de Jésuites pour réfléchir sur des questions sociales et politiques importantes. Ainsi, le sujet retenu pour le congrès de 2005 est l’avenir de la démocratie. Le congrès tente généralement d’offrir un ensemble équilibré de réflexions et d’expériences : académiques, politiques, personnelles et spirituelles. L’objectif le plus important du réseau est de rassembler non seulement les scientifiques du domaine social, mais éga lement les autres Jésuites européens qui travaillent dans ce secteur afin d’encourager les échanges et la coopération entre eux. EUROJESS est également le forum d’échanges principal pour les centres sociaux européens. Alors que le congrès biannuel contribue de façon significative à l’objectif du réseau, le besoin d’établir davantage de contacts et de collaborations, durant la période intérimaire entre deux congrès, se fait sentir. Afin de répondre à ce besoin, un bulletin régulier, un site Internet, ainsi qu’un petit nombre de projets communs ont été mis sur pied. Le président de EUROJESS est Anthony Carroll Pour contacterAnthony Caroll : t.carroll@heythrop.ac.uk
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Dans son allocution finale lors de la Convention de SAPI (Initiatives des personnes du sud asiatique), le Père Joe Xavier, assistant coordonnateur pour l’apostolat social de l’Asie du sud, a proclamé fièrement et joyeusement : « Je suis heureux et reconnaissant pour la naissance de SAPI, l’enfant se porte bien, et je dois ajouter que la naissance a été normale—aucune césarienne n’a été nécessaire ». Ces mots ont été applaudis longuement et fortement par plus de 100 délégués, y compris tous les coordonnateurs de l’apostolat social des Provinces, rassemblés à l’Indian Social Institute (New Delhi) du 1er au 4 avril 2004. Il y a eu une large participation par les hommes et les femmes laïques représentant des centres sociaux jésuites et non jésuites. Plusieurs d’entre eux avaient participés au Forum mondial de Mumbai (janvier 2004). Le Père Prakask Louis, lors de sa première intervention a souligné le fait que tous ceux et celles présents étaient intéressés, non par eux-mêmes, mais par les communautés opprimées q u’ils représentaient. Le dernier jour, l’assemblée a unanimement approuvé l’ébauche d’un texte exposant les grandes lignes de la perspective, du programme minimum et de la structure de SAPI pour l’année à venir. En remerciant tous les participants et en résumant les progrès accomplis, le Père Joe Xavier écrit : « Ce qui prédomine dans mon cœur c’est que, comme certains de vous me l’ont dit, cela était un différent type de rencontre, une expérience formative, un pas en avant pour notre mission, une action significative pour permettre à nos collaborateurs de s’assumer une planification stratégique créative de notre engagement, un réel progrès pour la collaboration et le développement du réseau. Cela a été également une occasion pour prendre conscience des forces de nos collaborateurs. Certains d’entre eux se sont affirmés avec force, articulant ‘le rôle’ qu’ils veulent que les Jésuites assument, à savoir faciliter, animer, améliorer, mais non pas comme des personnes assumant un leadership directif ».
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Il y a cinq ans, en 1999, un groupe de Jésuites et de collaborateurs
mirent sur pied, sous la supervision du regretté Père Xavier Gorostiaga,
le réseau latino-américain sur l’écologie; un réseau faisant partie
des œuvres de la Compagnie de Jésus. Ce réseau se voulait une réponse
aux recommandations contenues dans le document sur l’écologie ‘Nous
vivons dans un monde brisée’. En 2001, le recteur de l’université pontificale
Javeriana de Bogotá en Colombie a assumé la responsabilité de la coordination
du réseau, ainsi que celle de trouver de nouvelles alliances avec des
partenaires nouveaux. L’objectif du réseau est d’être un point de rencontre
pour l’ensemble des œuvres de la Compagnie de Jésus en Amérique latine
qui, au plan local, régional ou national, traitent d’écologie; et d’offrir
un espace où elles peuvent être coordonnées. Le réseau vise : à identifier
les Jésuites et leurs collaborateurs en provenance d’Amérique latine
qui sont intéressés par les questions écologiques, à consolider les
centres régiona ux existants (Mexique, Amérique centrale, les Caraïbes,
le Brésil et le « cône » méridional), et à articuler les différents
projets écologiques entrepris par les paroisses, les écoles, les centres
de spiritualité, les centres sociaux et les universités. Le groupe a
préparé un plan détaillé pour la période allant de 2003 à 2005. |
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Il s’agit d’une des plus belles vues qu’une personne peut espérer
voir. Après plusieurs kilomètres sur une route de terre en lacets à
travers de denses forêts de teck resplendissant de feuilles jaunes étincelantes,
on rejoint finalement un autre chemin ‘privé’ qui monte une série de
collines et de montagnes avant d’arriver au complexe à la fois simple
et élaboré du ‘Ashram catholique’. Là une séries d’édifices longs et
à un étage servent de pension et d’école à près de 600 garçons et filles
Koraput, la première génération de cette communauté à avoir accès aux
bénéfices de l‘éducation. Les Koraputs ont toujours vécus sur les sommets
de ce labyrinthe de collines et de montagnes, méprisés et opprimés par
leurs voisins non autochtones. L’Ashram est isolé, il n’y a pas d’électricité
et on peut se demander avec étonnement comment le ciment et les longues
poutres et poutrelles de métal, nécessaires pour la construction du
nouveau centre polyvalent, ont été apportés jusqu’ici à travers tous
ces escarpements. Ce cent re éducatif, pastoral et social est un excellent
exemple de la nouvelle initiative de la Province jésuite de Madhya Pradesh—rejoindre
les tribus qui étaient jusqu’ici négligées, situées dans la partie nord
de ce qui est devenu le nouvel État de Chattisgarh. Le travail d’éducation
et les activités sociales sont pris en charge par le Père Marcel Ekka
au milieu de nulle part et dans des conditions politiques extrêmes.
La région semble être sous le contrôle d’un groupe grandissant de ‘Naxalites’,
un terme historique utilisé pour décrire les différents groupes de guérillas
d’orientation marxiste qui étendent leurs activités dans les forêts
adivasi du centre de l’Inde. Les Pères doivent faire affaire avec ces
groupes ainsi qu’avec la police qui fait de fréquentes, mais apparemment
inoffensives, incursions dans la région. En parlant avec le commandant
de la guérilla, le jeune adivasi supérieur de la communauté, le Père
Nirdosh Ekka, lui a dit : « Nous aussi, comme vous, nous voulons la
dignité de ces tribaux, mais notre Gourou, Jésus, nous a dit que la
violence n’apportera pas de résultats qui dureront ». Il s’agit d’un
véritable et incroyable effort d’engagement entrepris par un groupe
de Jésuites Adivasi qui vivent notre vocation de proclamation d’une
foi qui fait justice, et qui, en plus, la vivent ‘à la frontière’ des
forêts. |
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Le ministère de l’immigration du Bureau de la justice a, selon les rapports des journaux parus le 4 février 2004, affiché une page sur son site Internet, invitant le public à fournir de l’information sur les étrangers illégaux résidant dans le pays. Le tout est complété par un formulaire sur les détails importants à rapporter ainsi qu’une liste des adresses pour les différentes régions. « Dans quel sorte d’espionnage militariste le gouvernement s’est-il embarqué? » demande le Père Ando Isamu indigné. « Pourquoi les plus pauvres des étrangers du pays sont-ils ainsi visés? » Le Premier Ministre Koizumi s’est adressé à la Diète en septembre 2003 en invoquant la nécessité de donner priorité à la sécurité ainsi qu’aux « crimes commis par les étrangers». La vérité, telle qu’établie par une étude effectuée par le réseau japonais de solidarité avec les immigrants, est que les immigrants sans papiers ne sont responsables que d’un minuscule 0,42% des crimes. Ceux qui souffrent le plus de cette nouvelle politique sont les pauvres immigrants de l’Asie du sud et de l’Amérique latine, des personnes qui sont parties de chez elles parce qu’elles n’arrivaient pas à rejoindre les deux bouts dans leur pays, des personnes qui ont apporté leur propre contribution à l’économie et à la culture du Japon. Ce processus d’espionnage encouragé officiellement par le gouvernement « sapera les racines de notre compassion, » selon le frère franciscain Jon Toda OFM; et pire encore, celui-ci constitue, selon lui, « une violation flagrante des droits humains ». Le droit à la vie privée est violé ouvertement lorsque des citoyens sont officiellement sollicités afin de fournir des informations sur les allées et venues ainsi que sur les habitudes de leurs voisins qui du coup sont soudainement devenus des suspects. « La xénophobie augmente », admettent les évêques catholiques du Japon, qui ont lancés une campagne de signatures sur internet afin de protester auprès du gouvernement japonais contre cette action injuste commise (Oh ironie!) par le Minist ère de la justice. [ Pour contacter le Père Ando Isamu selasj@kiwi.ne.jp |