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Nouvelles de l'engagement social
de la Compagnie de Jésus dans le monde (octobre-novembre 2003) |
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Tous les comptes rendus concernant l'OMC sont disponibles sur le site du IJND : www.jesuit.ie/ijnd/ |
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En juillet 2003, un groupe d'hommes et femmes laïques, de Jésuites et d'autres religieux s'est rencontré à Quito pour discuter au sujet de " Un autre développement est possible, une autre intégration est possible ". C'était à l'occasion d'un séminaire organisé par l'apostolat social jésuite en Amérique latine. Le thème de l'étude était le projet de zone de libre échange pour les Amériques, recouvrant 34 pays avec une population totale de 800 millions de personnes. Ce plan, qui exclut Cuba, a été proposé par les États-Unis. Dans la foulée d'une rencontre précédente à Quito en 2002 où on avait considéré la menace que ce projet de libre échange représentait pour les plus pauvres du continent américain, le groupe actuel a fermement rejeté les négociations en cours. De même a été soulignée la disproportion existant entre les pays faisant partie de l'accord : le 79% du produit total brut appartient aux États-Unis, le 6% au Canada, tandis que la capacité économique des pays sud-américains n'atteint que le 15%. Le déséquilibre en termes de technologie, capital et savoir-faire entre le Nord et le Sud, l'absence de transparence dans les négociations, la négligence totale des aspects fondamentaux du développement tels l'impact écologique, les conditions de travail, les plans sociaux et l'immigration, ainsi que le fait qu'une façade de libéralisation commerciale masque des intentions de protectionnisme. Tous ces aspects rendent ce projet inacceptable pour les pauvres. Des plans pour privatiser les services et les biens publics de base comportent des conséquences considérables pour les économies locales. La rencontre de Quito n'a pas écarté la possibilité d'une intégration au sein des Amériques mais on demande qu'un autre modèle d'intégration serve de base aux négociations. Un modèle fondé sur la dignité et capable de promouvoir une " globalisation de la solidarité " et d'économies plus humaines. On demande également que la dignité des nations soit respectée à la table des négociations. À présent, les Jésuites et leurs collaborateurs ont pour tâche de contribuer à la construction d'une nouvelle Amérique latine plus unie et sans perdre de vue un nouvel horizon éthique. Coordonnateurs : J, Julio Mejia,
SJ coordonnateur pour l'Amérique latine |
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Ji'Ium Ou'inal c'est un nom qui évoque la culture mexicaine autochtone. C'est là qu'un groupe de 78 personnes, Jésuites et laïques, s'est rencontré au Mexique en août dernier pour réfléchir sur les effets du modèle dominant d'éducation sur leurs traditions. Organisé par le Réseau jésuite pour la solidarité et le travail pastoral auprès des peuples indigènes, cet atelier s'est engagé dans un processus interactif d'écoute et d'observation. Des exposés du Mexique et du Guatemala ont mis en évidence le danger que posent les pratiques éducatives envers des traditions en voie de disparition ; des pratiques éducatives qui sont, en dernière analyse, " étrangères " aux cultures indigènes. Ce danger est renforcé par la migration massive vers les grandes villes et le rouleau compresseur que représente la technologie moderne. D'autres contributions, comprenant des expériences éducatives de l'Université autochtone de Tauca (Venezuela), les Mapuches du Chili ainsi que les nouvelles entreprises écologiques en Amazonie (Brésil) et au Paraguay, ont mis l'accent sur l'introduction de l'éducation bilingue et interculturelle dans plusieurs pays. Le dernier jour, un groupe de travail a identifié quelques thèmes cruciaux : la culture locale et l'identité ; la contribution des cultures autochtones aux autres cultures présentes au milieu d'eux ; l'identité des jeunes ; les femmes en tant qu'agentes de la transmission culturelle ; les autochtones en milieu urbain et immigrants ; et l'éducation formelle. La rencontre a pris fin avec un pèlerinage à Acteal où un groupe de 45 hommes, femmes et enfants furent massacrés le 22 décembre 1997 alors qu'ils jeûnaient et priaient pour la paix. Coordonnateurs : Xavier Albó SJ, María Condori |
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Les Jésuites européens engagées dans le domaine des sciences sociales (Eurojess) se sont rencontrés à Budapest, en août dernier. Ils étaient 44 en provenance de 22 pays. Tous étaient préoccupés par la question de l'unité de l'Europe : les éléments qui unissent et qui divisent l'Europe, en considérant la perspective de l'entrée de quelques pays de l'Europe de l'est dans l'union européenne dans un futur proche. Les réflexions ont eu comme centre d'intérêt l'unité et les divisions du continent, l'identité, l'ethnicité et les minorités, les perceptions de l'Est et de l'Ouest, ainsi que les visions d'une Europe unie. La visite à un groupe de gitans dans un village près de Budapest a fait ressortir concrètement la question des minorités ethniques. Par ailleurs, il y a eu un grand intérêt pour le rôle de la religion au sein du nouvel humanisme dont l'Europe a besoin. Le Père Gerard Hughes SJ a affirmé que si les sociétés pluri-religieuses vont rester en Europe, alors les valeurs communes doivent être celles de l'humanisme. Quant à lui, le Père Alain Thomasset SJ a maintenu que si la religion (et le christianisme) doit demeurer pertinente dans une société pluraliste, nous avons besoin de cultiver notre capacité à maintenir un pluralisme interne, prendre position publiquement et être convaincu de l'importance du dialogue oecuménique et interreligieux. Lors de la session de clôture, le Congrès a élu le Père Anthony Carroll SJ, nouveau président de Eurojess. Anthony Carroll |
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Est-ce que l'enseignement social catholique a pris en compte les changements considérables qui secouent notre monde globalisé ? Quel est la pertinence de nos prises de positions dans ces nouveaux contextes ? Nos horizons se sont-ils élargis ? C'est pour réfléchir à ces questions ainsi que pour préparer la publication d'un ensemble d'articles et d'études de cas apportant un peu de lumière sur celles-ci que 26 personnes (dont 15 Jésuites et 5 femmes) se sont rencontrés pour participer à un séminaire de trois jours organisé par la Faculté jésuite de théologie de l'Université de Toronto et par le Centre jésuite de foi et justice de Guelph au Canada. Neuf ébauches de documents furent présentés et discutés sous la chaleureuse direction du Père Bill Ryan et de Bill Coleman. Les sujets à l'étude concernaient : la conceptualisation de la globalisation ; le besoin de s'approprier des " métaphores génératives " émergeant de la vie sociale, politique et économique des communautés chrétiennes ; l'importance cruciale des nouvelles perspectives écologiques et technologiques ; le devoir impérieux des religions de promouvoir la paix et la justice ; la centralité du bien commun ; de nouvelles formes de société civile ; le déséquilibre grandissant entre les ordres politique et économique, ainsi que les questions controversées de conflit et de sécurité. Les cas étudiés se référaient aux questions soulevées par la globalisation dans des perspectives géographiques (Amérique centrale et les Caraïbes, l'Inde, Afrique et Amérique latine) et religieuses différentes (Islam). |
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Quelle position devons-nous adopter, en tant que Jésuites, dans les nouveaux contextes multiculturels et interreligieux là où la croissance de la population explose littéralement dans certains pays alors qu'elle décline dramatiquement dans d'autres ? Quel est notre impératif éthique, particulièrement face à l'Islam ? Le Réseau jésuite pour les questions internationales sur la population (IPC) a organisé un colloque en septembre dernier au Caire en Égypte pour discuter de ces questions. Le Père Stan D'Souza a utilisé les données des Nations Unies pour souligner qu'une jeune population en plein essor dans les pays moins développés est confrontée aux dangers du SIDA, sans parler des problèmes d'éducation et d'emploi, alors que les pays développés avec des taux de croissance démographique très bas vont devoir faire face aux problèmes reliés aux systèmes de pension, à une main-d'oeuvre réduite et aux soins de santé grandissants d'une population vieillissante. Dans un contexte où les vieux systèmes des retraites s'écroulent et où le déséquilibre économique et la pauvreté ont pour conséquence l'augmentation de l'immigration, les déséquilibres démographiques pourraient être la cause de conflits ethniques, idéologiques ou socio-économiques. Les tensions observées au Moyen-Orient, au Rwanda et au Kosovo sont des exemples de situations envenimées par ce type de conflits. Pendant le colloque, un accent éthique a éclairé les discussions sur le fondamentalisme et le besoin de dialogue, les déséquilibres du pouvoir mondial et le besoin d'entreprendre des projets communs concrets avec des groupes islamiques. Le colloque était une entreprise conjointe des Secrétariat de la justice sociale et le dialogue interreligieux. |
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Le CERAS (Centre de recherche et d'action sociale), le centre parisien pour la recherche et l'action sociale, fête ses cent ans, embrassant du coup toute la vie du mouvement d'action populaire, engagé auprès des mouvements de travailleurs. Les célébrations centenaires ont commencées à la mi-octobre en portant d'abord un regard vers le passé pour ensuite regarder en avant. Des points de vues contrastants sur les intuitions riches et originales des Pères jésuites Leroy et Desbuquois au tout début du Centre ainsi que le rôle subséquent du leadership jésuite dans la gestion des questions sociales controversées ont été passés au peigne fin par deux historiens ainsi que par deux Jésuites. Chaque paire a analysées ces deux périodes très différentes. Le deuxième événement public fut une journée entière et intense consacrée à l'analyse, par petits groupes, des questions contemporaines (l'avenir de la démocratie, le caractère hybride culturel et social, les relations internationales ainsi que les solidarités). Cette journée avait pour objectif de générer de futurs plans d'action pour le CERAS. Le troisième et dernier événement a débuté avec la célébration de l'Eucharistie, présidé par Mgr Georges Pontier, évêque du diocèse de La Rochelle et Saintes et vice-président de la Conférence épiscopale française ; et il s'est terminé par un panel sur la " justice et la foi chrétienne ". Plus de deux cents personnes, jeunes et vieux, remplissaient la salle de conférence chaque jour et sont venus féliciter le nouveau directeur, le Père Pierre Martinot-Lagarde, pour son initiative et lui ont demandé de faire du CERAS un projet de plus en plus inclusif qui fasse participer de plus en plus de personnes. Ils espèrent aussi que les nouveaux défis seront affrontés en prenant une position politique plus distincte. Pierre Martinot-Lagarde SJ ; www.jesuites.com/ceras/index.html |
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ALBOAN (Educación y Voluntariado), l'Institut des droits humains Pedro Arrupe (Université de Deusto, Bilbao) ainsi que l'Institut pour le développement et la coopération internationale (HEGOA) sont engagés dans un projet commun qui s'appelle " Giza Garapena-Compartiendo Experiencias " (Expériences partagées). L'objectif est de nous communiquer nos expériences de développement et d'arriver, à partir de nos analyses, à développer une méthodologie qui nous soit propre. Une invitation est faite à tous pour collaborer par la rédaction d'articles, le partage de leur expérience et leurs suggestions. Personne contact : Marlen
Eizaguirre Marañón, Coordonnateur de l'éducation |