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Ecole Sainte-Geneviève
de Versailles
1845-2004 |
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Petite |
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par
Bernard PARDONNAT jésuite |
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La loi Falloux de
1850
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Jusqu'aux lois de 1880 les jésuites assurent la direction et tout l'enseignement, à l'exception du dessin industriel et d'une partie des langues vivantes. La Communauté comprend de 40 à 80 membres. Jusqu'en 1861 les Math Elem sont majoritaires. Mais les effectifs augmentent rapidement : dix ans après la fondation, il y a plus de 300 élèves. Et les résultats suivent : le premier élève reçu à Polytechnique, en 1857, a droit au chant d'un Te Deum à la Chapelle ! |
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"Servir",
la devise de l'Ecole
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| Nous ne savons pas quand "Servir" fut adopté comme devise de l'École : il est certain qu'elle fut d'abord à orientation militaire (on le verra bien en 1870), mais pas exclusivement. Les élèves sont invités en effet à s'engager de façon active, dès l'École, comme le montre par exemple leur participation au "Cercle des maçons" ou au "Cercle des petits ramoneurs", activités qui, sous des formes diverses, à Versailles comme à Paris, ne cesseront pas d'être très vivantes. | Livre
des 150 ans de Ginette, 35 €, à commander sur le site de l'Ecole |
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Pendant la guerre
de 1870 et la commune de 1871
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Lors de la guerre de 1870, 400 anciens élèves sont officiers à l'armée du Rhin : 86 tomberont au Champ d'Honneur. L'École est transformée en service ambulancier. On y comptera de 800 à 900 blessés et plus de 40.000 journées. Dans la nuit du 3 au 4 avril 1871, la maison est cernée par un bataillon de fédérés de la Commune. Ils arrêtent le Recteur, le P. Marie-Léon Ducoudray, sept professeurs jésuites, quatre frères jésuites et sept employés. Le 24 mai les PP. Ducoudray et Clerc sont fusillés sur le chemin de ronde, avec l'Archevêque de Paris Mgr Darboy. Le 26 mai le Père de Bengy, professeur, ainsi que les PP. Olivaint et Caubert, de la résidence de la rue de Sèvres, sont exécutés rue Haxo. |
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C'est l'époque, semble-t-il, où Sainte-Geneviève devient familièrement "Ginette", nom qui figure aujourd'hui dans son adresse e-mail. Les anciens de Ginette, nommés "Postards" (du nom, éphémère, de la rue de l'École), commencent à se serrer les coudes contre les brimades anti-religieuses qui se multiplient dans les grandes Écoles. Du fait de leur nombre (une trentaine à l'X), ils ne craignent plus la mise en quarantaine des catholiques pratiquants. À Pâques 1874, 183 élèves-Officiers communieront en public à Saint-Cyr ; en 1876 ils seront 300. |
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L'expulsion de 1880
sous Jules Ferry et le retour, l'interdiction de 1901
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La vie s'organise
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De nouvelles fondations
de Préparations
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| Alors qu'à la suite de la Loi de séparation de l'Église et de l'État, l'École est menacée de perdre ses meubles et immeubles, en 1907 est créée la préparation à l'Institut National Agronomique. La même année, est fondé "l'Institut Économique", qui fermera en Juillet 1913 et dont la relève sera assurée sous le nom d'ESSEC à l'Institut Catholique de Paris. Devant l'afflux de candidats à Navale, sa préparation avait été "exilée" à différents endroits : elle revient "rue des Postes" en 1911. |
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Un vent de réformes
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| Pendant ce temps,
un vent de réformes continue de souffler sur l'École : on accorde le dimanche
des demi-sorties de faveur, on parle de rendre la messe quotidienne facultative,
de créer un poste de Surveillant Général. Le principe des chambres particulières
est admis, et un crédit voté pour en aménager 31. En 1909
un livret édité à l'usage des nouveaux surveillants (Quelques avis. Principes
et pratiques de surveillance) formule ces recommandations, toujours d'actualité
: " MM. les Surveillants s'attacheront d'abord à étudier la mentalité un
peu spéciale des élèves de l'École, et en particulier celle des sections
qu'ils auront à diriger. Ils pourront s'en inspirer ensuite dans leur manière d'agir. " Ou encore : " Ne pas croire qu'un élève fait à son Surveillant une injure personnelle quand il manque au règlement. Si par impossible l'offense semble évidente, ne pas en paraître atteint. " |