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Les chères "Etudes"
des jésuites
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Dans son édition week-end du 9/10 avril 2004,
le journal "Les échos" s'est intéressé
à la revue "la plus lue de France", celle de la Compagnie de Jésus, et à son rédacteur en chef, le Père Henri Madelin. Extraits. |
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"Le chrétien doit apprendre à parler laïquement des choses de Dieu et religieusement des choses du monde. Et naviguer non seulement sur une frontière laïcité/foi mais aussi sur une frontière France/Europe/monde et ne pas se replier sur lui-même ", a déclaré un jour son rédacteur en chef, le père Henri Madelin. Cette définition pourrait être celle de la ligne rédactionnelle d' "Etudes". Son auteur nous a accueillis dans son bureau de la rue d'Assas, près du Jardin du Luxembourg, à Paris. Source : http://www.lesechos.fr/jjswe20040409/a_la_une/une.htm |
| Extraits de la rencontre |
Dans
son bureau du 14, rue d'Assas, non loin du jardin du Luxembourg à Paris,
Henri Madelin, jésuite et rédacteur en chef, savoure son effet. Il y a deux
ans, il rebaptisait « Etudes », « revue de culture contemporaine ». Sobrement,
sans référence confessionnelle. Avec 15.000 exemplaires
annoncés, elle revendique le plus fort tirage des revues françaises.
Loin devant « Esprit », « Le Débat », « Commentaires ». « Nous sommes un
concurrent ecclésial dans l'orbite d'autre chose », résume-t-il par une
étrange formule. Pari gagné ? C'est ce qu'a pensé le père Madelin le jour
où Régis Debray lui a proposé un article
: « Qu'est-ce qu'un fait religieux ? » (« Etudes », septembre 2002). L'écrivain-philosophe,
ex-compagnon du Che, ex-conseiller de Mitterrand, lui avait dit : « Chez
vous, je sais que je serai écouté. » Cette démarche est « révélatrice
des changements actuels », estime Madelin. « Les laïcs ont, bien sûr,
accusé Debray de trahir leur combat. Quant aux cathos, ils ont été pour
le moins surpris. Mais cela leur a fait du bien d'entendre un sociologue.
Ils ont tellement l'habitude de faire du sentiment ou de la théologie sur
la question ! » |
... Les lecteurs se répartissent en trois groupes : « Un tiers de pratiquants. Un tiers de lecteurs détachés des appartenances, éloignés de l'Eglise institutionnelle, mais culturellement chrétiens, qui savent ce qu'est l'Incarnation - Debray appartient à ce groupe. Le dernier tiers : des lecteurs, qui ne voient pas l'affichage culturel immédiat. Ils sont attirés par la fin de la revue. » La structure de la revue |
| Autres contributions d'Henri Madelin sur jesuites.com : |
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- La page blanche de 2004,
Henri Madelin dans le "Journal du dimanche" |