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Exposition

Jean-Denis Attiret
un jésuite dolois
du XVIIIe siècle
peintre à la cour
de l'empereur de Chine

Musée des Beaux-Arts de Dole
(Jura - France)
2 mai - 31 août 2004

<< Portrait en buste de concubine
(peinture à l'huile sur papier, milieu XVIIIe siècle)

 

L'exposition retrace l'itinéraire hors du commun de cet artiste en montrant le contexte de la présence des Jésuites en Chine ainsi que les deux volets de oeuvre d'Attiret :

> sa formation à Dole, puis en Italie avec des oeuvres des collections du musée dont certaines ont été restaurées pour l'occasion
> sa période chinoise, illustrée par la série des gravures des conquêtes de l'Empereur de Chine, réalisée à Paris sous la direction de Nicolas Cochin à partir de dessins dont trois sont l'oeuvre de Jean-Denis Attiret, ainsi que par un original Portrait de concubine récemment acquis par le musée.

Parallèlement, un éclairage particulier sera orienté, à travers des documents historiques et biographiques (recueil de la correspondance de l'artiste), sur l'aventure de cet homme dont la destinée l'a porté aux confins d'un univers alors mystérieux et qui a enrichi son expression d'une saveur nouvelle. Par là-même, cette exposition se veut comme une ouverture sur un champ artistique singulier dont les valeurs ont généré un apport fécond dans la vision traditionnelle de l'art propre à l'occident.

Jean-Denis Attiret est né en 1702 dans une famille marquée par le sceau de l'art. Depuis son grand-père jusqu'à son père et ses frères une longue tradition artistique marque les prémisses de son existence. Son enfance est ainsi rythmée par une formation qui l'initie aux rudiments de l'art dans l'atelier paternel. Puis, grâce à la protection d'un généreux mécène, Jean-Denis Attiret a l'opportunité de compléter son parcours personnel par un séjour de deux ans en Italie.

Au contact de la culture transalpine, le peintre s'est nourri d'influences éclectiques (Haute-Renaissance avec Raphaël, Maniérisme, Classicisme) mais concourant toutes à imprimer à sa création une vision de la réalité emprunte d'équilibre et de recherche d'harmonie. Il excelle alors à privilégier notamment des sujets religieux, acte prémonitoire de sa vocation personnelle, puisque dès 1735, son entrée dans l'ordre des Jésuites est attestée.

Après deux années de noviciat, un bouleversement majeur se produit dans son existence. Jean-Denis Attiret est envoyé comme peintre-missionnaire auprès de l'empereur de Chine Qianlong. Après un long voyage, il arrive à Pékin en 1739. Il a alors 37 ans. Admis rapidement au rang de peintre officiel de l'empereur, c'est à une mutation d'une ampleur radicale que son art doit s'adapter. Au-delà de nouveaux sujets (paysages, scènes animalières, de batailles, peintures d'architectures…), c'est aussi de nouvelles techniques qu'il doit appréhender, l'aquarelle ou la détrempe se substituant à la peinture à l'huile. Il doit assimiler une nouvelle vision de l'art : rompre les amarres avec un réalisme trop prégnant pour fusionner avec une esthétique plus épurée emprunte de d'avantage de stylisation et de raffinement.

Durant les trente années que marque son expérience chinoise, le talent de l'artiste culminera dans la restitution des hauts faits d'arme de l'empereur Qianlong et dans les nombreux portraits des dignitaires contemporains qu'il réalisa.

 

Renseignements pratiques

Lieu d'exposition
Musée des Beaux-arts
85, rue des Arènes 39100 Dole
Tél : 03 84 79 25 85
Fax : 03 84 72 89 46

Horaires d'ouverture
Du mardi au dimanche : 10h-12h / 14h-18h Fermeture hebdomadaire le lundi

Site internet du Musée, cliquez ici

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