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septembre 2003 La revue projet
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On le ressent fortement…, de nombreux changements - la future Constitution européenne, la réforme des retraites, l'avenir de l'éducation nationale, celui de l'assurance-maladie -, ces rénovations nécessaires mais qui, à tout moment, peuvent engendrer des injustices, ne se réaliseront pas sans crispations, affrontements, tours de passe-passe sinon duplicité, ou encore stratégies jusqu'au-boutistes. La crispation sur des positions extrêmes peut devenir une réelle tentation. Notre avenir commun est encore à tracer. Pour contribuer à cette recherche, Projet privilégie la délibération. Ce choix se situe à hauteur d'humanité. Nous avons voulu l'inscrire dans l'organisation du sommaire. En participant à la construction d'un espace public, Projet veut aider à reconnaître " les acteurs du monde ". Ceux qui, d'une manière positive ou ambivalente, contribuent à la définition du bien commun, ceux dont l'action résonne en profondeur sur la vie de nos contemporains. Loin de nier les conflits d'intérêts, les divergences d'opinion, Projet souhaite repérer les " questions en débat ", et permettre de transposer les affrontements dans un échange approfondi, où la parole ait toute sa place. Sur les enjeux plus complexes, il faut s'arrêter plus longuement. Quand sont imbriquées toutes les dimensions de la vie en société, l'économie, la politique, la religion, le social, là où se redéfinissent les limites du domaine privé face à celles de l'espace public, le dossier invite à croiser les approches. Mais, souvent, l'essentiel est encore à l'état de friche : il n'a pas encore de visage public. Projet tentera d'en donner un écho dans son Cahier. Avec les réseaux et les partenaires du Ceras, avec chacun de ses lecteurs, la revue appellera à ouvrir les voies d'un discernement commun. Pierre Martinot-Lagarde |
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le sommaire du numéro |
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L'Europe et l'Amérique Le conflit irakien a laissé des traces profondes dans les relations avec les États-Unis, comme pour la cohésion de l'Union européenne elle-même. Projet a interrogé trois Européens. Bronislaw Geremek, Michel Rocard et Oscar Luigi Scalfaro ont exercé de hautes responsabilités dans leur pays, ils restent engagés dans les débats pour construire l'Europe. Au-delà des caricatures à propos des positions et des motivations différentes, au-delà d'une division commode entre la vieille et la nouvelle Europe, entre ceux qui critiquent les partisans inconditionnels de la solidarité atlantique et ceux qui refusent un condominium franco-allemand sur l'Union…, leurs réflexions invitent à dépasser les postures commodes face aux questions communes. L'Europe de demain sera-t-elle, et comment, un partenaire global ou seulement une puissance régionale ? Le multilatéralisme dont parle la France est-il une utopie partagée ou l'habillage d'une nostalgie ? L'élargissement de l'Europe est-il un formidable investissement pour son avenir ou un défi pour sa cohésion ? Comment peut-elle contribuer à reconstruire une gouvernance mondiale ? Lectures optimistes ou pessimistes, les réponses de nos interlocuteurs, dans leur diversité, éclairent le débat. >> La suite dans le numéro de Projet... |
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