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après le congrès-colloque
Saint Hilaire de Poitiers

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De mai à novembre 2002, en préparation au colloque Sources Chrétiennes, plusieurs pages ont tenu en haleine les visiteurs du site des jésuites français concernant l'immense problème suivant : à quel Dieu en fin de compte croient les chrétiens ?

Voici quelques éléments de réponses...

 

 

Le problème est, en effet, immense, car aujourd'hui les religions ne se cantonnent plus dans leur territoire originel. Certes, depuis au moins 6 siècles, les chrétiens se trouvent à l'aise sur toute la surface de la planète, grâce aux missions qui ont accompagné la découverte des Nouveaux mondes : l'Extrême-Orient, les Amériques, l'Océanie. Mais maintenant, par un mouvement inverse, les hindouistes et les bouddhistes ont leur temples dans les vieux pays de chrétienté, et les musulmans constituent, dans nombre de pays européens, la seconde religion pratiquée par les habitants.
( Voir à ce sujet, Dominique Bertrand, dans les Etudes de novembre 2002, p. 489-498, " Qui est ton Dieu ? Tradition de l'Eglise et mondialisation ")

En fait, le vrai titre de cet article aurait dû être : Trinité et mondialisation.

 

Est-ce que la mondialisation des religions qui se met en place sous nos yeux va entraîner chez les chrétiens l'évanouissement, comme d'un concept encombrant, de la foi en un Dieu unique qui est Père, Fils et Esprit ? Et il n'y aurait plus alors qu'un Dieu qui serait le Dieu de toutes les religions et de toutes les quêtes spirituelles. Ou bien va-t-elle conduire les chrétiens à reprendre une conscience plus vive du dynamisme inouï de l'originalité chrétienne concernant qui est Dieu pour une survie de l'humanité ?

 

Les pages internet précédentes ont rappelé une crise vieille de dix-sept siècles. Il s'agissait en effet d'introduire au Congrès-colloque des Sources Chrétiennes en novembre 2002 : Avec Hilaire de Poitiers et son traité Sur la Trinité, l'homme et Dieu au IVe et au XXIe siècle. 350 participants ont tentés cette périlleuse aventure dans le cadre avant-gardiste du Futuroscope de Poitiers. Voilà ce qu'ils ont trouvé.


A gauche, le Baptistère contemporain d'Hilaire, à droite le Palais des Congrès du Futuroscope

Première réponse
Ce n'est pas la première fois, en nos années, que la question du sens et de l'opportunité du Dieu unique qui est Père, Fils, Esprit a été posée brutalement aux lecteurs de la Bible qui est le seul livre religieux à avoir envisagé ainsi ce qu'est Dieu. La crise au milieu de laquelle Hilaire, au IVe siècle, a travaillé est exemplaire de ce que nous pouvons ressentir aujourd'hui.

Deuxième réponse
La Trinité n'est pas une construction arbitraire concernant Dieu. C'est une façon de lire la Bible, Ancien et Nouveau Testament, en tenant compte de tout ce qui y est dit de Dieu, sans qu'un aspect fasse oublier la totalité du message. Hilaire est un maître, hier et aujourd'hui, dans ce type de travail de l'intelligence au service de la foi exposée dans la Bible.

Troisième réponse
Une telle lecture aide à ne pas se braquer sur la numération 1 = 3. En fait trois constatations majeures, qui sont aussi des expériences spirituelles, sont en question. La première. La connaissance réfléchie de Dieu culmine dans l'adoration de ce qu'il est seul à être : au-delà de tout et proche de tout ; il n'est pas une religion qui ne pointe vers une telle adoration que la philosophie peut aussi corroborer. La seconde. Rien ne peut empêcher Dieu ainsi pointé de se manifester comme il le veut à l'homme qui le cherche ; la Bible présente une manifestation de ce type en deux temps, l'Ancien et le Nouveau Testament. La troisième, très particulièrement mise en oeuvre par Hilaire, mais appuyée par l'ensemble des Pères de l'Eglise, développe ainsi le contenu d'une telle manifestation : Dieu veut faire de l'homme ce qu'il est lui-même, Dieu, en l'enfantant comme il a toujours enfanté en lui-même, en Père qu'il est, un Fils .

Et voici la double merveille : Dieu est le Père de toute éternité de son Fils, et il ne serait pas un père éternel s'il ne donnait pas ce qu'il est éternellement, sa divinité, à son fils, comme tout engendrant donne à l'engendré ce qu'il est lui-même : un roseau donne un roseau, un oiseau un oiseau, un homme un homme, un Dieu un Dieu dans l'unité toujours mystérieuse du Dieu unique ; et ce Fils, venant dans notre chair, devenu homme en naissant de Marie, est la voie pour tout homme, afin que tout homme puisse devenir " avec lui enfant du Père " et, par conséquent, " avec lui Dieu ". Le grand mot d'Hilaire est Nativitas, enfantement, engendrement, naissance. Autant dire Noël .

Il est impossible d'en dire plus ici.
Les Actes du Congrès-colloque paraîtront au début de 2004.

Se renseigner auprès des Sources Chrétiennes (tél. : 33.04.72.77.73.50 ; télécopie 33.04.78.92.90.11 ; sc@univ-catholyon.sr) ou aux éditions du Cerf (tél. 33.01.44.18.12.12 ; télécopie 33.01.45.56.04.27)

 

 

 

  Pour en savoir plus :
- La présentation du congrès qui s'est tenu à Poitiers
- Dieu est partout, un texte de saint Hilaire
- sur les Sources Chrétiennes
- sur le colloque
- sur les écrits d'Hilaire de Poitiers
- sur la magnifique église Saint-Hilaire à Poitiers
 

Tous renseignements à
l'Association des amis de Sources chrétiennes (AASC)
29, Rue du Plat, 69002 LYON.
Par téléphone le matin : 33.(0)4.72.77.73.50.
Télécopie : 33.(0)4.78. 92.90.11.
sc@univ-catholyon.fr

Par ici la visite !
Messe pontificale dans l'église Saint-Hilaire où est le tombeau du vieil évêque