ACCUEILIgnace de LoyolaMissions et ServicesDevenir JésuiteHistoire de la CompagnieCompagnons de JésusSites recommandésÉcrivez-nous
1903-2003

<< De l'Action Populaire au CERAS >>

1945-1985 : Unir la recherche à l'action

 

 

La libération en 1944, la fin de la guerre en mai 1945, la reconstruction politique, économique et sociale de la France, ouvrent à l'A.P. de nouveaux champs d'activité. Contesté pour ses options sous Vichy et voyant ses ennuis de santé s'aggraver (il a dépassé 75 ans), le P. Desbuquois quitte l'A.P. et il est remplacé le 31 juillet 1946 par le P. Jean Villain.

Une nouvelle période commence pour la maison de Vanves, avec une équipe en partie renouvelée et bientôt étoffée. L'accent est mis, plus encore que par le passé, sur le renforcement de compétences spécialisées couvrant des domaines variés : droit constitutionnel, droit du travail, droit de la santé, économie, marxisme, politique, questions agricoles, familiales, de l'entreprise, internationales.

 

Plusieurs jeunes jésuites, encore étudiants, sont accueillis à Vanves pour poursuivre à Paris des études de droit, d'économie, de sociologie, de sciences politiques ou de relations internationales.Dès 1944, l'A.P. a repris ses publications: Fiches de l’Action Populaire, Peuple de France, une collection de brochures intitulées "Problèmes de l'heure". A partir de janvier 1945, paraît la revue Travaux de l’Action Populaire: elle reprendra en 1950 le titre ancien de "Revue de l’Action Populaire", et deviendra "Projet" en 1966. La revue donnera une place de plus en plus importante à des textes de réflexion sur les questions de société abordées dans le contexte de l'époque, sans négliger pour autant la documentation. En 1946, reparaissent les Cahiers d'action religieuse et Sociale selon un rythme bimensuel. Reprennent aussi les cours à l'IES, dont la direction est confiée à l'A.P., les sessions sacerdotales, qui progressent selon un rythme annuel, la participation aux Semaines sociales, l'appui aux mouvements d'Action catholique spécialisée. Mais se développent aussi les relations et collaborations avec différents organismes de la société civile: syndicats ouvriers et patronaux, centres de recherche universitaires, associations diverses.

A la fin des années 1950, la dimension internationale du travail prend une nouvelle ampleur: participation à
la création de "L'Institut panafricain de développement économique et social" (INADES),
de "L'Office catholique d'information sur les problèmes européens" (OCIPE),
développement des relations avec les centres sociaux jésuites d'Amérique latine et d'Inde,
création du réseau européen de jésuites en sciences sociales (EUROJESS).
Un membre de l'A.P. continue de faire partie du B.I.T.
On voit apparaître le sigle de CERAS (Centre de Recherche et d’Action sociales) joint à celui d'A.P. : il prendra bientôt le dessus. Le Centre de Vanves sera associé à la préparation de la lettre adressée par Paul VI au Cardinal Roy, président de la Commission "Justice et Paix" et du Conseil des laïcs, pour le quatre-vingtième anniversaire de Rerum Novarum - document connu sous le nom d'Octogesima adveniens (1971).

A partir de la fin des années 1960, l'équipe voit son nombre se réduire. Cette diminution tient aux engagements extérieurs qui ont été pris, à la baisse du recrutement de la Compagnie, à la moindre attirance des jeunes pour un travail institutionnel. A la fin des années 70, il apparaît que l'instrument est surdimensionné par rapport aux forces disponibles. En 1984, le CERAS déménage rue d’Assas, où il rejoint les revues Études et Christus. L'oeuvre et la communauté religieuse sont désormais séparées. Dans des locaux plus petits, avec une bibliothèque réduite des 2/3, le CERAS abandonne la responsabilité des Cahiers de l'actualité religieuse et sociale. Il a déjà cédé à d'autres la direction de l'’IES et la présence au BIT. Mais il garde Projet et les sessions annuelles, fréquentées par moins de prêtres, mais davantage de laïcs. Une équipe moins nombreuse et plus jeune est constituée: mission lui est donnée de repenser le travail, en réponse aux besoins d'un monde en changement. Un avenir nouveau se dessine dans une continuité d'esprit.

 

par Jean WEYDERT sj

N.B. Cet article doit beaucoup aux 2 livres
du P. Paul Droulers, sj
aux Éditions Ouvrières:
Politique sociale et christianisme (1968)
et Le Père Desbuquois et l'’Action Populaire (1981).

 

 


Retour au Sommet                                 Suite de l'histoire du CERAS    Cent ans après >>

 

Pour en savoir plus :
- L'invitation au centenaire de l'Action Populaire
- Le déroulement du centenaire de l'Action Populaire
- L'histoire de l'Action Populaire
- Cent ans après



- La Politique une Bonne Nouvelle
- Assises pour un temps de justice
- L'engagement social des jésuites dans le monde
- Chrétiens et penseurs du social ?
POUR TOUTE INFORMATION
   
Le CERAS,  a déménagé
Il n'est plus au   14, rue d'ASSAS,
75006 PARIS,   FRANCE

Site Internet du CERAS