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Nouvelles de l'engagement social
de la Compagnie de Jésus dans le monde (mai 2003) |
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Jésuites dans l'apostolat social : être à la hauteur des défis. Du 7 au 11 avril a eu lieu à Rome la première rencontre des coordinateurs du secteur social provenant des dix Assistances (groupes de Provinces). Douze jésuites se sont réunis pour se confronter sur les nouveaux défis que l'apostolat social a devant lui. Est-ce que l'on s'aperçoit du nombre croissant de personnes laissées à l'écart? De la pléthore d'émigrants ? Des guerres et des violences en augmentation, en particulier en Afrique, au Moyen-Orient et en Colombie ? Des réseaux créés par les mouvements sociaux ? De la dégradation de l'environnement et d'un besoin urgent d'une bonne gouvernance et d'une participation démocratique ? Ces thèmes cruciaux ne peuvent être affrontés ni au niveau local ni au niveau national, mais demandent la collaboration entre institutions et centres de la Compagnie de Jésus dans le monde entier. Le Père Général Peter-Hans Kolvenbach SJ a évoqué avec flamme les personnes abandonnées, demandant de faire des choix clairs et de se donner des priorités précises. Il a indiqué aux jésuites engagés dans la promotion de la justice la nécessité de s'immerger dans la vie des pauvres à travers l'"insertion" dans leurs lieux de vie. Des motifs de forte préoccupation sont le nombre en diminution des jésuites qui travaillent à temps plein pour l'apostolat social (globalement 5-10 pour cent), ainsi que l'affaiblissement de la collaboration avec d'autres secteurs de travail de la Compagnie. Il y a eu une approbation générale de la nécessité urgente d'accompagner, par des moyens réellement efficaces, les pauvres dans leur lutte pour la dignité. Cette rencontre des coordinateurs représente une nouvelle méthode de collaboration et promet d'être une source de nouvelles idées et un soutien au travail du Secrétariat de la Justice Sociale. Un travail efficace en réseau au sein des Assistances et entre elles, en utilisant des capacités déjà existantes, ainsi que la connexion entre les points nodaux des réseaux, renforceront le processus. Plus de 200 pages de rapports détaillés ont été la base d'une synthèse de 25 pages sur l'état actuel de l'apostolat social et de propositions pour un plan d'action pour les années 2003-2006. Contact : Secrétariat de la Justice Sociale |
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Comment apparaît le futur pour un million de travailleurs au Mexique,
où la vie et le travail sont à bon marché, les postes de travail précaires
et les salaires bas ? "Misérable" est l'unique réponse qui vient des
"maquiladoras" -- installations industrielles de propriété étrangère
qui assemblent des pièces produites à l'étranger. La levée des barrières
commerciales et financières entre les États-Unis, le Canada et le Mexique
provoqué par l'ALENA (Accord de libre-échange nord-américain) permet
à l'argent de couler dans les caisses des sociétés Coordinateur du CEREAL : Carlos Rodríguez SJ |
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Ils ont commencé modestement, en offrant aux jeunes les plus pauvres une formation humaine et professionnelle de base. Aujourd'hui au sein du Centre Mizero ("Espérance") le résultat est un cours triennal de couture pour trente jeunes filles qui peuvent commencer une activité autonome. Le Centre, crée par les jésuites dans le complexe du noviciat de Cyangugu, commence à porter ses fruits. Il aide en outre les femmes à créer des coopératives officiellement reconnues, en mesure de recevoir des fonds et des prêts. Les projets pour l'avenir prévoient des cours de menuiserie, de techniques agricoles et d'élevage. Après le génocide de 1994, les jésuites et les Soeurs Pénitentes de Saint-François d'Assise ont accueilli 250 orphelins. Par la suite, ils ont commencé à travailler avec les jeunes de la région qui n'avaient pas accès à l'école secondaire. P. Mudendeli, à la tête du Centre, remarque avec regret qu'ils peuvent accueillir seulement 30-40 jeunes parmi les milliers qui en auraient besoin. "Ces jeunes ont maintenant une fenêtre ouverte sur le monde", ajoute-t-il avec joie. "Ils porteront dans les familles et dans les villages l'expérience de réconciliation et d'unité qu'ils ont connues au sein du Centre". Directeur du Centre Mizero : Martin Mudendeli SJ |
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Sans-abri au Japon, une phrase qui pourrait être le titre d'un roman, reflète avec précision le destin des hommes d'âge moyen qui ont tout perdu quand les entreprises pour lesquelles ils travaillaient ont fait faillite. Selon les sources ecclésiastiques, il s'agirait d'environ 30.000 personnes, un chiffre en constante augmentation à cause de la diffusion de la récession. 6.000 personnes vivent dans la rue dans la seule ville de Tokyo. Pour un sans-abri, vivre signifie être hors-la-loi : selon la loi japonaise, les sans-abri sont écartés de tout lieu où ils cherchent refuge. Où est-ce qu'ils pourraient aller dormir ? Protestations et sit-in, dans cette nation très disciplinée, leur procurent une très mauvaise réputation. En 1998, avec des aides externes, des sans-abri ont crée l'association "Nojiren" dans le district Shibuya de Tokyo. Shimokawa Matatsugu SJ, membre de l'association, déclare que le but final est une société dans laquelle personne ne reste sans toit et où tout le monde puisse avoir un travail fixe et un logement. Pour ce faire l'association fait pression sur le gouvernement, jusqu'à présent avec quelques succès. En 2002, elle a obtenu l'approbation d'une loi qui promet des emplois stables, des soins médicaux ainsi que l'assistance pour ceux qui risquent de se retrouver à la rue. "En formant un groupe uni, les sans-abri sont en train de devenir toujours plus autonomes dans l'entraide", affirme P. Shimokawa. "En exploitant leurs possibilités, ils agissent comme des compagnons dans la construction d'une société meilleure". Contact : Shimokawa Masatsugu SJ |
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En mars, à l'occasion du 30ème anniversaire de la sentence de la Cour suprême américaine qui a rendu légale dans tous les États-Unis l'interruption volontaire de grossesse, les dix Provinciaux de la Compagnie de Jésus aux États-Unis ont publié un document qui exprime leur opposition à l'avortement et réaffirme la sacralité de chaque vie humaine. "Standing for the Unborn" ("En faveur des enfants non encore nés") passe en revue la tradition de la foi catholique sur le droit à la vie et la manière propre aux jésuites d'affronter les thèmes concernant la vie humaine. "Être en faveur de la vie signifie être en faveur des femmes", affirme la Conférence des jésuites américains. "Les jésuites devraient trouver leur place parmi ceux qui démontrent l'évidente coïncidence entre les droits des femmes et le respect de la vie dans chacune de ses formes". Le document réfléchit sur le devoir d'un dialogue public sur l'avortement dans une société pluraliste comme les États-Unis. Dans ce contexte, les Provinciaux invitent "à éduquer et persuader ceux qui ne partagent pas nos convictions", et à s'engager "pour réduire la fracture entre la législation civile actuellement en vigueur dans notre nation et l'exigence de la loi morale comme nous l'entendons". L'objectif à long terme est l'entière reconnaissance légale et la protection des enfants qui vont naître à partir de leur conception même. Le texte complet de la déclaration est disponible en anglais en cliquant ici. |
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"La paix est comme une graine plantée", affirme Cédric Prakash SJ. "Un jour elle donnera ses fruits". Parole d'espérance dans un moment qui succède à la violence et aux tumultes d'origines religieuses qui déchiraient l'État du Gujarat il y a un an, causant la mort de milliers de personnes. Pendant quatorze ans directeur de la St. Xavier Social Service Society de Ahmedabad, P. Prakash est le porte-parole du Forum pour les Droits humains des églises chrétiennes du Gujarat et directeur du Centre Prashant, fondé par les jésuites pour promouvoir la paix et la justice. Connu dans la ville pour ses interventions courageuses, il a cherché à développer une médiation pacifique dans la situation incandescente qui existe entre les différentes communautés religieuses. Une commission d'enquête sur les violences de l'année dernière a établi que la cause de cette révolte prend source dans la propagande extrémiste indoue, formée par le gouvernement local réélu en décembre dernier. Ce fut un résultat électoral décourageant, contrastant avec l'oeuvre de réconciliation entreprise par les jésuites. P. Prakash est réaliste. "Certes, le travail accompli pendant toutes ces années semble jeté par la fenêtre", affirme-t-il. Mais il refuse de perdre espoir : "Comme beaucoup de mes collègues je reste, en dépit de tout, optimiste". Directeur du Centre Prashant : Cedric Prakash SJ |
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Reconnaissant que beaucoup de ceux qui laissent leur pays pour toujours ont besoin d'aide, le gouvernement portugais a nommé au début de l'année António Vaz Pinto SJ Haut Commissionnaire pour l'Immigration et les Minorités Ethniques. Assistant nationale de la CVX, en 1986 P. Vaz Pinto fonda "Leigos para o Desenvolvimento" (Laïcs pour le développement), une ONG engagée dans les pays africains qui ont des liens historiques et culturels avec le Portugal. "L'immigration est vraiment un défi national, pour l'État, pour la société civile et pour les communautés religieuses", affirme-t-il, en soulignant en même temps l'importance de collaborer avec les associations d'immigrés. Dans un contexte analogue, le Président de la République portugaise, Jorge Sampaio, le 8 mars a décoré le directeur du JRS-Portugal, Mme Rosário Farmhouse, de la distinction honorifique de l'Ordre de l'Infante D. Henrique. Le Président a apprécié le rôle du Service des jésuites pour les réfugiés au Portugal et la contribution de son directeur à l'organisation. Il a exprimé l'espérance que les jeunes se dédient à cette activité sociale. Contact : António Vaz Pinto SJ et JRS-Portugal |