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Nouvelles de l'engagement social
de la Compagnie de Jésus dans le monde (avril 2003) |
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Dans la nuit du 19 février, Txema Auzmendi SJ a été arrêté avec neuf autres personnes lors d'une opération policière dans le Pays Basque (Euskadi). Cette région autonome de l'Espagne septentrionale est dévastée par la violence terroriste de l'organisation séparatiste ETA dans sa lutte pour l'indépendance. Le P. Auzmendi, Supérieur de la Communauté de solidarité "Loiolaetxe" à Saint Sébastien, est engagé activement dans la recherche de dialogue en vue de résoudre ce conflit tout en défendant et faisant la promotion de la culture basque. Dans ce milieu, il est ouvertement reconnu pour sa position contre la violence. La raison de son arrestation est sa participation au Conseil d'administration de "Egunkari", le seul journal entièrement publié en euskera, la langue basque, et qui serait, selon l'accusation, lié à l'ETA. Son arrestation a été exécutée sous la loi anti-terroriste et c'est pourquoi il est resté cinq jours sous la garde de la police sans avoir accès à une assistance légale et complètement coupé du monde extérieur. Considérant les circonstances, il a refusé de faire toute déclaration, étant dans l'impossibilité de recevoir une protection légale de son choix. Le juge l'a accusé de collaboration présumée avec le groupe armé et l'a condamné à l'emprisonnement. Éventuellement, après avoir reçu l'aide de son avocat, le P. Auzmendi a présenté une pétition pour faire une déclaration. Après quelques jours il a été libéré le 14 mars sous caution. Il est actuellement de retour dans sa communauté, plein d'espoir et avec un bon état d'esprit. Il décrit ses journées de détention comme ayant été très difficiles, mais il ajoute qu'il les a vécu en paix, sentant la présence de Jésus et "en communion avec tous les jésuites qui, au cours de l'histoire, ont été injustement emprisonnés". Dans une déclaration officielle, le Provincial de Loyola (région basque) a affirmé "qu'ayant toujours défendu la valeur suprême de la vie, le P. Auzmendi a été profondément engagé dans la défense de la culture basque. C'est avec seulement ce but en tête qu'il a participé au Conseil d'administration du journal Egunkaria". Dans la même lettre, le Provincial condamne une fois de plus les actions violentes de l'ETA. Il souligne le besoin urgent de dissoudre cette organisation, assure à toutes les victimes de violence qu'il se fait proche d'eux et mentionne la nécessité d'ouvrir un dialogue capable d'inaugurer une paix juste. Contact : Javier Arellano SJ |
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Un programme de sensibilisation sur le VIH/SIDA, dirigé par des enfants orphelins à cause de cette maladie, suscite l'intérêt dans le sud de l'Inde. Arulanandam Elango SJ a inauguré cette campagne sur le SIDA en septembre 2002, en réponse à la situation alarmante du district de Prakasam (État de Andhra Pradesh), où une moyenne de cinq cas de SIDA existe dans chaque village. Il a voulu faire des étudiants des enseignants préparés et efficaces pour les villageois. Une troupe de théâtre composé de seize garçons et filles a lancé le programme en affirmant qu'il n'y a pas de guérison pour la maladie et que la prévention est le seul remède. Leur pièce se poursuit en expliquant les faits sur le SIDA ainsi que les précautions qui doivent être prises. "Des personnes se suicident lorsqu'elles apprennent qu'elles ont le SIDA, et je vous implore tous pour que ces personnes puissent vivre", dit Kunda Deepthi, 10 ans, qui fait partie du groupe. Le spectacle continue par une scène dramatique à propos du boycott social d'une petite fille victime de la maladie. Les enfants engagés dans ce programme font partie de l'orphelinat Saint François-Xavier qui accueille 186 enfants a Darsi, une petite ville du district. Le programme est une collaboration entre les élèves de l'école jésuite locale et un couple de médecins hindous. "Notre effort est ouvert à toutes les personnes au grand coeur", affirme le P. Elango. "L'avenir de l'Église se trouve dans la collaboration avec les laïcs et le programme est une de ces pierres de gué vers la collaboration laïque, interculturelle et interconfessionnelle". Les autorités locales sont heureuses que la mission catholique de Darsi soit devenue un centre de ressources dans la lutte contre le SIDA. Responsable de la mission catholique : Arulanandam Elango SJ |
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L'exploitation des ressources pétrolières au Tchad favorisera-t-elle
le développent d'un pays parmi les plus pauvres de l'Afrique ? C'est
la question que pose le Centre d'Études et de Formation pour le Développement
(CEFOD, Coordinateur de l'Apostolat social en Afrique occidentale : Antoine Berilengar SJ |
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Parmi tous les pays américains, Haïti occupe la dernière position de l'Indice de développement humain de l'ONU. La majeure partie de huit millions d'habitants du pays est concernée par l'agriculture, mais les paysans n'ont pas assez de terre et n'arrivent pas à vivre de leur production directe. Des jésuites oeuvrent à l'amélioration de la condition paysanne, afin de bâtir un avenir meilleur pour la "perle des Antilles". Le village de Dulagon est l'hôte depuis vingt-cinq ans du Projet d'animation rurale agricole (PARA) animé par Mathurin Charlot SJ. PARA veut expérimenter de nouvelles méthodes de production semi-industrialisée, caractérisée entre autres par une gestion efficace de l'eau. Une agriculture plus biologique est aussi promue, ainsi que le reboisement. L'érosion des sols arables et la trop mince rétention des eaux de pluie sont des ravages dues au déboisement (le charbon de bois constitue le principal combustible pour la préparation des repas). Le soir une petite école accueille les paysans parmi lesquels 60 pour cent sont touchés par l'analphabétisme. "Tous nos programmes et projets sont orientés pour le bien-être des paysans", affirme Jérôme Charles, qui en 1992 a fondé avec Jean-Marie Louis SJ le Groupe d'appui au développement rural (GADRU). Le groupe réalise les études de faisabilité des projets financés par l'agence de développement catholique allemande "Misereor" et accompagne leur réalisation. GADRU promeut ainsi un projet d'agroécologie, qui vise à un développement durable, surtout en relation avec la conservation de sol. Animateur du PARA : Mathurin Charlot
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Les jésuites accordent une attention nouvelle à la plus invisible minorité de l'Europe, 12 millions de tsiganes qui ont parcouru l'histoire et les routes d'Europe. Le bureau européen du Service Jésuite des Réfugiés (JRS) croit qu'il peut venir en aide à ce groupe et il espère être en mesure de photographier leur situation, particulièrement dans les pays accédant à l'Union européenne. Les conditions de vie extrêmement pauvres pourraient être à l'origine de migrations incontrôlées et cela peut être aussi la source de problèmes pour plusieurs, et pas seulement pour les tsiganes. Dušan Bezák SJ (Slovaquie) travaille sur cette question et a participé à la rencontre annuelle du Comité Catholique International pour les Tsiganes (CCIT), une organisation composée de laïcs et de religieux travaillant avec les gitans. La rencontre a eu lieu à Torhout en Belgique les 21 et 23 mars dernier et il y avait plus de cent participants venant des pays membres de l'Union européenne et des pays candidats. Le thème de la conférence, "Festivités des itinérants", voulait mettre en lumière le sens de la fête inhérent dans la culture des gitans et le besoin de la valoriser dans l'action pastorale. Certains des participants travaillent depuis des années auprès des tsiganes en Slovaquie orientale, une région connue pour ses centaines de camps extrêmement pauvres et où des prêtres diocésains et des salésiens dirigent avec succès des centres pastoraux. Des jeunes jésuites slovaques en formation souhaitent développer un service auprès des tsiganes et se sont rassemblés l'année dernière pour partager leurs premières expériences. Cette coopération fructueuse continuera cette année. Assistant pour la communication de JRS-Europe : Dušan Bezák SJ |
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La "Stratégie pour la Sécurité nationale des États-Unis d'Amérique", parue en septembre 2002, est un avertissement à peine voilé au reste du monde que l'Administration américaine actuelle est prête à protéger sa prédominance économique, militaire et politique à tous prix (lire "la richesse, les privilèges, le pouvoir et le mode de vie"). L'Administration s'engage à maintenir et utiliser ses pouvoirs économique, militaire et politique sans précédent : de poursuivre ce qu'elle considère comme intérêt national et d'anticiper toutes menaces tout en refusant d'accepter un quelconque système international de poids et contrepoids. L'Administration réalise et promeut une vision d'ordre mondial dans lequel le pouvoir n'est pas contrôlé par des processus démocratiques et par l'État de droit. Cette approche de la gouvernance mondiale est complètement "non-américaine". En droit international, l'autorité de juger de la légitimité d'une agression militaire réside seulement dans le Conseil de Sécurité des Nations Unies, qui constitue l'arène politique de l'État de droit au niveau mondial. Ce fait met en évidence l'importance pour les États-Unis de présenter leur cas devant le Conseil de Sécurité et met en lumière le danger qu'ils agissent sans son aval. Une agression militaire non autorisée et donc illégale rend les dirigeants politiques des USA passibles d'accusation pour crimes de guerre à la Cour pénale internationale. Pour le respect de leurs meilleures traditions politiques et éthiques, les États-Unis doivent reconnaître que la véritable sécurité nationale ne peut être obtenue qu'avec une gouvernance démocratique efficace qui promeut les droits humains universels et les libertés fondamentales. Jim Hug SJ est le président du Center
of Concern, Washington.
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Commerce international : un débat ouvert. "Le commerce peut contribuer au développement, en renforçant la croissance
et en diminuant la pauvreté", a affirmé Pascal Lamy, Commissaire européen
pour le commerce dans une interview à "EuropeInfos", le mensuel de l'Office
Catholique d'Information et d'Initiative pour l'Europe (OCIPE Pour échanger des informations et des opinons sur ces thèmes, vous pouvez prendre contact avec le P. Gösele. |