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Nouvelles de l'engagement social
de la Compagnie de Jésus dans le monde (février 2003) |
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En Colombie, il y a des années que nous enregistrons les horreurs de la guerre et d'autres formes, non moins graves, de violence profondément enracinées dans nos pratiques quotidiennes. Nous connaissons de la façon la plus brutale ce que signifient les ruptures des pourparlers de paix et l'échec décourageant des tentatives de solution négociée pour mettre fin au conflit armé. Dans nos Centre sociaux, à l'Université et jusque dans les paroisses, la pauvreté, cette plaie ouverte de l'Amérique latine que nous considérons contraire au plan de Dieu, ne cesse de nous pousser à relever le défi du travail pour l'insertion, la justice et l'équité. Mais aujourd'hui il y a plus de pauvres gens avec moins d'espérance. Que pouvons-nous apprendre de cette réalité ? Peut-être que Dieu nous apprend que l'amour gagne à travers de petites réalisations, des conquêtes à peine visibles, des processus lents avec beaucoup des revers et des échecs. Peut-être que le message de Dieu est de valeur incommensurable pour découvrir ce qui est possible dans les conditions les plus défavorables. Aujourd'hui plus que jamais, l'éducation pour la paix doit constituer l'axe central de notre mission. La culture du soupçon, les polarisations, les privations que subissent les plus pauvres et les douleurs de la guerre dessinent un scénario sombre et troublé. En ces circonstances, nous avons à annoncer le Seigneur Jésus et à proclamer son message de fraternité et de paix, ils sont chemins de notre salut. Nous devons d'abord vivre cela nous-mêmes : notre annonce sera crédible si nous vivons la pauvreté choisie comme une expression de la solidarité et si nous soumettons à la critique une culture que nourrit la haine et la violence. Notre mission ne peut se réaliser sans une profonde unité et solidarité entre nos oeuvres et entre nous et les laïcs, hommes et femmes, qui partagent nos travaux. Rien ne sera possible sans la présence renouvelée de Jésus au milieu de nous pour inspirer et fortifier tout ce que nous faisons. Ces mots sont extraits de la lettre de Horacio Arango SJ, Provincial de la Colombie, écrite à l'occasion de la fête de saint Pierre Claver, patron des droits de l'homme en Colombie. Disponible en espagnol en cliquant ici. |
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Zejtun est une ville située dans la partie méridionale de l'île de Malte, dans une zone industrielle et de chantiers navals. En 1989, une communauté de jésuites alla vivre dans ce quartier ouvrier pauvre. "Nous ne pouvions témoigner de l'amour de Dieu simplement en donnant de la nourriture aux pauvres", affirme Pierre Grech Marguerat SJ. "Si nous n'allons pas au-delà de simples dons, nous rendrons les pauvres dépendant de notre charité". Ce "aller au-delà" peut prendre plusieurs formes et une d'elles est de vivre au milieu de défavorisés socialement. En partageant le style de vie de leurs voisins défavorisés, les jésuites cherchent à leur offrir les moyens d'"aller au-delà" du statu quo avec leurs propres moyens. Après avoir consolidé leur présence, les jésuites commencèrent à développer un "Centre Foi et Justice" (CFJ). Ils comprirent vite que le problème de l'analphabétisme était grave et devait être abordé à un niveau structurel. En 2001, le Centre créa l'Institut Paulo Freire, qui promeut l'alphabétisation à différents niveaux et sensibilise l'opinion publique sur le manque de ressources de qualité offertes par le système scolaire public aux pauvres. L'Institut, avec l'Université de Malte et une agence gouvernementale, offre un programme d'alphabétisation de base aux adultes aux chômages. Les jésuites et les jeunes volontaires fournissent aux enfants un soutien scolaire, organisent des centres d'été et des sorties culturelles, tout en offrant des cours de formation aux parents. En collaboration avec un grand nombre de laïcs, le Centre publie la revue "Orbis", organise des séminaires et apporte ce message à un public plus vaste au sein de l'île. Un récent document du Centre au sujet du référendum sur l'adhésion à l'Union européenne a eu un impact considérable. Directeur du "Centre Foi et Justice" : Pierre Grech Marguerat SJ |
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La politique et la stratégie d'action du Malawi relatives au VIH/SIDA pourraient avoir été écrites par l'Église, si ce n'était pour quelques paragraphes sur les préservatifs. Ces documents reconnaissent que "la culture est un des facteurs déterminants de l'épidémie", et qu'il est nécessaire de "modifier les valeurs culturelles qui favorisent la diffusion du VIH/SIDA". Dick Cremins SJ travaille à Lilongwe au dispensaire FASU (Fertility Awareness and Selective Use, c'est-à-dire "conscience de la fertilité et usage sélectif ", un acronyme non controversé pour planning familial naturel). Le FASU est associé à "Maternal Life International" (MLI), une organisation américaine qui a un intérêt particulier pour la méthode Bead de planning familial naturel. La nouvelle organisation, née de la collaboration entre le FASU et la MLI, a été appelée FAMLI. Alors que de nombreuses agences au Malawi s'occupent de ceux qui souffrent du SIDA et des orphelins, le FAMLI entend aider les personnes saines à le rester, en promouvant les seuls moyens vraiment sûrs pour éviter l'infection : pas de relation sexuelle en dehors du mariage. C'est une manière pragmatique d'affronter le problème et le fait qu'elle aille dans le sens de l'éthique chrétienne est un avantage en plus. FAMLI a étudié la stratégie nationale et le plan d'action et a sorti un programme pour le changement culturel dans le but d'éviter le SIDA dans chaque phase de la vie sexuelle. Contact : Richard Cremins SJ |
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La population carcérale australienne continue d'augmenter et une grande partie des détenus est constituée de jeunes délinquants. Beaucoup de ces jeunes ont des problèmes à retourner au sein de la société après une période de détention. Fondé en 1977, le Centre Brosman de Brunswick (État de Victoria) a célébré récemment ses 25 années d'activité. Dédié à John Brosman SJ, aumônier de prison pendant plus de trente ans, le Centre aide les jeunes entre 17 et 25 ans à s'insérer dans la société quand ils sortent de prison ou de centre de détention pour mineurs. Cette première période peut être difficile pour ceux qui ne peuvent pas compter sur le soutient de la famille, un domicile fixe et de bonnes perspectives de travail. La sous-culture criminelle a fourni de manière variée l'unique "famille" qu'ils connaissent, bien que peu fonctionnelle, et ils portent encore la marque du casier judiciaire chargé. Ils doivent travailler dur pour apprendre à fonder les relations sur l'amitié et la confiance, mais le personnel bénévole offre un modèle. Le Centre est géré par le Jesuit Social Services (JSS), qui travaille dans le but de prévenir le crime et rendre la société australienne plus cohésive. Avec des années d'expérience sur le terrain, le JSS est impliqué dans la réforme du système punitif et collabore avec les autorités de l'État. Dans son récent document, "Crime and Punishment" , le JSS pousse la communauté à passer d'une vision purement punitive du crime et de la peine à une attitude de justice réparatrice, rejoignant les besoins de toutes les parties impliquées. Directeur du JSS : Peter Norden
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Des centaines de petits groupes de dalits en habits colorés marchent pacifiquement au son des tambours et crient des slogans contre la mondialisation ; des fausses funérailles de l'Organisation Mondiale du Commerce et des forces du fondamentalisme ; des hommes, vêtus de pagne, avec des arcs et des flèches ; des femmes vêtues de noir et spectacle de marionnettes qui protestent contre les atrocités faites aux femmes ; processions de chandelles.... Le Forum Social de l'Asie (FSA), qui s'est tenu à Hyderabad du 2 au 7 janvier, a été la première réponse de l'Asie au Forum Social Mondial organisé chaque année à Porto Alegre (Brésil). Dans les rues, tout comme dans les rencontres officielles, cette manifestation, caractérisée par l'union entre les différents groupes opprimés, a offert une perspective spécifiquement asiatique aux questions soulevées durant le FSA. Y ont participé environ quarante 'jésuites de l'Asie méridionale' et quatre-vingt-dix collaborateurs, qui ont organisé un séminaire dédié à "l'impact de la mondialisation sur les marginaux: dalits et populations tribales". Dans une conférence sur "Écologie, culture et savoir : défendre les droits des peuples aux ressources", Walter Fernandes SJ, directeur du Centre de recherche sociale de l'Inde du nord-est, a parlé de l'impact de la mondialisation sur la communauté tribale, qui vit dans la forêt, et sur l'autonomie politique des "adivasis" (indigènes). L'initiative "Les Voix du Peuple", promue par Aloysius Irudayam SJ, a permis aux délégués d'écouter les témoignages des personnes déplacées à cause de grands projets, miniers ou d'autre type, de ceux qui souffrent de discriminations ethniques et religieuses, ainsi que d'enfants victimes de trafics d'enfants. L'effort des ONGs, des mouvements sociaux et des partis politiques pour former une "coalition arc-en-ciel" a représenté un début prometteur. Alors que les jésuites de l'Asie méridionale et leurs collaborateurs, étaient satisfaits de l'occasion offerte par le FSA pour former une plate-forme commune, une sérieuse préoccupation a aussi été exprimée au sujet de l'absence remarquée de nombreux mouvements populaires promus par les Jésuites. Secrétaire de JESA (Jesuits in Social Action) : Joe Xavier SJ |
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La Coordination nationale des Droits de l'Homme du Pérou a conféré à Luis Bambarén SJ, évêque de Chimbote et président de la Conférence épiscopale péruvienne, un prix en reconnaissance de son engagement auprès des plus pauvres et de sa lutte pour les Droits de l'Homme. "Je reçois ce prix avec humilité et profonde satisfaction", a affirmé Mgr. Bambarén, durant la cérémonie officielle qui s'est déroulée à Lima à l'occasion de l'anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. "Je sens que le prix est une reconnaissance de l'abnégation des prêtres, des religieux et des laïcs péruviens qui se battent pour la défense de la dignité et du respect des faibles et des personnes sans défense". Contact : diocèse de Chimbote
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Curiosité au sujet de l'informatique à la Curie générale. À la Curie générale de la Compagnie de Jésus à Rome
on étudie des plans pour faire un meilleur usage des nouvelles technologies.
Le Père Général et tous les membres de la Curie ont participé en janvier
à un séminaire de deux jours, afin d'étudier comment les technologies
d'organisation et de communication peuvent être adaptées en vue d'une
meilleure direction de la Curie et de la Compagnie de Jésus. P. Carlos
Garulo, salésien et ex-directeur du magazine électronique et du site
web "Vidimus
Dominum" Secrétaire de la Compagnie : Gabriel Codina SJ
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