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Le
Grand Dictionnaire Ricci |
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Page-type du Grand Dictionnaire Ricci Préface du Grand Dictionnaire Ricci Benoît Vermander : Ricci à l'âge de la globalisation |
6 volumes de 1216 pages et 1 volume d'annexes 21cm x 27 cm
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Extraits du dossier de presse La Chine a toujours joué un rôle important au coeur de la mission de la Compagnie de Jésus et depuis St François-Xavier et Matteo Ricci, il ne s'est pas passé de siècle où cet attachement spécifique n'ait pris une forme particulière, parfois au prix de risques considérables, matériels et spirituels.
Mais la préfiguration du Ricci fut, pendant la guerre sino-japonaise, la conception par un Jésuite hongrois, Eugene Zsamar, d'un projet en apparence démesuré la mise en oeuvre d'une base de données lexicographiques à caractère encyclopédique entre le chinois et cinq langues, le français, l'anglais, le hongrois, le latin et l'espagnol. Cinq équipes, transférées à partir de 1952 à Taichung, dans le centre de l'île de Taiwan, ont donc travaillé systématiquement. Une vingtaine de jésuites tout d'abord, rassemblés autour de grandes tables tournantes équipées de pupitres à huit faces et deux étages montés sur des roulements à billes, pupitres sur lesquels étaient montés les ouvrages de référence, ont rassemblé près de deux millions de coupures de dictionnaires collées sur fiches cartonnées et classées selon la romanisation "Wade-Giles".
Cet apport, grâce à l'Institut Ricci de Paris, explique plus que tout autre raison, le fait que le projet de Grand Dictionnaire n'ait finalement abouti que pour sa partie francophone. Le Dictionnaire est devenu progressivement un projet fédérateur de la sinologie française. L'intervention à Taipei et à Paris de personnalités extérieures, comme le Conseiller Culturel de France Michel Deverge, de mécènes privés et publics ont finalement été décisives. Le pont est aujourd'hui achevé. Il nous conduit sur l'autre rive mais l'autre rive, ce n'est pas nécessairement le mot de l'autre langue qui va transcrire le mot chinois, ce n'est pas l'expression qui nous donnera l'équivalent français du chinois. Ce dictionnaire ne tend pas à "instrumentaliser" la communication, mais bien à nous transporter dans l'esprit de la langue chinoise en en serrant la "lettre". On reste dans l'abstraction tant que l'on sépare une culture de la vie d'une langue.
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