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Voici des extraits de l'article publié par le journal La
Croix dans son édition du 28 août.
Qu'est-ce qui les a motivés à venir au
centre de La Baume-lès-Aix ?
Pour Sabine, étudiante, la réponse est claire : " Les élections
de cette année m'ont bouleversée et m'ont poussée à m'interroger
sur ma place dans la société et à réfléchir sur ce qu'est la politique.
" Quant à Guillaume, permanent au MRJC, il s'est rendu à La Baume
pour " se demander comment vivre ses convictions et comment ne jamais
perdre de vue les fondements de l'action que l'on entreprend ".
Jean, conseiller municipal de la ville de Strasbourg, est venu à
la session sans question particulière liée à la politique, mais
simplement pour rencontrer d'autres jeunes chrétiens intéressés
par la politique et désireux de réfléchir à l'articulation possible
entre leur vie de foi et leur engagement dans la société.
Même si les élections présidentielles
de 2002 ne sont pas au centre de toutes les interventions et de
tous les débats, elles sont toujours présentes en arrière-fond.
Comme l'explique Antoine Kerhuel, directeur du Centre de
recherche et d'actions sociales (Ceras),
" le contexte politique a modifié l'atmosphère de la session. Si
l'on compare cette session aux précédentes, on peut remarquer que
la politique y est abordée avec une plus grande gravité. De
plus, la complexité de la vie politique et les difficultés que l'ont
peut y rencontrer comme la corruption, les coups bas, les insultes...
ne sont jamais évoquées comme des raisons pouvant justifier de ne
pas se lancer en politique. Ceci provient sans aucun doute d'une
prise de conscience forte : si l'on ne s'occupe pas de politique,
on risque gros, et la politique, c'est chacun d'entre nous, c'est
l'affaire de tous. "
La bonne nouvelle de la politique ?
Antoine Kerhuel : "on ne peut pas se contenter de dire à son
voisin " Tu es mon frère ! ", il faut vivre cette fraternité
et, par conséquent, l'organiser. Ainsi la politique chrétienne
peut se définir comme la recherche de plus de dignité pour chaque
homme en prenant appui sur les bases évangéliques que sont la justice,
la paix, le respect de la vie, le pardon et l'amour des ennemis. "
Il s'agit, selon Antoine Kerhuel, " d'approfondir le rapport
entre foi et politique, même si ces deux réalités sont irréductibles
l'une à l'autre, et d'aider chaque participant à trouver sa place,
ou à mieux habiter sa place de chrétien dans la société ".
Conclusion ?
" Il faut maintenant, raconte un des participants, annoncer et témoigner
partout pour en embarquer d'autres que nous, et il faut surtout
développer la culture de débat dans nos sociétés afin que chacun
se sente concerné ".
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