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Nouvelles de l'engagement social
de la Compagnie de Jésus dans le monde (décembre 2002) |
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Monsieur le Président : La lettre est signée par le Président de la Conférence jésuite ainsi
que par les Provinciaux des dix Provinces jésuites américaines. |
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Europe centrale et orientale : une transition économique vers quoi ? Cela fait maintenant dix ans que l'Europe centrale et orientale est passée d'une économie planifiée pendant le régime communiste à une économie de marché. Quelle direction cette transition prend-t-elle ? Est-ce qu'elle promet un développement durable ? Comment les jésuites peuvent-ils accompagner cette " exode " ? La transition vers une économie de marché reste encore en grande partie inachevée. La corruption, le chômage élevé ainsi qu'un processus de privatisation au profit de la vieille nomenclature font partie de la vie quotidienne. Certains pays sont entrés dans un processus global de croissance et, au cours des deux prochaines années, deviendront membres de l'Union Européenne. Alors que d'autres pays, tel la Roumanie, font face à d'énormes difficultés économiques et risquent l'exclusion totale. Vingt jésuites engagés dans l'apostolat social dans neuf pays de cette partie de l'Europe se sont rencontrés à Opatija (Croatie) du 31 octobre au 3 novembre dernier, afin d'étudier et d'analyser le coût social de cette transition économique pour leurs pays. Les participants ont énormément appris sur les similarités et les réalités proches de chez eux. " Nous avons besoin de penser et de rêver ensemble ", a dit un participant. Cette rencontre a aidé à renouveler la foi dans notre mission d'être un signe de la présence de Dieu ainsi qu'une " voix " pour les personnes qui souffrent. Plusieurs ont souligné l'importance d'apporter une attention particulière aux jeunes afin de leur offrir des valeurs telles la réconciliation, là où le nationalisme a apporté la haine et la division, la solidarité et la capacité à partager, là où la pauvreté a enlevé tout espoir dans l'avenir. Coordonnateur en Europe centrale et orientale : Robin Schweiger SJ |
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La conférence de Kyoto et l'Église. Le climat change à cause des interventions humaines. Aucune réduction substantielle des émissions d'anhydride carbonique n'est survenue. En Asie il y a eu 18 fois plus de désastres naturels dans les années 90 que dans les années 70. Leur impact met l'agriculture à dure épreuve et menace la sécurité alimentaire. Au Bangladesh, à cause du niveau très bas du littoral, de la grande densité de sa population et de sa dépendance économique sur l'agriculture, la vie des gens ainsi que leurs moyens d'existence sont menacés par de fréquents cyclones et les effets qui y sont associés, tel l'intrusion de l'eau salée qui rend la terre inculte. En Asie et en Afrique, la malaria refait une apparition en force au fur et à mesure que les températures augmentent. Des délégués de plus de 150 pays ont participés à la huitième session de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC, New Delhi, 23 octobre - 1 novembre) pour mettre au point les engagements du Protocole de Kyoto. Durant la conférence, la question débattue était : " qui doit faire quoi et dans quelle mesure ? ". Le Canada venait en tête avec la plus importante contribution financière à ce jour. Mais plusieurs zones d'inquiétude demeurent : les crédits pour la réduction des émissions de gaz demeurent le point le plus faible ; le plus gros pollueur, soit les États-Unis, n'a toujours pas ratifié le Protocole de Kyoto ; le Fonds pour l'environnement mondial (FEM), un fonds général crée par les signataires, n'a pas assez d'argent pour boucler son budget. Certains revendiquent que les agences responsables de la gestion du FEM (comme la Banque Mondiale) ont retardé les projets à cause de leurs préjugés. Sans alternative, le CCNUCC reste de loin le meilleur espoir pour l'ensemble des pays de s'unir, de mettre de côté leurs différences et d'aller de l'avant, avant que des catastrophes sans précédent ne ravagent la terre. " Nulle organisation ou pays ne connaît aussi intimement que l'Église la souffrance des gens ", affirme Robert Athickal SJ, le représentant du Vatican à la Conférence. " Tout comme l'Église reste la première à offrir secours et assistance, il demeure tout aussi important de négocier avant que la catastrophe ne frappe ". Le Saint-Père a souvent insisté sur l'importance d'une spiritualité écologique pour notre temps. Contact : Robert Athickal SJ |
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Selon une tradition de longue date, des ONGs actives et de tous genres sont présentes au Zimbabwe. Certaines ont été financées directement par l'étranger sans passer par l'État, comme c'est le cas généralement. Un projet de loi du gouvernement du Zimbabwe menace de mettre un terme à cette pratique. Toutefois, celui-ci devrait distinguer entre les ONGs qui aident les partis d'opposition et la majorité des ONGs. La loi requiert déjà que les ONGs soumettent leur constitution afin qu'elle soit approuvée et celles-ci doivent présenter annuellement des comptes vérifiés au registraire. Les ONGs qui enfreignent la loi peuvent perdre leur enregistrement ou être poursuivies légalement. Elles ne doivent en aucun cas être engagées dans un parti politique. Les organisations pour la défense des droits humains sont dans une situation difficile puisqu'elles doivent dénoncer les violations des droits humains commises soit par le gouvernement ou les partis d'opposition. Pendant le régime de Ian Smith, la Commission " Justice et Paix " de l'Église catholique a publié des rapports sur les atrocités et, au début des années 80, le président actuel Robert Mugabe, a fait l'éloge de la Commission pour sa prise de position. Il a remercié la Commission et a ajouté : " nous espérons que vous nous critiquerez aussi, si nous errons à notre tour ". L'association nationale des ONGs (NANGO) élabore en ce moment un code d'éthique pour ses organisations et elle espère le mettre en pratique très bientôt. Le gouvernement devrait faire preuve d'ouverture envers le travail des ONGs qui ont grandement contribué au développement du pays et être prêt à collaborer avec celles-ci plutôt que de légiférer de façon à restreindre leur travail auprès des personnes en besoin. L'auteur, Edward Rogers SJ, est le coordonnateur des projets de la Compagnie contre le SIDA au Zimbabwe. |
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Un demi-million de personnes a manifesté pour la paix à Florence le 9 novembre dernier, pendant les cinq jours du Forum social européen, une assemblée d'associations et de mouvements qui s'opposent à la guerre et au processus actuel du développement mondial. Plusieurs religieux et religieuses, y compris sept jésuites, ont participés. Suite à Porto Alegre et Johannesburg, c'était un pas de plus pour la société civile. Une assemblée semblable se tiendra à Hyderabad (Inde) en janvier 2003 à l'occasion du Forum social asiatique. Les Forums ne sont pas que des discussions véhémentes et il existe une relation étroite et créative entre le silence, la promotion de la justice et le respect des différences. Dans la forteresse où les discussions et les débats eurent lieu, les religieux offraient un "lieu de silence" où les personnes pouvaient méditer et se souvenir de tous les sans voix qui ne peuvent dénoncer l'exploitation dont ils sont victimes. Le silence est devenu réflexion, une façon efficace et sans violence de dénoncer l'injustice. "Au-delà des différences sociales et politiques des participants, j'ai ressenti une atmosphère qui était chrétienne au sens large", nous confie Fausto Gianfreda SJ. "Un christianisme sans rhétorique est l'expression d'une vie authentique marquée par des choix quotidiens simples et une solidarité avec les pauvres". |
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SPÉCIAL : ZLEA, nouvel appel des jésuites à des évènements mondiaux. Alors que les ministres de 34 pays américains se rencontraient en
octobre à Quito pour conclure les négociations sur l'Zone de Libre Échange
des Amériques (ZLEA), un groupe de onze jésuites de l'Amérique Latine
se réunissaient aussi dans la capitale équatorienne. Avec d'autres religieux
et collaborateurs laïcs, ils participèrent à des activités organisées
par des groupes de la société civile dans le cadre d'une "Rencontre
Continentale". Coordonnateur du groupe : Rafael Moreno Villa SJ
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