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Alerte
au Burundi !
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| Les nouvelles du Service Jésuite des Réfugiés sont alarmantes à propos de la situation au Burundi où des combats violents ont repris entre les Forces Nationales de Libération et l'armée burundaise, en particulier dans et autour de la capitale Bujumbura. |
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Voici la dernière dépêche reçue : Les combats font rage entre les rebelles des Forces Nationales de Libération (FNL) et l'armée du Burundi, à Bujumbura même et dans les zones urbaines de Kinama, Kamenge et Cibitoke. Les combats ont commencé le 24 février lorsque les rebelles ont attaqué la capitale et ses faubourgs. Ils ont fait des centaines de victimes et ont provoqué le déplacement forcé de plusieurs milliers de personnes. La plupart d'entre elles ont cherché refuge en ville. |
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Le 2 mars, les ONG ont déclaré : «Les priorités sont les suivantes : assistance d'urgence aux blessés, préventions des épidémies et soins médicaux. Le Comité International de la Croix Rouge met en priorité l'évacuation des blessés, même si cela doit se faire sous escorte. Force est pourtant de reconnaître qu'il est actuellement impossible de procéder à l'évacuation des blessés dans des endroits comme Kinama. |
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Les chiffres officiels font état de 38 793 déplacés à Bujumbura. Ils ont pu être installés dans neuf sites et l'aide humanitaire est en voie d'être coordonnée. Les priorités sont désormais les suivantes : eau potable, hygiène, distribution de nourriture et d'autres éléments nécessaires à la vie. L'administration clame à qui veut l'entendre qu'un grand nombre de déplacés pourrait rentrer chez eux. Des fonctionnaires ont même déclaré qu'il ne fallait pas distribuer de nourriture afin que les gens partent. Malheureusement, lorsque les gens rentrent chez eux, ils trouvent leurs maisons complètement pillées.» |
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De leur côté, les pourparlers d'Arusha ne semblent
guère avancer. Le 26 février, Nelson Mandela,
le facilitateur, a convoqué un sommet régional. Mais la rencontre entre
les signataires des Accords qui s'est tenue la veille du sommet, n'a pas
pu résoudre les points litigieux. «Un petit progrès, mais sûrement pas
une grande avancée, ont déclaré des ONG. A ce jour, trois points demeurent
en suspens : qui conduira le gouvernement de transition, le cessez-le-feu
et la réforme de l'armée».
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| Pour en savoir plus, consultez le site du Service Jésuite des Réfugiés. |