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Nouvelles de l'engagement social
de la Compagnie de Jésus dans le monde (février 2001) |
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Service jésuite
des réfugiés :
un livre disponible |
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Coordinateur de l'effort humanitaire: David López |
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Europe méridionale : besoin urgent de renouveau et de cohésion En réponse à l'appel du Provincial d'Espagne pour un renouveau collaboratif, les apostolats sociaux de l'Espagne, du Portugal et de l'Italie se sont réunis à Alcalá de Henares (8-10 décembre) pour les « Jornadas Sociales 2000 » organisées par la Commission Nationale d'Action Sociale (CONAS), 127 personnes, jésuites et laïques ont participé. Les deux conférences les plus importantes invitaient au courage, à la fois pour regarder le monde et jeter un regard autocritique sur notre apostolat social. « Dans notre contexte, où se situe l'enjeu de la justice pour la prochaine décennie? » a demandé l'économiste Luis de Sebastián. Celui-ci a abordé les questions globales essentielles et a lancé un appel aux participants afin qu'ils oeuvrent vers une alternative. Le père Joaquin García Roca a exploré comment l'esprit, la culture et la foi participent à la transformation sociale et comment nous pouvons briser le mur de l'indifférence. Des cartes bien préparées ont été utilisées pour présenter, de façon systématique et graphique, les multiples activités sociales des jésuites, et plusieurs petits groupes ont abordé les différents sujets. L'importance de la spiritualité s'est exprimée à travers une Eucharistie quotidienne avec beaucoup de temps laissé à la prière personnelle. À la fin des « Jornadas », une ébauche de consensus fut acceptée par un grand nombre, après plusieurs modifications. Le nom et le courrier électronique du nouveau coordonnateur de la CONAS seront publiés dès que sa nomination aura lieu. |
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Le Centre Rerum Novarum est une organisation non-gouvernementale fondée par les jésuites taiwanais en 1971 afin de venir en aide aux travailleurs à risque, en faisant du lobbying, de la recherche et de la publication. Pendant les années 1990 plus de 300.000 étrangers sont venus à Taiwan pour y travailler, surtout en provenance de Thaïlande et des Philippines. Leurs employeurs les maltraitent souvent. Parmi les violations typiques, la plus fréquente est l'exigence de frais exorbitants par les courtiers privés ou les agences d'emplois. D'autres problèmes comprennent la discrimination raciale, un salaire injuste et le harcèlement sexuel. Les travailleuses étrangères qui deviennent enceintes peuvent être légalement rapatriées sur-le-champ. Lors de la journée internationale des Nations Unies sur les Itinérants (18 décembre 2000), le Centre Rerum Novarum a recommandé fortement au gouvernement taiwanais d'améliorer les conditions de vie des travailleurs étrangers, d'organiser des abris et d'établir une procédure pour les plaintes. Directrice du Centre Rerum Novarum : Sr. Stephana Wei MMB ················································· * |
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Au Paraguay, le discrédit complet dans lequel les politiciens sont tombés, à cause de leur corruption et leur inefficacité, a donné naissance au Parlement de la Jeunesse. Convoqué pour la première fois par Francisco Oliva SJ en 1999, le parlement se prépare à entamer sa troisième session. Chaque avril, plus d'un millier de jeunes gens de partout au pays commencent une formation d'un an au Centre pour les Études Nationales et à l'Université Nationale. Quiconque assiste à 80 pour cent des cours, écrit un mémoire et travaille comme volontaire, peut poursuivre en recueillant cent signatures de personnes qu'il va représenter et ensuite travailler deux ans comme législateur. Les jeunes parlementaires passent les premiers six mois aux conseils départementaux; puis ils vont à la capitale Asunción et siègent à la Chambre Nationale des Représentants. Selon le P. Oliva : « Si maintenant qu'ils sont jeunes ils n'influencent pas la société, plus tard en tant qu'adultes, ils le feront. Nous espérons que ce Parlement de la Jeunesse aura sa contrepartie latino-américaine, et nous rêvons déjà d'un parlement intercontinental ». Directeur archidiocésain de la pastorale sociale : Francisco de Paula Oliva SJ |
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Ces dix dernières années, la ville de Dublin a attiré l'attention internationale à cause de son renouveau économique stupéfiant. Par contre, le fait qu'environ 250 personnes couchent à la dure chaque nuit n'a pas fait les manchettes. Même en hiver, il est très difficile de trouver un accueil temporaire dans l'une des auberges puisque les places de dépannage sont occupées par une clientèle à long-terme. Il y a une pénurie grave de logements due à la pression pour des logements à prix modiques. La plupart des victimes sont des hommes seuls. Les sans-abri souffrent souvent de tuberculose, de maladies mentales, alcoolisme et, parmi les plus jeunes, du VIH et d'hépatite. En dépit de l'attitude fataliste envers le problème, depuis quatre ans, des logements ont été trouvés pour 15.000 étrangers demandeurs d'asile et, dans son dernier budget, le gouvernement a assigné £26 millions supplémentaires pour faire face au problème des sans-abri. Cette recherche a été publiée par le Jesuit Centre for Faith and Justice de Dublin dans son bulletin « Working Notes » d'analyses sur les questions économiques et sociales. Directeur du Centre : Bill Toner SJ |
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Le 15 mars dernier, un groupe de personnes a commencé à se rassembler sur la place des parades, en face du collège St-François Xavier à Patna, en Inde. Rapidement ils étaient devenus plus de 100.000, manifestant pour les droits des traditionnels exclus de la société indienne. Les Dalits sont les intouchables, situés au bas de l'échelle des quatre niveaux du système de castes indien. Les Dalits rejettent le terme « harijan », signifiant enfants de Dieu, donné par Gandhi, et ils sont aussi mal à l'aise avec le mot « dalit » qui veut dire blessé ou écrasé. Ils vivent dans des établissements à l'extérieur des frontières des villages et ont leur propre système complexe de castes et sous-castes qui indiquent les occupations traditionnelles telles que cordonniers, ou « toddy tappers » (ceux qui frappent à petit coup les noix de coco ou les palmiers pour obtenir leur sève). Fondé en 1982 et encore dirigé par le Dr. José Kananaikil SJ, le Bihar Dalits Vikas Samiti (BDVS) est une organisation laïque (samiti) impliquant des Dalits de toutes les castes et de toutes confessions religieuses. Cette organisation est gérée par eux et travaille à leur développement (vikas) dans 14 régions du Bihar. BDVS a plus de 500 compagnies villageoises comptant toutes un minimum de dix membres ainsi que 200 volontaires. L'organisation aide les unités villageoises à se battre pour être reconnues par le gouvernement et la société. Elle aide aussi les Dalits à croire en eux-mêmes, à se faire entendre avec dignité et à exiger pacifiquement leur participation à part entière à la vie sociale. L'éducation, qui leur était traditionnellement refusée, constitue un objectif prioritaire. Un plan d'épargne a protégé plusieurs contre l'esclavage envers les prêteurs d'argent. Des femmes assument la direction de projets d'auto-assistance pour leurs familles. Selon le P. Josey Kunnunkal SJ, le rallye qui a lieu lors de la journée du Dalit démontre « qu'ils ne sont pas seuls. Ils sont arrivés nombreux, et ainsi tant les Dalits que les autres ont pu voir la for d'être Dalits » Assistant directeur de BDVS : Josey Kunnunkal SJ |
Portugal : insertion parmi les pauvres
La paroisse S. Pedro Claver se trouve dans le district de Caparica dans la banlieue Est de Lisbonne, où les familles de la classe moyenne trouvent difficile de vivre côte-à-côte avec les gitans, les africains et les portugais venus de l'intérieur ou rapatriés après la décolonisation des années 1970. Des problèmes sociaux comprennent la pauvreté et le chômage, la violence familiale et des familles instables. En 1999, le pasteur jésuite fut rejoint par un autre prêtre et un scholastique. Première communauté d'insertion dans la Province portugaise, ils vivent dans un simple appartement dans un grand bloc d'appartements. La priorité consiste à travailler avec les enfants et les jeunes vivant des situations difficiles, offrir une instruction religieuse à l'école du quartier et adapter les exercices de St-Ignace pour les jeunes adultes et les travailleurs. Quelques étudiants aisés du collège jésuite S. João de Brito travaillent comme volontaires en tant que tuteurs et organisent des activités para-scolaires. Contact : Abel Bandeira SJ |
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La corruption sape le développement et conduit à des niveaux toujours plus élevés d'abus des droits de l'homme. Elle mine les démocraties et, en particulier, les accomplissements de plusieurs pays en voie de développement et de pays en transition. Elle ébranle l'intégrité sociale et fausse à ce point le marché que les gens ordinaires sont privés de ses bienfaits. Jusqu'à environ 1995, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international préféraient ignorer la corruption. Aujourd'hui, les banques et les gouvernements en parlent, en grande partie grâce à l'intervention de plusieurs organisations non-gouvernementales. L'une d'elles, Transparency International (TI), une coalition globale, se consacre à mettre un frein à la corruption tant nationale qu'internationale et à augmenter la responsabilité financière du gouvernement. Dans chaque pays, TI essaie de faire participer l'État, la société civile et le secteur privé. Il ne « nomme » pas de nom mais travaille dans le but de résister au syndrome de « tout le monde le fait, fais-le donc... ». Chaque Chapitre National rassemble des personnes intègres pour collaborer à la construction de systèmes qui combattent la corruption. Aux Pays-Bas, TI a environ 70 membres (individus seulement -- les corporations ne peuvent ni être membre ni contribuer financièrement) qui se réunissent deux fois par année. Le co-fondateur et président (1999-2001) du TI hollandais est le P. Edward Kimman SJ, professeur d'éthique des affaires à l'Université de Maastricht et à l'Université Libre (réformée) d'Amsterdam. L'expérience de TI a conduit ce dernier à changer son propre enseignement. Il entrevoit aussi du travail ici pour les théologiens puisque la corruption est malfaisante; et non seulement un immense problème social pratique mais un problème auquel l'humanité est confrontée dans son besoin de salut. Président de TI aux Pays-Bas: Edward Kimman SJ |
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Afin de souligner son 20ème anniversaire (14 novembre 2000), le Service Jésuite des Réfugiés (JRS) a publié une collection d'écrits à propos de sa fondation, sa croissance et son développement. « Everybody's Challenge: Essential Documents of JRS 1980-2000 » (Le défi de tout le monde : documents essentiels de JRS) retrace les étapes par lesquelles les travailleurs de JRS rencontrent les réfugiés, entreprennent de nouveaux services et garantissent leur qualité, réfléchissent sur ces expériences et planifient de nouvelles activités. Ce travail de référence est disponible seulement en
anglais auprès de Danielle
Vella |
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Bienvenue à tous HEADLINES s'adresse à tous les jésuites
et collaborateurs dans le domaine de l'apostolat social, ainsi qu'à
toute autre personne intéressée. Il paraît en français, en anglais,
en espagnol et en italien et est diffusé par e-mail ou, si nécessaire,
par courrier postal. À tous ceux qui souhaitent recevoir le bulletin,
prière de communiquer son nom complet (si jésuite, mentionner la Province;
sinon le lien avec l'apostolat social), l'adresse e-mail et postale,
et la langue désirée à cette
adresse électronique |