.
Burundi
: Martyr des pauvres
Antonio Bargiggia, âgé de 43 ans, a été tué le 3 octobre dernier à
un barrage routier dans la province de Gitega. Atteint d'une balle,
il a été traîné au dehors de sa voiture avant d'être abandonné sur
la route. Le motif du meurtre n'a pas été établi. Frère Antonio était
membre de l'association "Amis des pauvres" de Milan et missionnaire
laïc au Burundi depuis 20 ans. Il vivait à Buterere, au nord de la
capitale Bujumbura, où il travaillait comme directeur d'un projet
pour le Service Jésuite
des Réfugiés (JRS). Il a fait don de sa vie parmi les plus pauvres,
les malades du SIDA, les prisonniers et les populations déplacées.
À travers sa vie offerte et sa mort tragique, Antonio fut un exemple
du don total de soi. Selon les mots d'un ami, "Sa mort fut seulement
celle d'un corps parce qu'il était déjà 'mort' à plusieurs choses
afin de vivre pleinement l'amour du Christ. Il était devenu tellement
pauvre parmi les pauvres au point de ne plus tenir à sa propre vie;
mais de ne faire qu'un avec son prochain, c'est à dire avec Dieu."
Puisse son martyre contribuer à l'avènement de la paix au Burundi,
qu'il a tant aimé.
Retour au début de la page
|
|
.
Australie
: Faire face au problème de la drogue
Plusieurs jeunes australiens souffrant de maladies mentales utilisent
des drogues illégales dans l'espoir de neutraliser les symptômes de
leur maladie. Jesuit Social Services (JSS) travaille depuis longtemps
avec ces jeunes qui subsistent en marge de la société. De façon générale,
ils ont été maltraités ou négligés durant leur enfance et ont connu
la vie d'errance et la prison en tant que jeunes adultes. Souvent, ils
ont développé des habitudes autodestructrices et des comportements antisociaux.
Le programme "Connexions" les rejoint en adoptant une approche holistique
comprenant plusieurs facettes, décrite dans une nouvelle directive publiée
récemment par JSS. Au delà du traitement, cette approche vise à apporter
des changements dans la justice criminelle, les systèmes carcéraux et
de santé, à soutenir les familles et les enfants afin d'établir de meilleures
relations personnelles, et à offrir des opportunités de formations et
d'emplois; et grâce à tout cela, à encourager les jeunes à développer
des liens de confiance solides.
Retour au début de la page
|
|
.
Brésil
: CNAS rencontre les jeunes jésuites
Davantage de jésuites ayant complété leur formation doivent s'engager
dans l'apostolat social, et davantage de scolastiques doivent s'y préparer.
Ce sont quelques-unes des conclusions qui ressortent de la rencontre
de septembre de la Comissão nacional do Apostolado social (CNAS) du
Brésil. La CNAS se réunit deux fois par année : une fois dans l'une
des Provinces et la seconde au Théologat national à Belo Horizonte.
Les participants ont passé en revue le travail des quatre Centres pour
la recherche, la réflexion et l'action sociale. Lors de l'une des séances,
des scolastiques ont lancé un appel à être plus ouvert à la collaboration
avec des institutions, mouvements et individus non jésuites; à donner
plus de visibilité à nos oeuvres sociales; et à ne pas toujours attendre
l'impulsion des supérieurs pour aller de l'avant avec des initiatives
sociales.
Retour au début de la page
|
|
.
Canada
: Sommet sur les médias
Éduquer les enfants et les jeunes à avoir une conscience critique, lorsqu'ils
regardent la télévision, des films ou utilisent l'Internet, constitue
une contribution importante envers la justice sociale. À la mi-mai,
1400 personnes, en provenance de 55 pays, se sont rassemblées à Toronto
pour un sommet de 5 jours sur "Les enfants, la jeunesse et les médias"
organisé par le P. John Pungente SJ du Jesuit Communication Project
(JCP). Les participants étaient surtout des éducateurs et des professionnels
des médias. La plupart d'entre eux sont convaincus que les médias, que
ce soit en présentant les questions de justice sociale ou en les ignorant,
ont un impact important. Plusieurs séances ont traité du contrôle corporatif
des médias; de l'image projetée des minorités, de leurs coutumes et
cultures; des enfants en tant que cibles publicitaires; et d'autres
sujets. Si des travailleurs engagés dans l'apostolat social avaient
participé au sommet, ils auraient beaucoup appris sur des sujets pertinents
à leur travail et auraient pu apporter des éléments concrets importants
à cette conférence.
Retour au début de la page
|
|
.
Afrique
du Sud : Conférence mondiale sur le SIDA
La conférence mondiale sur le SIDA ( http://www.aids2000.com/
) a eu lieu en juillet 2000 à Durban en Afrique du Sud, afin de refaire
le point sur l'impact global de la pandémie de VIH-SIDA et sur l'état
de la recherche actuelle. Dans les pays africains où les jésuites oeuvrent,
il y a 20 millions de personnes séropositives et, d'ici l'an 2010, le
nombre d'orphelins dû au virus du SIDA est évalué à 32 millions. Le
SIDA pose un défi global à l'ensemble de la Compagnie de Jésus et pas
seulement dans le monde en voie de développement. Le fait que l'accès
aux médicaments permettant de prolonger ou de maintenir la vie soit
nié aux plus pauvres constitue un problème social qui engage les pays
développés. Le P. Ted Rogers SJ, coordinateur africain pour le VIH-SIDA,
avec neuf autres participants a lancé un appel à tous les jésuites,
afin qu'ils appuient ceux qui travaillent auprès des orphelins et des
personnes atteintes par le virus et afin qu'ils améliorent la formation
des jésuites dans ce domaine, la coordination et l'information.
Retour au début de la page
|
|
.
Israël-Palestine
: Des conflits à transformer
Chrétiens et musulmans qui se battent en Bosnie; catholiques et protestants
qui se battent en Irlande; chrétiens, musulmans et juifs qui se battent
au Moyen-Orient. Que peuvent faire les jésuites? Le P. Raymond Helmick
SJ du Collège de Boston est, depuis de nombreuses années, engagé dans
des efforts pour transformer et résoudre les conflits comportant des
aspects religieux. En juillet dernier, il a offert un cours à Jérusalem
pour les jeunes jésuites. Les participants ont rencontré des représentants
des différentes factions dans le conflit israélo-arabe, y compris certains
des plus intransigeants, et ont visités le quartier général politique
de l'autorité palestinienne, ainsi que plusieurs camps de réfugiés.
Ils ont également rencontré des parlementaires israéliens, des kibbutzim
et des colons à la ligne dure et pure, de même que des juifs et palestiniens
appartenant à des mouvements de réconciliation et de paix. Le cours
a pris fin avec une réflexion, utilisant l'approche du P. Helmick sur
la "transformation des conflits", sur les différentes ouvertures sur
la paix qui sont ressorties de cette expérience.
Retour au début de la page
|
|
.
Brésil : Plébiscite
Le Fond Monétaire International (FMI) a-t-il raison ? Le gouvernement
dit OUI, plus de six millions disent NON. Le Centre social (CIAS) de
Brasilia a aidé à organiser un plébiscite national sur la dette extérieure
en septembre dernier. Il comprenait trois questions : Le gouvernement
doit-il maintenir l'accord actuel avec le FMI ? Devrait-il y avoir un
audit public des comptes pour la dette extérieure (tel que mentionné
dans la Constitution) ? Le budget public doit-il être utilisé pour payer
la dette intérieure ? En dépit de la résistance acharnée du gouvernement
envers cette initiative démocratique, le plébiscite -- avec l'aide dévouée
de plus de 13 000 bénévoles -- fut un succès qui dépassa nos attentes
les plus folles : un NON retentissant à l'intervention du FMI, et un
OUI ferme pour un modèle économique alternatif qui respecte la vie.
Le CIAS fait parti du réseau international jésuite sur le soulagement
de la dette (JDRAD) comprenant des membres du monde entier. Le plébiscite
faisait partie de la Campagne du Jubilé 2000 parrainée par les Églises
chrétiennes.
Retour au début de la page
|
|
.
Inde : Portrait du centre IDEAS
Dans la province de Madurai, l'Institute of Development, Education,
Action and Studies (IDEAS) est engagé dans la libération et le développement
des dalits, appelés "intouchables". En Inde, il y a 150 millions de
dalits. IDEAS travaille aussi parmi les réfugiés, les "tribals" (autochtones),
les travailleurs asservis, les femmes et les enfants. C'est le centre
de coordination des groupes jésuites d'action sociale et d'autres, surtout
en milieu rural. Le Centre s'occupe aussi de formation au leadership,
de sensibilisation légale (aux droits sociaux et juridiques), de formation
de "sangams" (coopératives), de lobbying et de liaison auprès des fonctionnaires
gouvernementaux, de publication et d'information tout en établissant
des contacts avec les groupes religieux et séculiers. Des inquiétudes
existent quant au manque de personnel et de jeunes jésuites prêts à
s'engager, ainsi que sur la dépendance totale envers le financement
étranger.
Retour au début de la page
|