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Nouvelles de l'engagement social
de la Compagnie de Jésus
dans le monde (mars 2006)

 

 

 

 

 

 

 

 

Contrôle des armements:
nécessité de règles plus strictes

Les Nations Unies avancent que les armes légères sont les premières responsables des décès et de la destruction dans les conflits autour du monde. Mais en dépit de la reconnaissance croissante que les armes légères sont les véritables " armes de destruction massive ", il n'y a pas de traité international qui en contrôle la prolifération.
En juin 2006, une conférence des Nations Unies discutera des principes pouvant gouverner le commerce international de ces armes, dans l'espoir que cela mènera à des négociations en vue d'un traité international plus tard cette année. La société civile n'a pas été complètement insouciante face à ce problème de la prolifération des armements légers.
Une campagne, 'Control Arms', a été lancée en 2003 par Amnistie internationale, Oxfam international et le Réseau Internationale d'Action pour les Armes Légères (IANSA), visant à convaincre les gouvernements de l'importance de mettre en place et de respecter un traité sur le contrôle des armes.

Nous avons demandé à Melanie Teff, coordinatrice de l'advocacy pour le Service Jésuite de Réfugiés (JRS), de nous dire comment elle perçoit cette campagne et comment celle-ci s'insère dans la stratégie d'ensemble des de JRS. " Dans plusieurs pays où travaille JRS, par exemple le Libéria, la prolifération des armes légères constitue l'un des problèmes les plus sérieux affectant la sécurité de ceux qui retournent dans leur pays d'origine. JRS n'est pas un membre de la campagne internationale sur les armes légères, mais nous appuyons leurs objectifs... JRS est un membre fondateur de la Coalition pour mettre fin à l'utilisation d'enfants- soldats et la grande facilité d'accès aux armes légères a une relation directe avec le recrutement des enfants comme soldats. Les armes légères peuvent être manipulées plus facilement par les enfants et cela encourage les forces et les groupes armés à les recruter. "

Pour en apprendre davantage sur la campagne pour le contrôle des armements aller voir au : www.controlarms.org .
Pour télécharger trois études faisant appel à un contrôle plus stricte de l'armement léger et portant sur des situations en RD du Congo, en Haïti et au Sierra Leone, voir : http://www.oxfam.org/en/policy/pa2006/ . Ces rapports montrent comment ces pays ont été inondés par l'afflux d'armes légères qui ont été utilisées pour tuer, blesser et déplacer des centaines de milliers de personnes.

 

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Philippines :
un discernement sur la situation actuelle

Aux Philippines, la menace d'un coup militaire en coordination avec les menaces faites par des groupes déterminés à saisir le pouvoir et à se débarrasser du gouvernement de la Présidente Gloria Arroyo, a mené à la déclaration de l'état d'urgence pendant une semaine en février dernier.

Durant ces circonstances troublées, le Provincial des Philippines a envoyé une lettre avec des directives pour les Jésuites et leurs collaborateurs pour clarifier les questions  et faire face positivement à la situation.
Tout en reconnaissant les plaintes légitimes qui pouvaient avoir provoqué la dissension, la lettre a pris fortement position contre la violence et les approches anticonstitutionnelles pour mener à un changement politique.

Celle-ci soulignait également que si l'état d'urgence était permissible constitutionnellement, celui-ci ouvrait également la porte aux abus en permettant à la loi martiale de saisir temporairement les commerces et services et en permettant au gouvernement de contrôler la presse et les médias. Le Provincial se plaignait de l'arrestation sans raison de certains civils.
En même temps il conseillait aux religieux et aux groupes ecclésiaux d'être vigilants et de ne pas appuyer des activités qui, bien que bien intentionnées, pouvaient être irréfléchies même si légitimes ou encore d'appuyer des groupes antidémocratiques ayant des intérêts particuliers. "Toute tentative de saisir le pouvoir ne peut être appuyée, parce que la démocratie exige que celui-ci soit aux mains de civils ayant été choisi légitimement à partir du peuple et par celui-ci."

Dans sa lettre, il offre également des options alternatives pour répondre à une administration qui résiste à toute réforme et qui ne rend pas de compte, et ainsi empêche le pays de se sortir de la pauvreté et de l'inégalité. Parmi ces moyens, on retrouve les rencontres de prières pour la paix et la résolution non violente de la crise , pour échanger de l'information, pour s'engager dans un processus collectif de discernement et la protestation contre l'état d'urgence et le contrôle des libertés démocratiques.

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RD du Congo : préparations pour les élections

Le Centre d'études pour l'action sociale (CEPAS), un centre social jésuite établi à Kinshasa, a récemment publié un numéro de Congo-Afrique, la revue bimensuelle du Centre, sur le sujet des élections qui seront tenues en juin 2006 en RD du Congo ; les premières élections libres en 45 ans. L'élection, qui selon le secrétaire général des Nations Unies, posera " des défis logistiques majeurs si non cauchemardesques", doivent mettre fin à une période de partage des pouvoirs suite à cinq ans de guerre civile. "Élections et bonne gouvernance en République démocratique du Congo", un document issu d'un séminaire organisé par CEPAS en février dernier, examine les principaux défis des lois sur les élections, de la stabilité politique, du bon gouvernement et de la décentralisation ainsi que le rôle de femmes dans la démocratie participative.

Selon une source de la BBC , on estime à plus de 1000 les personnes qui meurent chaque jour dans ce pays, ou les combats perdurent --- particulièrement à l'est du territoire. Les hostilités entre les milices rivales et les troupes gouvernementales forcent encore des centaines de milliers de personnes quitter leur maison.

Pour de plus amples informations, contacter
le Père Ghislain Tshikendwa SJ au : tshikendwa@jesuits.net
ou le Père Ferdinand Muhigirwa à : muhigirwafsj@yahoo.fr .



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Espagne : Réconciliation au pays basque

Dans Le cessez-le-feu permanent proclamé le 22 mars dernier par l'ETA, le mouvement séparatiste terroriste basque, pourrait marquer la fin d'un conflit qui dure depuis des décennies dans le nord de l'Espagne.

Dans un article publié sur le site internet du Centro Ellacuria, un centre social de la Province Loyola voué à l'analyse sociale et à la promotion d'une citoyenneté active, Pedro Luis Arias Ergueta analyse le rôle que les communautés chrétiennes pourraient jouer à ce point très délicat du 'conflit basque'. L'auteur, un professeur à l'Université du pays basque, croit que tant les institutions que les citoyens portent une grande responsabilité afin d'assurer un processus de réconciliation réussi et que les communautés chrétiennes font partie intégrante de ce processus, lequel est fondé sur trois éléments principaux :
la reconnaissance du droit des victimes à la vérité, à la la justice et au dédommagement ;
le rejet d'emblée de toute violence comme moyen politique et la promotion d'un gouvernement démocratique et participatif.

L'Église a un rôle important afin de dénoncer clairement l'utilisation de la violence. Cela signifie qu'en tant qu'individu et en tant que communauté, nous devons 'évangéliser nos identités', ce qui veut dire que nous devons être ferme et nous accrocher à notre identité principale et la plus importante, celle qui nous lie au projet de Jésus ; nous ne devons pas laisser nos identités devenir des idoles. De plus, considérant la contribution importante apportée par les institutions éducatives ecclésiales au pays basque, la non-violence devrait être un élément intégral des programmes de formation offerts par ces institutions.

La contribution de l'Église est importante pour construire une société de réconciliation, cela en montrant de nouvelles façons de vivre ensemble et une nouvelle culture politique fondée sur la proximité avec les victimes et leurs souffrances ; ainsi qu'un pardon qui n'élimine pas le besoin de justice et de compensation. Une telle culture est inspirée par une profonde spiritualité du "risque et de l'excès".

L'article (en espagnol) peut être téléchargé à partir de : www.centroellacuria.org


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Bolivie :
Changement social grâce à l'action publique

Les institutions de la Compagnie de Jésus qui sont engagées à faire advenir une société plus juste et équitable, et ce à des niveaux et dans des domaines différents, sont de plus en plus conscientes que, pour devenir acteurs de changements sociaux, elles ont besoin d'assumer un rôle 'public'. Fe y Alegria Bolivia (une fédération d'institutions pour l'éducation populaire et pour les changements sociaux répandue dans toute l'Amérique latine et appuyée par la Compagnie de Jésus) a accueillie durant le mois de février un séminaire sur la formulation d'un 'programme d'action publique' pour FyA Bolivia et d'autres centres sociaux de la Province. Le changement récent dans le gouvernement bolivien rendait ce programme encore plus pertinent.

Le but de cet atelier était de réfléchir sur le rôle et la responsabilité de la société civile envers les actions publiques, ce qui signifie promouvoir des programmes et des politiques équitables; identifier les éléments principaux d'une stratégie d'influence publique pouvant être intégrée dans l'objectif stratégique de FyA Bolivia et définir des lignes d'actions concrètes qui en découlent.

Les participants ont identifiés les obstacles majeurs qui empêchent d'offrir une éducation de qualité pour tous tant au niveau national que local. De tels obstacles constituent des goulots déterminants dans la lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale et peuvent seulement être résolus à travers un programme large et coordonné d'action publique. Durant ce séminaire, il a été décidé qu'une commission ad hoc continuerait de travailler sur cette initiative et s'assurerait que ces éléments soient pris en considération lors de la planification annuelle des organisations intéressées.


Pour de plus amples informations : Lucía Rodríguez Donate, Coordonnatrice du Programme pour l'Action publique pour  Fe y Alegria, l.rodriguez@entreculturas.org .

Pour en apprendre davantage sur  Fe y Alegria: www.feyalegria.org

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Nouvelles en bref : Malte, Espagne, JRS

Malte

Dans une déclaration à la presse annonçant que les voitures appartenant à la communauté jésuite maltaise du collège St-Aloysius avaient été brûlés pour la seconde fois en cinq mois, le Père Provincial a annoncé qu'il a raison de croire que ces incendies ne sont pas fortuits..

Les deux incidents se sont passés immédiatement après que les Jésuites maltais ont pris position sur des questions d'immigration. En novembre, le Centre jésuite de foi et justice (CFJ) annonçait la publication des conclusions de la Conférence nationale sur le racisme et la xénophobie sur l'île de Malte ainsi que les actions entreprises par le Jésuites maltais pour promouvoir la tolérance raciale. Le dernier incident, durant la nuit du 12 au 13 mars, a suivi la présentation d'un rapport sur le racisme et la xénophobie au CFJ par la Commission européenne.

Espagne


Entreculturas et Alboan, deux ONG espagnoles de la Compagnie de Jésus pour le développement, ont récemment publié un rapport sur l'aide officielle au développement (AOD) pour l'éducation, le premier sondage sur la coopération espagnole pour le développement dans le secteur de l'éducation. Le rapport, une contribution au débat sur la qualité de l'AOD espagnole, a été préparé en collaboration avec une équipe de professeurs de l'ETEA (une institution universitaire de la Compagnie de Jésus) et couvre le période de 1999 à 2004. Celle-ci en conclut que 12.5% de l'aide bilatérale totale a été dépensée en éducation et que l'éducation de base a reçu le plus faible pourcentage des fonds. Entre autres choses, le rapport recommande que davantage de fonds soient alloués aux initiatives d'éducation de base. Pour en apprendre davantage, et télécharger le rapport (en espagnol) aller à : http://www.entreculturas.org/somos2_AOD.asp

JRS

Lors de la rencontre internationale de advocacy de JRS qui s'est tenue à Rome en mars dernier, JRS s'est entendu sur six priorités pour le travail de plaidoyers au niveau régional/international. Celles-ci sont : Des solutions durables pour les réfugiés (rapatriement  ou retour volontaire, relocalisation ou intégration locale) ; sécurité alimentaire pour les réfugiés et les personnes déplacées ; la violence sexuelle et celle fondée sur le sexe ; la détention administrative ; les mines anti-personnelles ; les enfants soldats.
Pour information : www.jrs.net

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A voir également :

> Nouvelles de février 2006
> Nouvelles du Forum Social
> Nouvelles de janvier 2006
> Nouvelles de décembre 2005
> Nouvelles de novembre 2005
> Nouvelles d'octobre 2005
> Nouvelles spéciales de septembre 2005
> Nouvelles de septembre 2005
> Nouvelles d'août 2005
> Nouvelles de juin-juillet 2005
> Nouvelles de mai 2005
> Nouvelles de avril 2005
> Nouvelles de mars 2005
> Nouvelles de février 2005
> Nouvelles de janvier 2005
> Nouvelles de novembre 2004
> Nouvelles d'octobre 2004
> Nouvelles de septembre 2004
> Nouvelles de l'été 2004
> Nouvelles de juin 2004
> Nouvelles d'avril 2004
>Nouvelles de mars 2004
> Nouvelles de février 2004
> Nouvelles de janvier 2004


- "Affronter la réalité dans sa dimension sociale"
- "Assises pour un temps de justice" (29 avril - 1er mai 2001)