Retour à la page d'accueil
actualités > apostolat social
spiritualité
C'est quoi ?
Ignace de Loyola
François-Xavier
Exercices Spirituels
compagnons
Communautés
Rencontres
Portraits
Nos 5 préférences
devenir sj
Récits
Jeunes jésuites
Vocation
Noviciat
Les derniers nés
missions
Culture
Jeunesse
Sciences
Vie spirituelle
Foi et justice
Hors frontière
Eglises
histoire
Chronologie
Par thèmes
Jésuites du XXe
Saints
sites internet
Jésuites
Chrétiens
Surprises
Site du mois
forums

Nous écrire

 
Nouvelles de l'engagement social
de la Compagnie de Jésus

FORUM SOCIAL Mondial (février 2006)

Dans ce deuxième numéro dédié au Forum social mondial, nous vous présentons plusieurs nouvelles en provenance de la délégation jésuite à Caracas(24-29 janvier 2006). Vous trouverez également un bref compte rendu du Forum social mondial polycentrique qui s'est tenu à Bamako, au Mali du 19 jusqu'au 23 janvier. Nous croyons qu'il s'agit d'un Forum particulièrement important, tant parce qu'il s'agit d'un premier FSM ayant lieu en Afrique que parce qu'il s'agit d'un  terrain d'essai pour le FSM de 2007, qui aura lieu à Nairobi au Kenya.

 

 

 

 

 

 

 

Venezuela :
Le Forum Social Mondial à Caracas :
Réflexions sur l'action sociale


Lors du 4ème jour du FSM à Caracas il y a eu un atelier très populaire et intéressant sur " l'action sociale dans l'Église : partage de nos expériences ". Plusieurs des membres de la délégation jésuite y ont participé très activement. Cet atelier était organisé par 'Colectivo Iglesia', un groupe d'organisations issues de mouvements ecclésiaux, dont Fe y Alegria et le Centro Gumilla. Le but de l'évènement était d'échanger et de réfléchir sur les expériences positives de l'action sociale initiée par des groupes et des institutions liées à l'Église. Ainsi, Jorge Julio Mejia SJ, le coordonnateur de l'apostolat social pour les Assistances de l'Amérique latine, a parlé du travail pour la paix en Colombie, alors que Martino Lenz SJ a décrit les initiatives de la Conférence épiscopale brésilienne pour lutter contre la pauvreté et la faim ; quant à Chepe Núñez SJ, du Service jésuite pour les migrants, il a parlé des initiatives en faveur des droits des immigrants. Finalement, Pedro Trigo SJ, après nous avoir dépeint quatre autres expériences réussies, a partagé sa réflexion sur la façon de les systématiser - en identifiant les leçons apprises et les meilleures pratiques.

Une autre contribution importante du FSM a été donnée par IRFA, l'Institut radiophonique de Fe y Alegria qui, avec l'Association latino-américaine pour la radio éducative, a diffusé des nouvelles en direct du Forum pour le bénéfices des auditeurs dispersés à travers l'Amérique latine.

 

Retour au début de la page

 

L'avenir du Forum : Trouver un équilibre


Durant les quatre jours du Forum, notre groupe a fait l'expérience de la grande diversité des participants et de leurs attentes.
Des discussions radicales et l'optimisme exagéré concernant la nouvelle phase dans laquelle entre l'Amérique latine étaient contrebalancées par des débats plus objectifs durant lesquels une tentative réelle pour comprendre ce qui se passe sur le continent a été faite, ainsi qu'une recherche d'alternatives réalistes.
Cette question, qui concerne l'avenir du Forum (Qu'est-ce qui suivra ? Que doit-on en espérer ?), reste ouverte, la réponse se trouve quelque part entre ceux qui croient que celui-ci doit surtout rester un forum de discussion, de réflexion créative et de formation de réseaux et ceux qui plaident pour que le Forum prenne une forme et une position nettement politique.

Pour certains, comme le brésilien Luis Dulci-secrétaire général du cabinet du Président Lula - le Forum doit se transformer en un nouveau " mouvement international des travailleurs ", ouvert, inclusif et démocratique. Le président Chavez a appelé le FSM à élaborer un plan global d'action politique - pour 'sauver la planète de la destruction' et afin d'éviter que cet évènement se transforme en un 'festival de touristes'. D'autres, tel Candido Grzybowsky, du Conseil international du FSM, croient que si le Forum devait se transformer en un 5ème " international ", celui-ci serait voué à l'échec - comme les dernières quatre tentatives. Se situant entre tout cela, le belge François Houtard, du Conseil international, qui croit que le Forum doit rester un espace ouvert pour construire des alliances, mais qui doit également passer de la création d'une conscience (politique) collective vers la création d'acteurs (politiques) collectifs. Cela signifierait l'identification d'un projet cohésif, élaboré lors d'un processus ouvert et participatif, plutôt que l'actuelle accumulation d'actions et de proclamations. Le journaliste militant Bernard Cassen, une figure clef du FSM, a rouvert la discussion concernant l'endossement d'un manifeste du FSM qui rassemblerait les propositions recueillant les plus grands consensus.

Si une entente sur ces questions est loin d'être atteinte, les mouvements sociaux au FSM ont réussi à fixer quatre occasions importantes pour la mobilisation globale collective en 2006,
il s'agit du 3ème anniversaire de l'occupation en Iraq ;
de la rencontre de l'OMC à Genève- qui doit normalement finaliser le " Doha Round ";
de la rencontre du G-8 à Saint Pétersbourg
ainsi que de la rencontre conjointe du FMI et de la Banque mondiale.

Lors de la dernière journée, la délégation menée par les Jésuites s'est rencontrée pour évaluer l'expérience des derniers jours. Les participants ont mis en lumière quelques manquements au plan organisationnel et au niveau des arrangements logistiques, comme l'absence d'un seul endroit du Forum, associé à des services d'information et de transport déficients. Plusieurs personnes, particulièrement les étrangers ont remarqué la forte présence militaire, dans les rues et dans les lieux de rencontre, ainsi que ce qu'ils ont perçu comme étant une absence des mouvements sociaux du Vénézuela. Tous cependant s'entendent quant à leur appréciation de l'accueil chaleureux du peuple vénézuélien.

Soumis par Klaus Vathroeder SJ, Centro Gumilla, Caracas

Retour au début de la page

 

 

 

 

 

 

Mali :
Le Forum social Mondial atterrit en Afrique


Le choix de Bamako comme lieu d'un des trois évènements du FSM polycentrique de 2006 a pris plusieurs personnes par surprise.
Bamako est la capitale du Mali, l'un des pays les plus pauvre du monde, avec une population d'environ 12 millions de personnes vivant de l'agriculture (seulement 4 pourcent de terres arables) et de la pêche (le Mali est un pays enclavé, traversé par le fleuve Niger). Et pourtant, selon les nombreux rapports de ceux qui y sont allés, le FSM de Bamako a été un succès et un évènement enrichissant, en dépit des inévitables difficultés logistiques et des lacunes organisationnelles.

Bien que le Forum de Caracas soit celui qui ait attiré le plus grand nombre de participants et la plus grande couverture médiatique internationale, l'importance symbolique de cet évènement ne doit pas être sous-estimé. Cela a été le premier FSM à prendre place en Afrique : du 19 au 23 janvier, l'Afrique et les Africains ont été au centre de l'attention.

La rencontre de Bamako a donné la possibilité à plusieurs centaines de Maliens -hommes et femmes, petits fermiers venant de l'intérieur des terres, habitants des villes, pêcheurs vivant sur les rives du Niger et artisans - de prendre part à un évènement international de ce genre - de se faire entendre, de discuter de leurs problèmes et de construire des alliances avec d'autres personnes et organisations venant de d'autres pays et continents. Comme l'a dit Aminata Traoré, une auteure malienne, militante et ancien ministre, ce forum est
"le premier pas dans un processus pour enraciner le Forum social mondial en Afrique et mobiliser davantage de personnes de ce continent, qui a été le plus durement touché par la mondialisation".
Selon Ramesh Singh, le directeur exécutif de Action Aid " tenir cette session à Bamako reconnaît que le FSM s'est élargi et a pris racine dans plusieurs continents et non seulement à Porto Alegre. Il s'agit d'un espace de discussions beaucoup plus large et diversifié ". De plus, " la session malienne est importante parce que l'Afrique accueillera le FSM en 2007 et cela aidera à sa préparation ", ajoute Singh.

La structure du Forum a suivi les plans de base des éditions antérieurs du FSM, mais ici il a pris une autre connotation.
Les trois jours de travail ont été très intenses avec des activités qui ont eu lieu  au milieu d'un entrecroisement de différentes langues - bambarà (la langue nationale), anglais, français- mais également de cultures et de costumes, le bleu profond des vêtements touaregs mêlé aux imprimés colorés des robes des femmes ont attiré l'attention des passants et infusé dynamisme et énergie.
Bien qu'aucune statistique définie ne soit disponible, on estime le nombre des participants entre 10 000 et 15 000 - réparti en 600 activités et plusieurs événements culturels et artistiques de haut niveau. Plus de 70 pays ont été représentés, avec le Mali et les pays mitoyens ayant la plus grande représentation. Les plus grandes délégations, provenant de l'extérieur de l'Afrique, venaient de la France et de l'Italie. Plusieurs groupes catholiques et organisations confessionnelles ont également pris part au Forum de Bamako. Parmi ceux-ci, Caritas Internationalis était présent avec une délégation internationale et son propre stand; le tout organisé par Caritas Mali (pour en apprendre davantage sur la participation de Caritas dans le processus du FSM, aller voir au: www.caritas.org ).

Les axes thématiques du Forum ont tourné autour des questions qui, bien que globales, avaient une signification plus grande pour l'Afrique, telles la guerre, la militarisation et la paix ; la destruction des écosystèmes et le contrôle des ressources ; le commerce international, la dette.
Le thème de la mondialisation néo-libérale et la marginalisation - des fermiers et des systèmes d'agriculture ainsi que les mouvements de femmes a été particulièrement important.
Les femmes ont eu une présence très active pendant le Forum, avec leur propre tente - un endroit pour se rencontrer, se reposer -
elles étaient toujours prêtes à dire leurs histoires.
Les fermiers locaux et les associations, surtout liées à la culture du coton -la plus grande exportation du Mali - ont eu de nombreuses occasions de se rencontrer avec leurs homologues des pays voisins, et ils ont aussi pu bâtir des alliances avec des associations internationales de fermiers, comme Via Campesina.
Ils ont également discuté de questions vitales comme la sécurité alimentaire et la souveraineté. Aly Coulibaly, un fermier malien cultivant le coton, a dit durant un atelier : " Nous sommes venus ici pour défendre notre coton et pour lutter contre les subventions payées aux cultivateurs de coton de l'occident...Le coton est notre vie et nous allons la défendre...
Nous sommes venus ici pour montrer aux grands de notre planète que leurs politiques injustes mettent la vie de millions de personnes en danger ". La sécurité alimentaire et la protection des systèmes traditionnels d'agriculture, avec les mouvements sociaux et la participation des populations rurales, ont été un thème commun du Forum et constitueront un fond commun pour les mouvements africains qui travailleront à la préparation du FSM de Nairobi en 2007.

Pour de plus amples informations
sur le Forum social mondial de Bamako :
www.fsmmali.org (site du Forum)
ainsi que : www.ipsterraviva.net (français et anglais)

Retour au début de la page

 

 

 

 

A voir également :

> Nouvelles de janvier 2006
> Nouvelles de décembre 2005
> Nouvelles de novembre 2005
> Nouvelles d'octobre 2005
> Nouvelles spéciales de septembre 2005
> Nouvelles de septembre 2005
> Nouvelles d'août 2005
> Nouvelles de juin-juillet 2005
> Nouvelles de mai 2005
> Nouvelles de avril 2005
> Nouvelles de mars 2005
> Nouvelles de février 2005
> Nouvelles de janvier 2005
> Nouvelles de novembre 2004
> Nouvelles d'octobre 2004
> Nouvelles de septembre 2004
> Nouvelles de l'été 2004
> Nouvelles de juin 2004
> Nouvelles d'avril 2004
>Nouvelles de mars 2004
> Nouvelles de février 2004
> Nouvelles de janvier 2004


- "Affronter la réalité dans sa dimension sociale"
- "Assises pour un temps de justice" (29 avril - 1er mai 2001)