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Nouvelles de l'engagement social
de la Compagnie de Jésus
dans le monde (septembre 2005)

 

 

 

 

 

 

 

 

Afrique - Etats-Unis :
Du pétrole pour l'Afrique


On estime que d'ici 2015, les États-Unis importeront 25 pourcent de leur
pétrole de la région du golfe de Guinée en Afrique. Alors que l'intérêt des États-Unis augmente envers le pétrole africain, il est important d'éduquer les Américains sur l'impact et les ramifications de ce genre d'industrie d'extraction. Jesuit Conference, le bureau national des Jésuites aux Etats-Unis, et Catholic Relief Services (CRS) financent conjointement une tournée de conférences sur l'industrie de l'extraction de pétrole de façon à conscientiser les gens sur l'impact des investissements pétroliers sur l'environnement et les droits humains des pauvres en Afrique, ainsi que l'importance de la transparence en ce qui concerne les revenus générés par le pétrole pour combattre la corruption et promouvoir la réduction de la pauvreté. La tournée encouragera également des actions en faveur de la transparence auprès du Congrès et de l'administration américaine concernant les revenus du pétrole. Le African Oil and Poverty Tour visitera 10 universités jésuites à travers les États-Unis, du 5 au 20 octobre 2005. Les deux conférenciers invités sont le Père Antoine Bérilengar SJ, membre du Collège de contrôle et de surveillance des revenus pétroliers au Tchad, ainsi que Austin Onouha, du Centre pour la responsabilité sociale et d'entreprise au Nigeria. Ils expliqueront les conséquences de l'extraction pétrolière sur les droits humains et l'environnement dans leur pays et porteront aux audiences américaines leur plaidoyer pour une plus grande transparence et pour l'utilisation des revenus pétroliers pour le développement. Ils fourniront aussi des exemples sur ce qu'elles peuvent faire via les investissements socialement responsables ainsi que via les plaidoyers politiques et corporatifs. Le Père Bérilengar est le coordonnateur de l'apostolat
social pour l'Assistance de l'Afrique et de Madagascar et travaille au CEFOD (Centre d'Etudes et de Formation pour le Développement) à Ndjaména.

Pour de plus amples  informations, contacter Jill Marie Gerschutz :
jgerschutz@jesuit.org

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Kenya :
Pauvreté à Nairobi

Selon les estimations du gouvernement, au Kenya une personne sur deux
est pauvre. De plus, les trois dernières études sur le bien-être social
confirment que la pauvreté au sein du pays est non seulement persistante mais en augmentation, particulièrement en régions urbaines. Dans le contexte de ce problème complexe, le Programme pour la justice
économique du centre jésuite Hakimani de la Province de l'Afrique orientale a initié, en 2004, une Etude sur les besoins essentiels à Nairobi. Pendant toute l'année, 12 résidents de bidonvilles de Nairobi ont rassemblé chaque mois les informations su le coût de la vie dans leurs quartiers. Les données ont été rassemblées et analysées par Mugo Phares Kîrîi, chercheur du Centre Hakimani. L'étude, qui a été récemment publiée par les éditions Paulines en Afrique, évalue les niveaux de pauvreté en douze « quartiers informels » de la capitale sur la base des niveaux de dépenses de familles. Ceux-ci démontrent la capacité de se procurer la nourriture essentielle ainsi que des biens non-alimentaires de base (éducation et soins de santé) pour l'ensemble des membres du ménage. Les constatations finales démontrent que près de la moitié de ces familles vivent en dessous du niveau de pauvreté absolue, évaluée à USD 98.79 par mois et que, dans certaines quartiers, près de 80 pourcent des ménages vivent sous le niveau de pauvreté alimentaire évaluée à USD 45.08 par mois. Cette étude, qui est la première de ce genre dans l'Archidiocèse la capitale à mettre l'accent sur les quartiers pauvres de Nairobi, vise principalement à conscientiser l'Église, la Compagnie de Jésus et la société dans son ensemble. Celle-ci
met en évidence les droits économiques des pauvres en abordant la
situation des résidents urbains et ébauche de possible politiques de
réforme.

Elias Opango Omondi SJ : eliasomondi@yahoo.com

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Monde :
Annulation de la dette - Une année jubilaire ?


Le Fond monétaire international et la Banque mondiale ont fait un grand
pas en avant lors de leur récente rencontre annuelle, alors qu'ils ont
annulé l'énorme dette de 18 des pays les plus pauvres du monde. Les deux institutions, qui mettent en ouvre une décision qui avait été prise lors du dernier G-8 en juillet, ont annoncé également que l'annulation de la dette s'étendrait à 25 autres pays, pour un total de 57 milliards de
dollars américains. Nous avons demandé une première réaction face à
cette décision à Peter Henriot SJ, directeur du Jesuit Centre for Theological Reflection (JCTR, Centre jésuite de réflexion théologique) basé à Lusaka et membre actif de 'Jubilee Zambia', un mouvement national pour l'annulation complète de toute la dette étrangère de la Zambie et des autres pays pauvres. Voici sa réponse : 'Nous sommes encouragés parce que cela est un signe que la campagne jubilaire internationale et ses alliés ont accompli quelque chose qu'on qualifiait d'impossible dix ans plus tôt, c'est-à-dire l'annulation de la dette de la Banque mondiale et du FMI. Lors d'une rencontre aux États-Unis, il y a plusieurs années, James Wolfensohn, alors président de la BM, m'avait dit directement « Vous, vous êtes irréalistes -le jubilée c'est de l'économie biblique et à la BM nous pratiquons une économie du monde réel. Nous n'annulons pas les dettes!'. Au même temps, nous restons prudents, parce que nous n'avons pas encore de détails à propos des montants, des conditions, de l'échéancier ou des cibles visées - ni d'extension à d'autres pays pauvres qui méritent une annulation. Nous attendons plus de détails. Finalement, nous sommes motivés, parce que maintenant nous allons continuer à surveiller la façon dont notre gouvernement zambien utilise ses ressources libérées pour des programmes touchant à la pauvreté. Souvenez-vous, notre campagne a toujours été : « Annulation de la dette pour l'éradication de la pauvreté! » Alors nous allons travailler plus fort encore! »

Pour en apprendre davantage sur le JCTR et Jubilée Zambie, visitez le site:
www.jctr.org.zm

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Zambie :
100 ans de présence jésuite

Le 14 juillet 1905, lorsque le Père Joseph Moreau SJ fonda la première
mission jésuite en Zambie, il donna vie à une présence qui dès le début
a cherché à donner dignité et liberté au gens qu'elle rencontrait,
toujours en gardant la communauté locale au centre des activités.

Par exemple, à Chikuni (première mission de la Compagnie en Zambie), parallèlement aux activités pastorales, un centre de soins pour les malades du SIDA, entièrement géré par la communauté locale, a été mis sur pied, il offre de l'aide et du counselling ainsi que de l'éducation et un service de prévention. Un réseau de solidarité s'est tissé autour du centre et aide les nombreux orphelins du SIDA à vivre avec leur famille élargie plutôt que d'aller dans un orphelinat.

Deux écoles fondées par les Jésuites (Canisius et St-Charles Lwanga) ont dû rapidement faire face au défi habituel : comment les jeunes de la communauté peuvent-ils fréquenter l'école s'ils doivent travailler pour aider leur famille? La réponse à ce nouveau défi a été de développer un  programme de radio éducative. Aujourd'hui, grâce à ce programme, jusqu'à 1500 jeunes de 19 villages ont eu la chance d'apprendre à lire et écrire et peuvent gagner leur vie en même temps. Ils reçoivent l'aide de 65 tuteurs appuyés par les communautés villageoises locales qui fournissent la pension.

Grâce à l'Institut Mukanzubo Kalinda, la radio est également devenue un instrument important pour redécouvrir et préserver les cultures et traditions locales. La deuxième mission à être fondée fut le Centre de formation agricole à Kassisi. Ce dernier a opté pour l'agriculture biologique considérant que cela était la meilleure réponse aux besoins de l'agriculture de subsistance de petits agriculteurs, qui constituent la grande majorité en Zambie.

Dans la capitale Lusaka, l'action rejoint la réflexion au Jesuit Centre for Theological Reflection. Le JCTR est devenu un important point de référence pour la société civile et l'Église de Zambie et est un partenaire privilégié dans le dialogue avec les institutions gouvernementales et les fonctionnaires. Son rôle a évolué depuis les dernières années grâce à son engagement avec les questions théologiques aux analyses politiques et économiques à travers des publications, des campagnes pour l'annulation de la dette et pour la justice commerciale internationale ou encore des enquêtes sur le coût de la vie (Basic Needs Basket Survey).

La version intégrale de l'article de Daniele Frigeri SJ frigeri@sjcuria.org sera publié en italien dans le numéro de novembre de Popoli, la revue mensuelle des missions jésuites italiennes : www.popoli.info

Afrique :
Mettre sur pied le secrétariat de l'apostolat social

Le modérateur des supérieurs jésuites d'Afrique (JESAM) est en train de
mettre sur pied un secrétariat à Nairobi (Kenya) avec comme tâche de
coordonner les activités des multiples apostolats de la Compagnie de
Jésus sur le continent. Le nouveau secrétariat inclura un bureau voué à
l'apostolat social : le « Secrétariat pour l'Apostolat social JESAM ».
Le Père Bérilengar, coordonnateur de l'apostolat social pour l'Assistance,
a reçu la charge de mettre sur pied ce bureau.

Au tout début, la priorité du bureau sera la question de la paix et de la transformation des conflits. Ainsi, dans les mois à venir, le nouveau secrétariat suivra un plan d'action concret. Cela comprend la préparation d'un catalogue détaillé sur les centres sociaux en Afrique et à Madagascar, leurs activités principales ainsi que leur potentiel pour contribuer à la paix et à la réconciliation; ainsi que de documenter les meilleures pratiques et les leçons apprises par les différents centres. Le secrétariat établira un plan d'action pour l'avenir, un budget ainsi qu'un mode de suivi et d'évaluation.

Père Antoine Bérilengar SJ < dberilengar@yahoo.fr >

 

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Violence et guerre :
Un exercice de discernement communautaire

Ils constituent un groupe composé de 45 entre Jésuites, collègues
religieux et laïcs, hommes et femmes. « Chacun a une histoire fabuleuse
à partager. » Ils sont venus de 23 pays différents. pour réfléchir et
discerner, individuellement et comme groupe, sur la réponse possible de
la 'famille ignacienne' et de ses entreprises apostoliques face aux réalités de la violence et de la guerre et du défi d'une paix durable dans le monde d'aujourd'hui.

« Violence et guerre, intérêts économiques et culturels » c'est le titre du séminaire organisé par le Secrétariat pour la justice sociale qui s'est tenu pendant les deux premières semaines de septembre à Santa Severa, près de Rome. Avec l'aide de 10 experts et modérateurs, le partage d'histoires personnelles, la discussion de cas, les prières, plénières et réunions en petits groupes, le groupe s'est engagé dans un processus de discernement communautaire en utilisant une pédagogie innovatrice découlant des exercices spirituels : un dialogue continu entre les approches cognitive et expérientielle.

Le résultat plus immédiat et concret de cet atelier, mis à part l'établissement d'un réseau de contacts et le développement de relations personnelles que deux semaines de travail intensif collectif peut créer, fut l'ébauche d'un document préparé conjointement par le groupe avec l'aide d'une équipe académique.
« Rechercher la paix dans un monde violent : nouveaux défis. »
Le tout a été soumis au Père Général, qui a visité Santa Severa et a parlé longuement avec le groupe, abordant des questions qui étaient au cour de cet atelier, comme l'inséparabilité du concept de paix et de guerre, du pardon et de la réconciliation, puisant à même son expérience
personnelle.

Si vous voulez en apprendre davantage, surveillez la parution de l'édition de décembre de Promotio Justitiae, la  publication semestrielle du SJS,
ou contactez: sjs@sjcuria.org

 

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A voir également :

> Nouvelles d'août 2005
> Nouvelles de juin-juillet 2005
> Nouvelles de mai 2005
> Nouvelles de avril 2005
> Nouvelles de mars 2005
> Nouvelles de février 2005
> Nouvelles de janvier 2005
> Nouvelles de novembre 2004
> Nouvelles d'octobre 2004
> Nouvelles de septembre 2004
> Nouvelles de l'été 2004
> Nouvelles de juin 2004
> Nouvelles d'avril 2004
>Nouvelles de mars 2004
> Nouvelles de février 2004
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- "Affronter la réalité dans sa dimension sociale"
- "Assises pour un temps de justice" (29 avril - 1er mai 2001)