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Nouvelles de l'engagement social
de la Compagnie de Jésus
dans le monde (août 2005)

 

 

 

 

 

 

 

 

Gouvernance :
le pouvoir dans les mains du peuple


Au cours de la dernière décennie, le terme gouvernance est devenu à la mode dans les programmes de la coopération internationale au développement. Une bonne gouvernance est considérée aujourd'hui comme l'un des ingrédients essentiels du développement et de l'élimination de la pauvreté; celle-ci semblerait être la solution aux problèmes des pays en voie de développement. Mais comment fait-on pour s'assurer que cette préoccupation pour une bonne gouvernance se traduise sans équivoque en une distribution des pouvoirs vraiment démocratique et centrée sur les personnes; en d'autres mots, en un souci véritable pour les pauvres? Autrement dit, qu'est-ce que la gouvernance?

L'une des premières entreprises du nouveau Groupe de travail sur la gouvernance de IJND s'oriente précisément dans cette direction en offrant des éléments pour réfléchir sur ces questions. Les premiers résultats de cet effort ont été publiés récemment dans un numéro spécial de Promotio Justitiae, la publication trimestrielle du SJS. Paru sous le titre de 'Le défi de la gouvernance : une réponse jésuite', il s'agit d'un ensemble d'articles illustrant comment Jésuites et leurs collaborateurs de partout au monde travaillent main dans la main avec les mouvements populaires, les organisations civiles ainsi que les gouvernements locaux et nationaux afin de promouvoir un exercice du pouvoir qui soit davantage démocratique et participatif.
Les articles sont classés en trois catégories : Formation, organisation et création de réseaux pour la participation politique ; contrôle des actions des gouvernements; et développement de propositions alternatives.
Les contributions viennent du Pérou, du Honduras, de la Colombie, de Saint Domingue, des Philippines, de l'Inde, de l'Irlande et de la France.
Pour obtenir une copie pdf, écrivez-nous au courriel suivant : sjs.headlines@sjcuria.org

Pour plus informations :
Miguel Gonzalez. Coordonnateur du Groupe de travail de IJND sur la gouvernance : m.gonzalez@alboan.org

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Les Philippines:
Les communautés gèrent les ressources naturelles

Aux Philippines, comme dans la plupart des pays en voie de développement, la pauvreté est inextricablement liée à la dégradation de l’environnement. La tâche de renverser cette spirale descendante est exigeante : celle-ci nécessite un travail de réforme, d’analyse sociale et de recherche scientifique. C’est dans ce contexte que l’institut jésuite des sciences environnementales pour le changement social (Environmental Science for Social Change - ESSC) a été établi en 1997, principalement pour effectuer de la recherche sociale et scientifique. Grâce à des efforts conjoints, le ESSC et le AFN (Réseau asiatique pour les forêts) ont récemment écrit un livre intitulé ‘Les communautés et la gouvernance des bassins hydrographiques’, une étude de cas sur deux lignes de partage des eaux dans la région des Visayas aux Philippines. L’étude, une parmi une série d’autres effectuées à l’échelle régionale, offre un aperçu sur la façon dont certaines communautés côtières et des régions montagneuses peuvent interagir avec les gouvernements locaux et nationaux afin de développer leur approche unique de l’utilisation et de la conservation des eaux. Le livre est le résultat d’un long processus de travail de terrain et de discussions, grandement enrichi par les discussions entre experts régionaux et nationaux ; celui-ci documente également d’importantes transitions : le gouvernement national déléguant aux gouvernements locaux les pouvoirs et responsabilités concernant les ressources naturelles ; les populations locales ainsi que leurs dirigeant municipaux développant des stratégies nouvelles de gestion de développement fondées sur les organisations gouvernementales et puisant dans les ressources locales ; et les populations elles-mêmes découvrant leurs droits inhérents et leurs propres responsabilités de prendre soin de leurs ressources naturelles pour permettre une utilisation et un développement durable.
Peter Walpole SJ, directeur exécutif, ESSC,
www.essc.org.ph
www.asiaforestnetwork.org

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Inde :
un rêve pour le peuple indien


‘Un homme sans un rêve et une nation sans une vision sont voués à la mort.’ Dharma Bharathi, un mouvement socio-spirituel indien qui cherche à établir la solidarité humaine, un développement holistique et la paix, rêve d’une Inde nouvelle. Remplis d’énergie et mis au défi par la vision de Dharma Bharathi, un certain nombre d’écoles, de collèges et autres organisations se joignent au mouvement. ‘La vraie crise à laquelle
fait face notre nation aujourd’hui n’est ni économique, ni politique mais morale et spirituelle et nous avons besoin d’un mouvement de citoyens puissant afin de régénérer les valeurs au sein de la société indienne,’ a dit Swami Sachidanda Bharathi, fondateur, lors de l’inauguration de l’unité de Delhi du Dharma Bharathi qui s’est tenue à l’institut indien d’administration publique (IIPA), le 5 août dernier. Cette occasion a été marquée par le lancement d’un livre : ‘Le rôle des enseignants dans la régénération nationale’, édité par le Père Thomas V Kunnunkal SJ, directeur de recherche auprès du Indian Social Institute, dirigé par les Jésuites à Delhi. Le Père Kunnunkal joue un rôle clef dans la promotion de Dharma Bharathi : il rencontre différents enseignants et administrateurs
afin d’initier des programmes et des campagnes pour la paix et la renaissance des valeurs dans la capitale nationale. Cette vision fait appel à une transformation personnelle, déclare le Père Kunnunkal. Une transformation personnelle permet de travailler avec espérance en vue d’un avenir pacifique. Et il ajoute : ‘Ce n’est pas un chemin solitaire ; il y en a d’autres partageant des expériences similaires, travaillant pour la paix et la justice.’ ‘ Lorsque nous joignons nos mains, quelque chose de très beau prend naissance —la synergie. La synergie nous mènera au point critique nécessaire au changement.’

Père Victor Edwin SJ,
victoredwin@jesuits.net

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Europe :
Le Christ parmi les exclus

Mission Ouvrière – Jésuites en monde populaire est un groupe de Jésuites qui partagent une forte sensibilité de vie, de travail et d’engagement dans le monde populaire: non seulement la classe ouvrière, mais aussi les chômeurs, et les immigrants, ce sont les hommes et les femmes qui souffre de l’exploitations, de la misère, de l’exclusion.
Le thème de la 8ème rencontre européenne de Mission Ouvrière, qui s’est tenue à Loyola en Espagne, du 3 au 6 août, était particulièrement pertinent à la situation actuelle de l’Europe : ‘Être serviteur de la mission du Christ dans le monde de la précarité, de l’exclusion et de l’immigration’. Trois témoignages, représentant trois types de présence missionnaire dans le monde populaire, ont lancé la discussion, soulignant le potentiel, pour l’apostolat social, des activités d’insertion suivantes : un centre de formation technique et d’insertion de jeunes défavorisés dans le monde du travail en France ; une communauté d’insertion dans une paroisse populaire de la banlieue de Lisbonne ; et Loiolaetxea (Espagne), une communauté de Jésuites et de laïques accueillant les ex-détenus.
Les participants ont exprimé leur inquiétude pour l’avenir de quelques communautés d’insertion « historiques », telle celle de Picarral à Saragosse ou encore celle d’Alza à San Sebastian (Espagne), mais ils ont également salué le projet de création de nouvelles communautés/paroisses populaires au Portugal. Ils ont exprimé le vœu d’un engagement plus profond au service de l’apostolat social dans leurs Provinces respectives.

Pour de plus amples informations : Ramiro Pàmpols SJ
ramirop@jesuites.net

Royaume Uni :
Faire de la pauvreté une chose du passé

Près de 300 paroissiens, étudiants et membres du personnel des écoles et paroisses jésuites ont participé au grand rallye d'Edimbourg en Écosse le samedi 2 juillet ainsi qu'aux activités des jours qui ont suivis, le tout en appui à la campagne Make Poverty History.


La délégation jésuite, coordonné par les Missions jésuites du Royaume-Uni, incluait une délégation de dix personnes de IJND (Réseau International Jésuite pour le Développement). Deux d'entre eux, Joseph Xavier SJ, de l'Apostolat social en Asie du sud et de South Asian People's Initiatives, ainsi que Charity Musamba du Centre jésuite pour la réflexion théologique en Zambie, ont parlé devant une foule qui vers le milieu de l'après-midi atteignait le demi-million de personnes.


'La mobilisation de masse est devenue un outil important de transformation sociale', remarque le Père Xavier réfléchissant sur l'expérience d'Edimbourg. 'Bien que quelqu'un soit en droit de s'interroger sur les effets immédiats d'un tel effort, il demeure cependant que la mobilisation de masse a conféré un nouvel élan aux organisations de la société civile pour aller au-delà de leurs visions idéologiques étroites et travailler vers la mise en place de plateformes communes et partagées ainsi que pour construire des synergies'.
Grâce à ce rassemblement, la délégation jésuite a eu 'l'opportunité de renforcer ses efforts de développement de réseaux avec des organisations engagées dans la défense des droits à l'échelle internationale,' nous confirme A.M. Karaos, directeur de l'institut, dirigé par les Jésuites, sur les questions sociales et ecclésiales aux Philippines. Faire de la pauvreté une chose du passé constitue un défi immense, impossible selon certains ; et pourtant, nous sommes la première génération qui peut en faire une réalité. Et, comme Noemi de la Fuente, du Centre jésuite Alboan, l'a demandé : pourrions-nous regarder dans les yeux n'importe quelle des 50 000 personnes qui meurent de pauvreté chaque jour et lui dire que cela est une tâche impossible ?

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Amérique latine :
Les peuples indigènes et la participation politique

L'approche jésuite face à la participation politique des peuples indigènes a été le thème
central autour duquel a évolué la 6ème rencontre des Jésuites de l'Amérique latine engagés dans le ministère auprès des indigènes.
Cette rencontre a eu lieu à Tiraque (hauts plateaux boliviens) du 1er au 5 août dernier et a accueilli des Jésuites, leurs collaborateurs ainsi que des représentants des différents peuples autochtones de Bolivie, du Pérou et du Chili. La rencontre a stimulé une circulation d'information importante et a suscité un débat enlevé sur les diverses approches des peuples indigènes envers la politique. Plusieurs représentants locaux ont participé et une discussion avec l'actuel candidat présidentiel, M. Evo Morales, a été particulièrement éclairante. Le dernier jour, alors que nous discussions du rôle et de l'engagement de la Compagnie de Jésus, nos frères indigènes ont illustré leur point de vue, mettant l'accent sur les aspects associés à l'accompagnement, la formation et le renforcement des capacités. Nos collaborateurs laïcs ont insistés sur le travail d'équipe et la planification à long terme. Nous, les Jésuites, avons pris conscience de notre désir et de notre devoir de communiquer à toute la Compagnie la riche lumière qui provient de nos peuples indigènes: un petit groupe de participants est en train de finaliser un document sur les conclusions de cette rencontre. C'est ainsi que nous avons été des témoins, éclairés en particulier par l'expérience de Equipo itinerante en Amazonie, sur la façon dont le nouveau sujet apostolique prend graduellement forme dans la vie de Jésuites travaillant avec les peuples indigènes.
Compte rendu de Pablo Castro SJ pablocastrosj@123.cl

Pour de plus amples informations : Xavier Albò SJ xalbo@entelnet.bo

 

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> Nouvelles de avril 2005
> Nouvelles de mars 2005
> Nouvelles de février 2005
> Nouvelles de janvier 2005
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- "Affronter la réalité dans sa dimension sociale"
- "Assises pour un temps de justice" (29 avril - 1er mai 2001)