|

|
|
| |
|
|
| |
|
|
| Nouvelles de l'engagement social
de la Compagnie de Jésus
dans le monde (octobre 2004) |
Inde : Un rêve qui se réalise
Plus de cinquante personnes, dont des Jésuites, des associés, des sympathisants et des chefs des villages locaux, ont participé au 'Bhoomi Pujan', l'inauguration du nouveau centre social Bagaicha à Ranchi dans l'État du Jharkhand. Célébré par trois Pahans, des prêtres traditionnels, cet évènement a constitué un moment important. 'La présence de trois prêtres traditionnels a été très significative', note Stan Lourdouswamy SJ, le coordonnateur du centre. Bagaicha est le résultat d'un effort conjoint entre les cinq Provinces jésuites du Jharkhand et du Madhya Pradesh et fait partie de leur engagement envers la cause des peuples tribaux Adivasi et Moolvasi. Durant les trois dernières années, le centre a fonctionné à partir d'un appartement loué. En accord avec les priorités d'action sociale de l'Asie du sud, le Centre s'est penché sur les questions des droits humains, la mobilisation des tribaux pour des luttes ciblées, les litiges d'intérêt public, la recherche et la diffusion de l'information. Afin que Bagaicha puisse bien remplir son mandat et atteindre ses objectifs plus larges, un édifice séparé devenait nécessaire. Une fois la construction terminée il y aura davantage de place pour des interventions plus importantes. Bagaicha s'efforcera de décrire la lancée des différents mouvements populaires ainsi que des luttes au Jhakhand et les accompagnera dans leur cheminement. Celui-ci servira, entre autres choses, comme lieu offrant les commodités fondamentales pour les activistes et comme lieu de consultation sur les questions légales avec des avocats engagés et des professionnels. En réponse à l'invitation du Père Joe Xavier SJ, le secrétaire pour l'action sociale de l'Asie du sud, le Secrétariat pour la Justice Sociale voudrait se joindre à Bagaicha en esprit et en prières afin que cette nouvelle entreprise soit bénie de Dieu et qu'elle serve Son peuple.
Père Stan Swamy, rch_bagaicha@sancharnet.in , coordonnateur, Bagaicha. Govinda Tower III-L, Gharana Palace, Purulia Road, Ranchi - 834 001, Jharkhand. Téléphone: 0651- 253 2412
Retour au début de la page
|
| Equateur : Caractéristiques des oeuvres sociales
Quelle est l'essence du travail social des Jésuites? En d'autres mots, comment la perspective jésuite sur la foi et la justice sociale nous aide-elle à identifier le but et la raison d'être de la mission sociale de la Compagnie? Ces deux questions ont été au centre de deux séminaires de formation pour les jésuites et leur collaborateurs laïques qui sont engagés dans la gestion et la bonne marche des ouvres sociales de la Province de l'Équateur. Ces séminaires, tenus à Quito et Guayaquil les 8 et 12 octobre dernier, ont accueilli 121 participants et font partie d'un processus plus ample de planification de l'apostolat social en Équateur. L'apostolat reconnaît le besoin de renforcer les capacités des collaborateurs et le travail en réseau, tous deux des éléments cruciaux pour son avancement. Pendant les ateliers, dirigés par le Père Fernando Ponce SJ, coordonnateur de l'apostolat social de la Province et par le Père Fernando Franco SJ, Secrétaire pour la Justice Sociale, les participants ont été invités à discuter et réfléchir sur leur association avec les caractéristiques du travail social inspirées par la Compagnie. Bien que l'un des éléments de tous nos ministères soit le travail 'pour les pauvres' ou 'en faveur' des pauvres, le Père Franco a souligné que l'apostolat social est caractérisé par un charisme spécifique qui consiste a travailler 'avec les pauvres' et dans certains cas 'comme les pauvres' (communautés de vie insérées). Plus concrètement, travailler avec les pauvres entraîne un ensemble de caractéristiques marquant nos actions quotidiennes : considérer les problèmes et les solutions à partir de la perspective des pauvres; considérer le pauvre non pas comme un objet mais bien un sujet de sa propre destinée; assumer une perspective globale dans notre insertion locale; toujours viser les changements structurels; et travailler en équipe en étroite collaboration avec les femmes et les hommes laïques.
Père Fernando Ponce SJ, coordonnateur de l'apostolat social pour la Province de l'Équateur : fponce@jesuits.net
Retour au début de la page
|
| Cameroun : L'espérance a une demeure
L'écoute et le nouage d'une relation fondée sur la simplicité sont à la source des 'stratégies d'interventions' au Foyer de l'espérance, une ouvre de l'Archidiocèse de Yaoundé au Cameroun. Fondée en 1976, celui-ci a pour objectif la réinsertion sociale et familiale des enfants de la rue, des mineurs de la prison centrale de Yaoundé et des filles qui d'une certaine manière gagnent leur vie dans la prostitution. La Compagnie et précisément la Province d'Afrique de l'Ouest s'intéressent à cet apostolat. En effet, le Frère Antonio Mason SJ y est engagé depuis près de dix ans et beaucoup d'autres compagnons de la Province sont passés par cette structure. Cyrille Komguep, un jeune Jésuite de la Province qui y a passé sa régence, parle de son expérience de collaboration au Foyer : « J'essaye de prendre contact avec les enfants dans leur milieu de vie qui n'est autre que la rue. Il est en effet question d'aller vers les enfants pour les écouter, pour nouer avec eux une amitié de laquelle pourra découler une procédure de réinsertion. Il s'agit ici de construire une relation dans laquelle l'enfant que l'on rencontre ne se sent pas jugé ou condamné a priori, une relation dans laquelle il se sent valorisé ». Le travail d'écoute et d'orientation est étendu aussi aux parents pour que la réinsertion de l'enfant soit possible. À travers ce processus et d'autres activités, telle la visite des centres de détention, la fourniture des soins médicaux de base et le retraçage des familles des jeunes, Cyrille note : «il y'a le souci de vivre concrètement ce qu'implique notre option préférentiel pour les pauvres qui parfois peuvent se retourner contre nous. Il y'a sans doute dans ce type d'apostolat une attitude d'humilité qu'il faut cultiver car on a pas toujours des solutions aux différentes situations conflictuelles que l'on rencontre. L'important en définitive c'est la qualité de la relation que l'on a avec les enfants d'une part et avec leurs parents d'autre part ainsi que les dispositions intérieures et fondamentales qui soutiennent un tel engagement ».
Cyrille Kompguep SJ, lacyro76@yahoo.fr . Retour au début de la page
|
| Immigrants : L'effort commun continue
Alors que les immigrants continuent d'affluer vers le 'nord' en provenance de l'Amérique centrale et du Mexique, dans l'espérance d'une vie meilleure, environ cinquante Jésuites et collègues d'Amérique centrale et du nord se sont rassemblés à Mexico pour participer à la troisième rencontre du Service jésuite pour les immigrants. Cela fait partie d'un effort inter-Assistances pour améliorer le ministère de la Compagnie auprès des "personnes vulnérables en mouvement" grâce à une coordination plus efficace entre les ministères jésuites dans les pays que les immigrants quittent, ceux qu'ils traversent et ceux que finalement ils atteignent. La réflexion et le débat ont portés surtout sur trois aspects: l'accompagnement pastoral, la recherche et l'éducation ainsi que l'accompagnement et l'advocacy. Le premier aspect a mis l'accent sur la nécessité de former des agents de pastoral ainsi que d'améliorer les communications y compris l'annuaire des fournisseurs de services disponibles. Dans le domaine des activités de advocacy, une suggestion a été avancée de tenir une rencontre de suivi à Washington pour les collaborateurs et leurs partenaires de l'Amérique latine. Le groupe de recherche a parlé de la dissémination des études pertinentes parmi les Provinces; celle-ci a également envisagé la possibilité de rencontres futures durant les conférences organisées par les universités Fairfield et Ibéroaméricaine. Le Père Jim Stormes SJ, coordonnateur de l'apostolat social pour l'Assistance américaine, a participé à la rencontre et nous en a donné un aperçu, nous partageant ses réflexions et ajoutant que : «tous les participants croyaient que cela constituaient des suggestions valables et que les contacts faits durant ces conversations fourniraient une base pour les possibilités futures encore inimaginées. »
Père Jim Stormes SJ, Secrétaire pour les ministères sociaux et internationaux, Conférence jésuite américaine, jstormes@jesuit.org .
Retour au début de la page
|
| France : Les jésuites aux Semaines sociales
Une trentaine de jésuites ont participé le week-end du 23 au 27 septembre, avec 4800 autres personnes, au centenaire des Semaines sociales de France. Celui-ci a été célébré à Lille, dans le Nord du pays. Animées par des chrétiens depuis 1904, les Semaines Sociales de France constituent un observatoire de la vie sociale et une chambre de réflexion et de proposition. Les jésuites du Centre pour la Recherche et l'Action Sociale (CERAS) furent chaleureusement remerciés par le Président des Semaines sociales, Michel Camdessus, pour leur double contribution. Pour aider à la réflexion des forums, à la demande du conseil des Semaines sociales, le CERAS avait réalisé une petite synthèse de textes de la doctrine sociale. En outre, à chaque participant avait été remis un numéro spécial de « Projet », la revue du CERAS, intitulé le « catholicisme social européen ». Celui-ci avait été réalisé en collaboration avec de nombreux amis européens. On ne peut raconter l'histoire du catholicisme social européen, au moment où elle continue de se faire, sans solliciter quelques plumes étrangères. Les réseaux du CERAS et d'Eurojess (le réseau des jésuites européens dans les sciences sociales) ont largement répondu à la demande. Dans un temps très bref, moins de quatre mois, il a été possible de trouver des témoins de l'histoire des Katholischentage en Allemagne, de la démocratie chrétienne italienne, ou de la contribution de l'Eglise espagnole à la transition démocratique en Espagne. D'une certaine manière, ce petit ouvrage est un bon exemple de collaboration concrète dans le domaine de l'apostolat social.
Pierre Martinot-Lagarde SJ, Directeur de CERAS, pierre.martinot-lagarde@jesuites.com . Pour en savoir plus su le CERAS : http:// wwwe.ceras.asso.fr. Site web des Semaines Sociales : http://www.ssf-fr.org/
Retour au début de la page |
| Nouvelles en bref
Les évêques latino-américains ont fait le voeu d'aider les groupes populaires à faire entendre leur voix de façon efficace sur la question des accords de libre-échange qui sont sont en train d'etre negociés. Selon une déclaration faite par le département pour la justice et la solidarité du Conseil des évêques latino-américains, les ententes de libre-échange, telles que présentement structurées, tendent à favoriser les multinationales ainsi que les élites économiques en Amérique latine et dans les pays industrialisés. La déclaration de quatre pages a été écrite après une rencontre qui s'est tenue à Sao Paulo au Brésil du 10 au 13 août dernier entre les évêques latino-américains et des fonctionnaires de plusieurs gouvernements oeuvrant dans le domaine économique et commercial. (Source: America-CNS)
L'environnementaliste Wangari Maathai du Kenya est devenue la première femme africaine à gagner le prix Nobel de la paix. Selon le communiqué de presse du comité Nobel norvégien, « Maathai a tenu tête courageusement à l'ancien régime oppresseur au Kenya. Sa forme d'action unique a contribué à attirer l'attention sur l'oppression politique-nationale et internationale. Elle a été une source d'inspiration pour plusieurs durant la lutte pour les droits démocratiques et a particulièrement encouragé les femmes à améliorer leur situation. » (Source: nobelprize.org)
Le 25 octobre dernier, le Conseil pontifical pour la justice et la paix a publié le 'Compendium de la doctrine sociale de l'Église'. À cette occasion, le Cardinal Martino, président du Conseil, a parlé de « certains défis décisifs d'une grande pertinence et d'une grande importance » auxquels nous espérons que le Compendium répondra : « premièrement il y a le défi culturel que la doctrine sociale aborde en gardant en mémoire sa dimension constitutive interdisciplinaire . Le deuxième défi émerge de l'indifférence éthique et religieuse et du besoin de renouveler la coopération interreligieuse.. Le troisième défi est à proprement parler un défi pastoral. »
Retour au début de la page |
| |
|
|
|