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actualités > JMJ 2005 : Retours sur ['magis] !
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Retours sur
['Magis]
et les JMJ 2005

(4) ['Magis] :
une coopération européenne
par Christoph Hermann

(1) Le projet ['Magis]

Des JMJ, les 'MAGISsiens et 'MAGISsiennes (entendre les participants français au projet ['Magis] ) retiendront d'abord, bien avant les JMJ à proprement parler, ce qu'ils ont vécu durant les fameux expériments ignatiens pendant la semaine précédant Cologne.

 

 

Une manière ignatienne de vivre les JMJ

Le concept est assez simple, et ça marche bien ! « Rassembler quelques amis et constituer une équipe ». Plusieurs équipes forment ensemble un expériment , une sorte de laboratoire de la foi osé, marqué par l'internationalité.

 

Il s'agit ensuite de marcher ensemble sur les routes de France et d'Allemagne, se laisser accueillir, reconstruire une vieille chapelle, monter un spectacle, aller à la rencontre des gens de la rue.

Le soir, chaque équipe de base se retrouve dans sa langue pour évaluer la journée en présence de Dieu. Invités à manifester leur préférence : pèlerinage, expérience sociale, expérience culturelle, les jeunes laissent l'Esprit (et les responsables logistiques !) mener le jeu.

Le lancement en Alsace

400 jeunes Français arrivent en même temps à Strasbourg au bord du Rhin, au « jardin des deux rives » : ils peuplent soudain un immense jardin encore en genèse au milieu duquel coule le fleuve qui ne sépare plus, mais qui irrigue, réconcilie et entraîne plus loin. Une messe en trois temps et deux mouvements : une immense croix en bouts de tissus couleur fuchsia, déposée au sol, autour de laquelle se rassemblent les jeunes pour demander pardon. Ecouter la parole et se mettre en route sac au dos en file multicolore pour franchir le fleuve sur une frêle passerelle piétonne au design contemporain. Un chant gestué : « Ouvre nos mains Seigneur, ouvre nos cours. à la table d'amitié, invitons le monde entier à s'asseoir à nos côtés... » se poursuit sur l'autre rive par l'eucharistie.

De nombreux jésuites impliqués

Une équipe de 40 accompagnateurs spirituels. Tous les novices français au rendez-vous. Près de 300 jeunes jésuites, EJIF (European jesuits in formation) assurant la logistique à la Lorelei. Des provinciaux aussi, dont certains n'ont pas hésité à faire des allers-retours pour rejoindre les jeunes à différentes étapes de leurs pérégrinations.

Des dizaines de musiciens

« Te magis novisse, magis te amare, et magis te sequi, te Christe rogamus ». C'est le tube ! sur un rythme alerte et entêtant de reggae jazzy alliant tam-tam et violoncelles. Ceux qui ne pratiquent pas le latin couramment (et ils sont les plus nombreux !) se sont essayés à la version. Curieux de savoir ce qu'ils chantent, ils ne se sont pas contentés de la connotation joyeuse d'une appartenance au groupe ['Magis]. Habitués à prêter attention, ils saisissaient la traduction première « davantage » dans sa force poétique : devenir plus familier de Dieu, en découvrant plus profondément et mieux le désir de vie qui les habite.

Téléchargeable sur http://homepage.mac.com/jensmichaelis/magis2005/   Magis Kanon

La tente de la présence

Un véritable chapiteau de cirque de province, avec ses bâches en longues bandes verticales rouges et blanches. Des jeunes américains et leurs pères jésuites se relaient à l'intérieur pour proposer à tous un temps d'adoration du saint sacrement, exposé sur l'herbe du pré. Abrités de la pluie battante, des centaines de jeunes s'y retrouvent en silence, longuement, humblement.

La Lorelei et sa fête des cultures

Que de talents jusqu'alors encore cachés se révèlent soudain dans cette foule de 3500 jeunes « ignatiens » réunis en esprit de fête. Au risque de voir les présentations par pays prendre une tournure trop nationaliste, un groupe de jeunes Français accroche un majestueux drapeau européen bleu étoilé au-dessus de l'immense drapeau national tricolore flottant au bout d'une gaule flexible. La flamme restera délibérément européenne chaque fois qu'elle réapparaîtra. La pluie nous mène tous en bateau (celui que le pape prendra trois jours plus tard) jusqu'à Cologne.

Christian MOTSCH

 

 

Pour en savoir plus :

> Réseau Jeunesse Ignatien

> Inygo