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Catalogue des Editions Facultés Jésuites de Paris
Les EXERCICES SPIRITUELS Voir une présentation détaillée du livre Format 16 x 24,5 ISBN 2-84847-010-0 486 pages + index —39 € PARIS Voir une présentation détaillée du livre 16 x 24,5. - 176 p. - 40 illus. Coul. - 30 € Services commerciaux : Téléphone : 01 44 39 75 00 - Télécopie : 01 45 44 32 06
Actes du colloque - Paris , 15 et 16 octobre 2004 Premier colloque Pierre-Marie Beaude Jean-Marie Carrière Format 12,5 x 19 ISBN 2-84847-007-0 Voir une présentation détaillée du livre COMME UN FEU SUR LA TERRE Voir une présentation détaillée du livre
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Initiation à l'itinéraire original d'un « passeur » entre les rives de la littérature et de la théologie. ISBN 2-84847-002-X 125 p. 11€
Au Grand Siècle, ce qui survient dans l'ordre des sciences, de la politique, de la culture affecte très radicalement la question de Dieu. C'est cette recomposition qu'il s'agit ici de comprendre. « Un beau recueil qui donne le goût de redécouvrir un siècle de feu ISBN 2 84847 000-3 295 p. - 20 €
Au-delà des raisonnements d'exclusivisme, de pluralisme ou d'inclusivisme qui stérilisent la pensée, la question essentielle de ce colloque est en fait de savoir ou d'éprouver comment l'unique met en relation avec d'autres, comment la vie unique du Christ est communiquée à tous. « Ceux qui s'intéressent au dialogue interreligieux profiteront d'une lecture attentive de ce livre », Questions actuelles , 2003 ISBN 2 84847 001-1 - 164 p. - 12 €
AUGUSTIN DANS LA PENSEE DE PAUL RICOEUR Le mal, le temps, la mémoire ou le rapport du soi aux Ecritures : Paul Ricour donne à penser Augustin. « Ce travail pionnier (d'I.Bochet), par sa densité et sa qualité, vaut le détour ». J.-F. Petit , La Croix , mai 2004 ISBN 2 84847-002-X - 125 p. - 12 € Voir deux recensions de ce livre
Ses dernières conférences jusqu'en 1998, un inédit sur l'Epître aux Romains et une bibliographie complète de l'ouvre magistrale de P. Beauchamp. ISBN 2 84847-003-8 - 176 p. - 20 € " Les lecteurs retrouveront avec plaisir quelques uns des thèmes favoris (...) de cet exégète qui n'a pas fini de faire autorité ", Tous ces ouvrages sont en vente en librairie 35 bis rue de Sèvres F-75006 Paris Services commerciaux : 2 recensions du livre d'Isabelle Bochet : Compte rendu dans TEMOIGNAGE CHRETIEN, Augustin bénéficie d'un net regain d'intérêt, on ne compte plus les ouvrages qui font retour sur l'aspect décisif de sa pensée dans l'évolution du monde occidental. Pour s'en convaincre, le court essai d'Isabelle Bochet, sfx, spécialiste du Père de l'Eglise permet de mesurer son influence dans la philosophie contemporaine en la confrontant à la pensée de Paul Ricoeur. On connaît le souci de celui-ci de distinguer foi et philosophie, pourtant, dans la grande fresque impressionniste de ce géant contemporain, les thèmes du mal, du temps ou de la mémoire demeure marquée, en des zones frontalières, par ce géant du passé. Quoi de plus étonnant chez ces deux hommes de l'intériorité ? Mais le mérite de cet ouvrage est de proposer une synthèse claire et argumentée pour suivre le développement de cette pensée. Parce que le vivre contemporain privilégie l'extériorité comme accomplissement de soi et que la sécularisation semble reléguer l'étude des Ecritures à un exercice de spécialiste, on lira avec intérêt cet ouvrage comme une invitation à retrouver et féconder la présence de « l'immémorial » de « l'origine déjà là » sans risque de confusion des genres.
Compte rendu par A. Thomasset du livre d'Isabelle Bochet, « Augustin a toujours joui à mes yeux d'une sorte de préférence », déclare Paul Ricour dans son entretien biographique avec ses amis et disciples François Azouvi et Marc de Launay (La critique et La conviction, Calmann-Lévy , 1995, p.212) . Il est vrai que dans l'ouvre du philosophe, l'évêque d'Hyppone tient une grande place. Depuis les écrits des années soixante sur le mal parus dans Le conflit des interprétations jusqu'aux derniers travaux sur la phénoménologie de la mémoire (La mémoire, l'histoire, l'oubli, 2000), en passant par la recherche sur le temps et le récit des années 80 (Temps et Récit) et la recherche d'un lien entre la constitution du sujet et l'appropriation des Ecritures (Penser la Bible, « phénoménologie de la religion ».), Augustin fait figure de compagnon fidèle. S'il est parfois un adversaire intellectuel avoué, comme pour la question du péché originel, il apparaît plus souvent comme un inspirateur constant des moments essentiels et reconnu comme un phénoménologue hors pair dont les analyses « enchantent » le philosophe. C'est ce riche et complexe dialogue intellectuel qu'Isabelle Bochet, en spécialiste d'Augustin, examine avec finesse et précision dans la dernière et troisième livraison des Editions facultés jésuites de Paris (mars 2004, 122 p.). En quatre brefs chapitres incisifs, l'auteur examine successivement les quatre lieux de dialogue évoqués plus haut. Concernant l'énigme du mal, l'analyse la plus développée, Isabelle Bochet rappelle que Ricour marque une nette distance par rapport au pessimisme augustinien sur le péché et sa conception individuelle de la grâce ; mais elle indique également combien les analyses ricouriennes sont parfois injustes vis-à-vis d'un penseur bien plus nuancé qu'il n'y paraît, notamment à travers les Confessions et la Cité de Dieu, curieusement absents à ce moment de l'étude de Ricour. Augustin est ainsi jugé à l'aune de l'analyse éthique de Kant et en omettant de manière assez systématique la dimension théologique du propos. Dans le même temps, l'influence d'Augustin apparaît indirectement dans l'analyse des symboles du mal, ou dans la démarche, théorisée par le philosophe, du cercle herméneutique. En revanche la rencontre est plus pacifiée lorsqu'il s'agit de la reprise par Ricour de l'analyse du temps du livre XI des Confessions dans la trilogie de Temps et Récit. Les thèmes de la distantio animi et de la description psychologique du temps servent de point d'appui central à la démonstration de Ricour qui reconnaît sa dette auprès du « maître incontesté » et des « trésors » qu'il découvre dans ses analyses sur le temps. Mais comme remarque I. Bochet, ce dernier, en omettant l'étude sur l'éternité et la conversion à Dieu qui donne sens à l'étude sur le temps, accentue volontairement la dimension aporétique de la pensée d'Augustin pour la rendre cohérente avec sa propre démarche. On ne s'étonnera donc pas que lorsque Ricour se hasarde davantage sur le terrain théologique, notamment dans Penser la Bible ou à travers les deux conférences qui ont suivi les « Gifford Lectures » et qui n'ont pas été reprises dans ce qui deviendra Soi-même comme un autre, la place faite au théologien est plus franche. Il est reconnu comme l'inspirateur de ceux qui, comme Ricour, s'exercent à mettre en relation la réflexion philosophique et l'Ecriture. A travers les réflexions sur le « miroir des Ecritures », sur le « maître intérieur », sur « l'origine et le commencement », sur la « nomination de Dieu », la pensée augustinienne est honorée, même si Ricour continue, à l'inverse du Père de l'Eglise, de refuser de faire de la théologie ou du Christ l'accomplissement de la philosophie. Mais faut-il lui reprocher ce régime de pensée propre à la modernité, comme le laisse entendre l'auteur (p. 61) ? Dernier lieu de confrontation, la phénoménologie de la mémoire fait revenir Ricour aux analyses du livre X des Confessions et son invention d'une réflexivité personnelle radicale, mais aussi aux livres VIII à XV du De Trinitate. Ici encore, I. Bochet s'étonne de l'absence des analyses de la Cité de Dieu , volontairement écartée pour son caractère trop théologique (cf. La mémoire, l'histoire, l'oubli, p. 122, 460), mais elle note également combien Augustin aide le philosophe à dépasser de manière heureuse, grâce à la mémoire des proches qui reçoivent son témoignage, la dichotomie moderne entre mémoire individuelle et mémoire collective. Plus intéressante encore est l'hypothèse soulevée par l'auteur d'une inspiration nettement augustinienne à propos de ce que Ricour appelle un « oubli de réserve », c'est-à-dire cette capacité mystérieuse de reconnaissance de ce qui a d'abord été oublié, une sorte d'« existence inconsciente du souvenir » qui rend possible le bonheur de la reconnaissance. La question mérite d'être soulignée lorsqu'on connaît l'importance de cette notion dans l'ensemble de l'ouvrage La mémoire, l'histoire, l'oubli. A travers les références à Heidegger et (à propos de l'oubli de l'origine du pouvoir) à H. Arendt, Ricour ne fait que confirmer cette filiation par la médiation d'auteurs qui se sont largement inspirés d'Augustin à ce sujet. « On peut donc affirmer, me semble-t-il, que 'l'oubli de réserve', que P. Ricour présuppose, manifeste un influence augustinienne directe et indirecte » (p.86). L'oubli de réserve est en fait l'oubli de Dieu, sa présence cachée et sa découverte dans la mémoire. Et l'auteur d'en conclure : « P. Ricour me semble donc plus dépendant d'Augustin qu'il ne le dit, même si l'influence augustinienne est occultée par le souci qu'il a de distinguer nettement philosophie et théologie et de ne pas introduire directement la question de Dieu » (p.87). I. Bochet conclut son parcours en indiquant à la fois les transformations que Ricour fait subir à la pensée d'Augustin pour le mettre au service de son propre projet et en même temps la dette profonde du philosophe à l'égard de celui qui a donné des impulsions décisives sur les questions de la subjectivité, du mal, de la mémoire, du temps, et du rapport à l'Ecriture. Ce petit livre rigoureux et précis, même s'il est parfois difficile à suivre pour un non spécialiste d'Augustin, aidera certainement à prendre conscience de l'inspiration toujours actuelle de celui qui, comme dit Newman, « a formé l'intelligence de l'Europe ». Quant à la discrétion de P. Ricour sur les arguments théologiques d'Augustin, elle s'explique aisément, comme l'indique à juste titre l'auteur, par l'option philosophique et herméneutique de celui-ci (p.101-103), mais il faudrait y ajouter les craintes ressenties face aux accusations à son égard, lancées par une certaine intelligentsia philosophique parisienne, de n'être qu'un « théologien masqué ». Rappelons-nous les propos incroyables de Christian Bouchindhomme pour qui la position de Ricour dans Temps et Récit est fondée sur des présupposés théologiques, non élucidés, qui le font « sortir du discours philosophique de la modernité » et qui l'expose donc au « non dialogue » ! (C. Bouchindhomme et R. Rotchlitz, Temps et Récit de Paul Ricoeur en débat, Paris, Cerf, 1990, p.181-182). Une telle inhibition théologique de Ricour s'estompe d'ailleurs considérablement en milieu anglophone et hispanophone. L'étude de ces textes, difficilement accessible il est vrai, montrerait-elle une position de Ricour plus souple sur Augustin ? Il serait intéressant de le vérifier. Alain THOMASSET
Autour de l'ouvre de Jean-Pierre Jossua Grand connaisseur de la littérature du XIX e siècle à nos jours, auteur de quatre volumes Pour une histoire religieuse de l'expérience littéraire , Jean-Pierre Jossua s'attache à relever les signes de la transcendance tels qu'ils s'expriment dans l'ouvre de nombreux écrivains et poètes, y compris agnostiques ou athées. Les textes ici rassemblés aident à mieux connaître l'orientation de sa pensée, profondément habitée par la question de Dieu et l'énigme du mal. Claude Geffré relit son ouvre en théologien, tandis que Jeanne-Marie Baude et Michel Fédou dégagent son apport à la « théologie littéraire ». On entend aussi la voix d'écrivains dont Jean-Pierre Jossua a lui-même commenté certaines ouvres : Henry Bauchau fait ainsi écho au volume du Journal La chèvre du Ventoux , et Jean-Pierre Lemaire propose une méditation sur l'expérience du poète chrétien. Au terme du parcours, Jean-Pierre Jossua évoque à son tour l'ouvre qu'il a produite : Qu'ai-je-tenté hier ? Et il veut être attentif à ce qui peut arriver de neuf : « la beauté du monde, le bonheur des liens, les événements et les rencontres ; ce qui peut éclairer et fortifier la tension vers le mystère de Dieu, vers ses desseins qui permettent d'espérer, vers ses signes, et écrire tout cela. Le vivre sûrement, d'abord ! » : Qu'écrirai-je-demain ? Avec H. Bauchau, J.-M. Baude, M. Fédou, C. Geffré, J.-P. Lemaire. Jean-Pierre Jossua , né en 1930, est dominicain. Il enseigne au Saulchoir et au Département d'Esthétique du Centre Sèvres à Paris. Il est l'auteur de quatre volumes majeurs : Pour une histoire religieuse de l'expérience littéraire (Beauchesne, 1985-1998) Il a également publié : Seul avec Dieu. L'expérience mystique (Gallimard), La Chèvre du Ventoux (Cerf, 2001). Prix : 11 € Format 12.5 x 19 ISBN 2-84847-004-6 96 pages
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Jésuites : serviteurs
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